réseaux sociaux; signes de socialité ou symptômes de solitude?

Notre relation à l’autre est aujourd’hui profondément modifiée par les modes de vie; familles dispersées, citées dortoirs et rurbanité…

marelle
jeux de rue…

Alors qu’enfant, j’ai grandi en jouant à l’élastique dans la rue, aujourd’hui on finit par ne plus connaitre ses voisins. Par contre nos comptes Facebook affichent des centaines d’amis. La fête des voisins est une création récente, pour réapprendre à découvrir celui qui est sur le palier d’à coté.

Peu d’enfants peuvent prendre, comme moi plus jeune , les gouters quotidiens chez papi mami… mais les cousinades reviennent en force!

Le réseau social est aujourd’hui plus actif sur la toile qu’en proximité. Au final cela me questionne. Est ce un symptôme des solitudes modernes ou un signe de nouvelles socialités?

le média dans l'échangeIl devient difficile parfois de savoir par quel canal contacter qui? Il y a les adeptes de Facebook, ceux que l’on ne rencontrera que par whatsapp et ceux qu’il faut inviter par mail.

La multiplicité des canaux de communication fait que l’on ne communique bien qu’en utilisant les mêmes outils que ceux que l’on veut contacter… Il faut donc connaitre leurs codes, leurs habitudes.

En tout cas, chacun de ces outils crée des sortes de bulles, de sous ensembles de communicants.

Ces sous ensemble se jouent des frontières. Et je trouve cela assez extraordinaire; lorsque j’imagine, par exemple, que j’ai des contacts suivis avec mes neveux des Etats Unis, ou des échanges avec ma correspondante allemande du lycée…

Par contre, ce que je crains, c’est qu’ainsi on ne communique bien qu’avec ceux avec qui on a des affinités, qu’entre milieux sociaux proches, entre convaincus des mêmes causes, entre bulles du même genre…. Au risque de ne communiquer qu’avec ceux avec qui on est d’accord?

De même, ces relations via le réseau passent par des canaux limités; écrans, écrit, images. Il y manque la proximité d’une épaule ou s’appuyer, d’un bras à tenir, ou d’un verre à partager.

Je m’inquiète, à ce jour, d’un manque d’espaces de rencontres entre milieux sociaux divers, entre origines culturelles diverses, d’une insuffisance d’occasions de rencontres conviviales et en confiance, qui permettent d’engager des débats contradictoires, dans le respect et la considération mutuelle, et ainsi contribuer à une construction de la pensée.

relation communication

Ou sont Pépone et Don Camillo? ou Joseph, le père de Marcel Pagnol et l’oncle Jules…

A moins que peut être les vestiaires d’une équipe de rugby? ou une salle de cours de formation adulte? à suivre, je cherche…

 

 

 

 

 

admin3927

Originaire de la Drome, j’ai 55ans.
J’ai toujours aimé lire. Je trouve que l’écrit est un partage qui favorise la rencontre de l’autre avec le temps d’intégrer, de comprendre et faire cheminer les idées échangées.
Je profite des nouveaux outils pour, peut être, créer des liens ou des ponts au delà des limites géographiques qui me sont accessibles dans l’instant par la magie d’internet.
Je suis professionnellement en reconversion et issue des métiers de la santé. Questionnée par les valeurs que je porte, dans un univers soumis à des contraintes d’entreprise sans en avoir les moyens, je choisis d’acquérir des compétences techniques en informatique de façon à poursuivre encore quelques années dans l’emploi. J’attends de cette reconversion qu’elle me permette un peu de distance par rapport aux situations humainement parfois bousculantes.
J’ai trois enfants jeunes adultes et leur autonomie me donne l’occasion d’être plus disponible pour satisfaire à mes passions de jardinage et réaliser ce tête à tête avec mon journal de bord sur ce blog.
J’évoquerai du coup un peu pèle mêle mes réflexions sur l’éducation, le jardin, la relation humaine…

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