Connaissez vous le syndrome du nid vide?… ou quand les enfants partent!

 

La première fois que j’ai entendu parler de ces symptômes; c’est de la bouche de mon amie Evelyne. Jamais dans mes études ce syndrome n’avait été évoqué, je ne l’avais lu dans aucun article de journal. Pas d’échanges familial non plus sur le sujet autour d’une table un dimanche??

Est ce que je suis passée à coté de cette connaissance parce que je ne l’ai pas cherchée, je n’avais pas les bonnes sources? ou bien parce que le sujet est encore peu connu et peut être un peu tabou?

Pour faire suite à mon sujet précédent, sur notre cheminement de parents, je remarque qu’il y a du nouveau dans notre façon de nous engager dans notre rôle d’éducateur. Entre Laurence Pernoud, qui était dans la bibliothèque de ma maman et Françoise Dolto, qui était sur mes étagères… on était passé de la découverte « hygiénique » de la parentalité à une dimension plus psychologique. Les années 68 sont passées par là, l’éducation sexuelle à l’école permet aux jeunes femmes d’avoir des connaissances sur leur corps et la maternité, et de passer à d’autres étapes..

Faire grandir un enfant épanoui qui deviendra un adulte responsable et équilibré, succède aux préoccupations de nos parents, de faire naitre et élever un enfant en bonne santé.

Cependant dans cette quête, nous avons été nombreux à nous engager sans mesure.

J’ai participé, avec beaucoup d’autres, aux associations de parents d’élèves, sou des écoles, accompagné des sorties bibliothèques, ludothèque, nature… Organisé des anniversaires, des chasse aux trésors, et des jeux de pistes…  Pas de question à se poser , le programme se faisait seul, courses, cuisine, ménage, loisirs partagés, suivi des activités…

Sans compter le suivi de orthophonie, orthodontie, allergologues et soins divers…

Il n’y a pas de trous dans le planning mais plutôt du surbooking. C’est, comme si, l’exigence des besoins à combler nous portait. Certes, avec un peu, voire beaucoup de fatigue parfois, mais dans une évidence de l’action.

Puis tout doucement notre organisation a évoluée; alors que tout d’abord, nous, parents, organisions les activités des enfants, les années collège passent un relais. C’est eux alors qui prennent souvent l’initiative du tempo avec invitations, exposés à faire et sorties à leur demande… jusqu’à la conduite accompagnée! Nous étions devenus copilotes!

 

En 2015, enfin de pilote à copilote, je me suis retrouvée finalement sans projet de voyage… les enfants ont pris leur envol et là ; plus de GPS, tout d’un coup , un trou!

J’avais entendu parler du syndrome du nid vide, par mes amies, passées devant moi par cette étape. Je la vivais alors. Au départ de mes enfants, j’ai tout d’abord eu une période d’attente. Ils passeront peut être aujourd’hui? et s’ils venaient manger? ou poser leur linge…Je n’ose m’engager dans rien , je n’y pense même pas. C’est comme un mode stand by. Finalement, une panière de linge à ranger, c’est encore un peu de leur présence qui envahit la maison. Les périodes sans visites, c’est tellement étrange d’observer l’ordre persistant de la maison?

Je ressens alors parfois un sentiment étrange, comme une vague allant et venant , de la mélancolie à la joie de la liberté, du sentiment d’être désemparé au tourbillon de projets enfin envisageables…

Après ces quelques remous… j’entreprends aujourd’hui une transformation personnelle! Penser à moi sans culpabilité, redonner une priorité au couple, changer de métier, apprendre de nouvelles choses… sont des plaisirs nouveaux que je savoure.

 

 

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