Prendre son temps, avoir le temps… chacun son rythme!

Dans notre monde effréné la rapidité semble être une qualité attendue, parfois la preuve d’une efficacité, parfois un attribut indispensable à un service de qualité?

On mange dans un fast food, prend ses courses au drive et fait des clés minutes…

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le temps presse….

Comme les standards de la beauté sont d’être svelte et élancé, si l’on en juge les catalogues de mode, le standard des qualités attendues à un poste de travail, dans la gestion de sa vie quotidienne, pour le rangement de se courses dans son caddy, pour démarrer au feu vert…seraient d’être rapide… En témoigne le coup de klaxon qui ne tarde pas.. si l’on s’attarde!

De mon coté, j’aime pourtant plutôt prendre le temps, flâner, profiter, musarder, lézarder… Je suis  plutôt contemplative face à la nature ou même l’activité humaine.

Un de mes loisirs préférés, lorsque j’étais enfant, était de grimper à la cime de la colline qui domine ma petite ville. Là, avec mon chien à mes cotés, j’avais plaisir à entendre monter les bruits de la ville et sentir l’activité humaine grouiller à mes pieds. Sentir cet environnement calme au dessus de l’agitation était une réjouissance!

Je n’aime pas vivre avec le sentiment d’urgence.

Ce n’est pas le cas de tout le monde, puisque pour avoir beaucoup observé les organisations de travail en équipe, j’ai constaté que les façons d’appréhender le temps de chacun peuvent diverger.

Les lents et les rapides ne s’entendent pas toujours….

Les lents accusant les rapides de bâcler. Ils ont l’impression d’être toujours ceux qui passent derrière les autres pour les finitions, le rangement… Les rapides accusant les lents de flemmarder, de ne jamais être prêt à l’arrivée d’une situation inattendue.

De mon coté, ce que je conclue de mes observations, c’est que chacun avec notre mode de fonctionnement apporte une richesse toute particulière au travail d’équipe. A condition de la sincérité dans l’engagement au travail, du souci de la bonne collaboration et d’une bonne communication, chacun peut trouver sa place.

 

De  l’apport de la science!

Or récemment, j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence dans le cadre de la semaine du cerveau, sur l’appréhension du temps par le cerveau.

La salle de cinéma était pleine pour assister à la projection du film « le temps presse ». Un débat était ouvert ensuite avec une scientifique sur le lien entre perception du temps et rythme physiologique. Malheureusement beaucoup de gens dans le public, se posaient des questions autour de « comment ne pas se laisser emporter dans notre mode de vie », « faut il ou peut-on se révolter ou subir les changements de rythme de la société? »

Nous n’avons que peu profité de la connaissance de l’intervenante, dommage… De mon coté , ce que j’ai retenu de son intervention c’est que la mesure du temps, établie par le cerveau, était liée à l’activité des zones cérébrales responsables de l’activité motrice. En effet c’est en battant un rythme, ou en réalisant un déplacement que l’enfant apprend la mesure du temps…. le temps qu’il faut pour aller marcher jusqu’à l’école; par exemple…Un livret riche de 11 petits articles nous était également distribué et l’article qui m’a le plus interpellé portait sur les rythmes physiologiques.

Il était dit « chacun de nous perçoit le temps à un rythme différent »

Ce qui semblait une évidence dans mes observations, (les lents, les rapides, les retardataires, les couche tôt et lève tard…) trouvait des explications dans la science!

Ainsi Stolarski en 2012 a démontré que les lève tôt « sont davantage orientés vers le futur » et les « hiboux » … « adoptent une perspective temporelle tournée vers l’ici et maintenant ».

Les scientifiques ont pu mettre en lien l’influence de certains facteurs physiologiques sur la conception du temps.

 » les individus avec un rythme cardiaque plus élevé surestiment les durées. Or les hiboux ont un rythme cardiaque plus élevé que les alouettes » ( qui se lèvent tôt!) « .

Ainsi la fréquence de notre propre rythme cardiaque participerait-en agissant comme une sorte d’oscillateur- à rythmer la perception subjective que nous avons du temps qui passe!

Difficile d’être tous en rythme « concluait l’article….

chacun son horloge
chacun son horloge

 

Pour les références en lien avec les recherches citées; n’hésitez pas à aller voir ces articles… mais il faut un peu lire l’anglais!

 

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/09291016.2012.656248

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23143915

Sinon….le temps qui passe m’a déjà inspiré; revoir ou revoir le lien ci dessous, si vous voulez?

Attendre, ou notre relation au temps qui passe!

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