Le repas de Nouvel An chinois, l’occasion de gouter des plaisirs rares… ou insolites

Ce dimanche nous avons eu la joie de nous retrouver pour les festivités de l’entrée dans la nouvelle année du chien de terre.

C’est tout de même extra, de baigner dans cette double culture! Cela faisait quand même un mois qu’il n’y avait pas eu d’occasion de faire la fête en famille! Et cette année, nous avons eu de belles tablées de cousins.

La famille s’agrandit toujours de nouvelles pièces rapportées, à qui nous sommes fiers de faire partager ce moment particulier. Un voyage sans bouger, une découverte à notre porte, sans cesse renouvelée… car ma belle sœur a à cœur de nous régaler chaque année de mets traditionnels ou de nouvelles surprises. Voici donc une petite ballade du coté de mes découvertes culinaires du nouvel an chinois

Ainsi il y a traditionnellement des plats incontournables; comme l’abalone; un gros coquillage dont la chair est ferme. Tranché en fines lamelles il est sauté avec des légumes et des champignons parfumés.

Ou encore la chenille de mer, un animal qui ressemble à un gros boudin et nettoie les fonds sableux des bords de mers. Vu comme cela ce n’est pas très appétissant, mais ces animaux bénéficient d’une longue préparation pour rendre ce petit nettoyeur des mers parfaitement propre. Ils sont vendus souvent séchés et doivent être réhydratés pour être cuisinés.

On aime encore les gâteaux  » à étages »! Pour certains de ces plats on donne des petits noms français approximatifs car on ne connait pas de traduction. On illustre ainsi avec cette nouvelle dénomination les caractéristiques du mets. Ce que nous appelons donc le gâteau à étage est réalisé à la vapeur et il est constitué d’une succession de couches de pâte de différentes farines dont le riz gluant qui lui donne une texture fondante, avec une élasticité qui rappelle certains bonbons, du lait de coco et des feuilles de pandan pour parfumer…

( voir ou revoir si vous le souhaitez l’article sur le pandan!http://vivelacinquantaine.fr/la-feuille-de-pandan-aux-multiples-usages/)

Quelle patience pour faire ce gâteau; déposer une couche, la laisser prendre à la vapeur, déposer ensuite une couche d’une autre couleur… et ainsi de suite.

Si vous connaissez, faites vous aussi comme moi qui aime décoller les feuilles l’une après l’autre sous la langue?!

Pour les gourmands … et les patients…voici le lien vers un blog très intéressant qui en donne la recette accompagnée de belles images appétissantes!

http://dessertsdasie.over-blog.com/article-30918490.html

Cette année nous avons bénéficié des courses faites lors d’un voyage aux États Unis par ma belle famille l’été dernier. En effet, les déplacements touristiques ne cèdent pas au traditionnel shopping dans un china town, et particulièrement dans les épiceries asiatiques… et il y en a dans beaucoup de pays! Cela permet de retrouver des produits, souvenirs des saveurs d’autrefois, mais pas importés en France.

J’ai ainsi découvert dans un plat une « mousse de poisson » me dit ma belle sœur. La saveur est peu prononcée, la texture  est légèrement gélatineuse, un peu fondante dans la bouche. Rien qui ne me rappelle quelque chose de connu. Ce n’est pas les œufs, ça c’est sur, des poumons? Je m’en vais donc à la recherche.. Merci internet!… et découvre que nous avons consommé la vessie natatoire. Là mes neveux font « beuhhh »….enfin pour certains délicats….

Vessie natatoire braisée sur lit de nouilles chinoises
Vessie natatoire braisée sur lit de nouilles chinoises

De mon coté, ma curiosité est en éveil, je ne savais même pas que ça existait. Je finirai donc cet article par un peu de science naturelle, parce que je ne pouvais pas rester dans l’ignorance!

Voici donc la suite de mes recherches…

Il s’agit en fait d’un organe, qui n’a rien à voir avec la fonction urinaire. Les poissons qui possèdent cet organes l’utilisent pour régler leur flottabilité. Il s’agit d’une poche d’air qui agit comme du lest pour aider le poisson à remonter à la surface ou à descendre au fond des mers.

J’apprends ainsi que le poisson rouge est sujet à des dérèglements de sa vessie natatoire! C’est vrai j’en avais déjà vu flotter de travers…

Après cette leçon de science naturelle, je continue mes recherches sur le plan culinaire. Je découvre qu’il n’y a pas que dans la cuisine chinoise que les boyaux de poissons sont cuisinés.

Ainsi la vessie natatoire de la morue est appréciée et cuisinée. Je trouve même une recette d’Alain Ducasse qui prépare aussi un ragout de tripettes!

Le nom aussi, est appétissant…

Alors si cela vous tente; voici les recettes que j’ai trouvées;

 

https://foodof.com/Vessie%20natatoire%20de%20poisson%20brais%C3%A9e%20-%20La%20cuisine%20du%20Tha%C3%AFlande

Boyaux_de_morue_de_stockfish

Bon courage quand même pour les ingrédients!

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *