Des cookies et autres traceurs

Ce lien devenu addictif…

smarthone
Un œil sur mon smartphone!

On ne peut pas dire que je suis une addict du web, mais comme beaucoup, je suis devenue inséparable de mon smartphone. Qui l’aurait cru… au temps ou je jurais qu’un téléphone, c’était fait pour téléphoner et que le reste n’était que gadget!

Le smartphone, support du lien vers les réseaux sociaux!
Le smartphone, nouveau cordon ombilical!

Notre vie est de plus en plus nomade et cet objet, qui tient dans la poche, est devenu un cordon ombilical, qui me relie à ma famille. Whatsapp permet de communiquer avec mon fils de l’autre coté de la planète. Les listes Messenger permettent d’avoir des conversations de groupe avec mes enfants, avec mes neveux et nièces, avec des amis. Sur l’application Feedly j’ai sélectionné des revues et lectures en ligne que je consulte durant mes déplacements en transport en commun. Un petit Snapchat envoie un clin d’œil rapide, prend sur le vif une scène cocasse…

Même si aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal a faire abstinence… je constate quand même des effets pervers qui m’inquiètent. J’apprécie ainsi de moins en moins de suivre mon fil d’actualité Facebook.

En traçant nos centres d’intérêt, les cookies nous servent ensuite en effet de façon préférentielle ce qui répond à nos attentes?… peut être?!

Il regorge en effet maintenant de publicités ou articles suggérés selon mes préférences, qui ont été captées par l’application. Certes cela tombe souvent à pic… mais m’amène un peu à l’indigestion, permaculture et écologie, recyclage sont effectivement des sujets qui me tiennent à cœur. Mais je trouve à risque cette sélection, qui me conforte dans ce dont je suis convaincue. Ces vidéos sur le continent de plastique dont je m’inquiète, s’enchainent, m’entrainant de la prise de conscience à la sensation de l’urgence.

De la même façon que, convaincu des dangers de la chasse, ou pour avoir liké la possibilité de mettre une crèche en mairie à Noël… l’utilisateur pourra recevoir un post à chaque accident de chasse, à chaque organisation de manifestation antichasseur ou être harcelé pour signer une pétition en faveur des crèches dans les lieux publics.

Les cookies me suivent, savent que je pense, ce que j'apprécie et me fournissent ce que j'attends....

 

Je trouve ainsi que les cookies et autres traqueurs de nos préférences, sont des outils qui nous amènent à nous radicaliser dans nos positions, toujours plus conforté par des pseudos informations.

Ou comment entendre seulement ce que l’on a envie d’entendre… ou se persuader de ce à quoi l’on croit déjà!

Ainsi le militant du respect de la vie animale va pouvoir devenir vandale d’une façade de boucherie. Des post sur les utilisateurs d’aide sociale déchainent une succession de commentaires haineux et /ou racistes… Les oppositions sont d’autant plus faciles que mettre un commentaire n’a que peu d’incidence. Le média met de la distance, il n’y a pas de débat à proprement parler.

Nous nous limitons également à entendre ce qu’il plait à notre oreille. Quelle pauvreté de l’échange dans ce mode de communication! La vie sociale dans le bus ou le tram n’est pas celle du bistrot de Panisse… chacun sort son smartphone et plonge le nez dessus. Nous sommes tous cotes à cotes mais au final chacun seul, avec nos pensées, nos lectures…

Ce qui était un moyen de communication a perverti la communication et nous discutons de plus en plus avec nous même finalement! Ou avec tous ceux qui nous ressemblent?

Finalement ne parler qu’à nous même….

C’est en pleine conscience des bénéfices et des risques que je regarde aujourd’hui ce petit objet! Pas simple de se libérer d’habitudes confortables. Je devrais peut être ajouter à la lecture de mon fil d’actualité une sortie à la médiathèque et la lecture de quelques revues?? Cela pourrait être une proposition à tester…

En tout cas, ce petit temps de réflexion a pleinement éveillé la suspicion sur ces réseaux sociaux désocialisants!

chacun sur son smartphone
Ensemble mais seul?

 

 

 

 

 

Il n’y a plus de star

Marches du festival de Cannes

 

Faites vous comme moi, chez le coiffeur? Alors que je n’achète jamais de revues, c’est lors de ces rendez vous ponctuels, que je m’informe des potins mondains…

Avec du recul, je me dis que mes lectures de salon ( de coiffure!) ont bien évoluées…

Ainsi à l’époque ou j’ai commencé les permanentes et la coiffure crinière de caniche, je me tenais au courant des nouvelles de couples royaux,  des stars de cinéma ou de la chanson. Les titres disponibles s’appelaient « point de vue et images du monde », « Paris Match »…

Puis petit à petit, « Voici » à remplacé « Paris Match ». « Point de vue et images du monde » est mort…

Avec le recul, je constate que les images passées représentaient plutôt des stars adulées, magnifiées dans les journaux. Les images en noir et blanc des vedettes des années 1970 étaient souvent des images aux lumières travaillées, des maquillages et des tenues à l’allure recherchée ou légère… mais toujours élégante! Aujourd’hui je suis choquée par les images volées d’actrices, dont les magazines soulignent la cellulite, ou de chanteurs déchéants en sortie de soirée, avec la tête enfarinée…

Les paparazzis font plus de gros titres avec des divorces, l’alcoolisme ou les travers de vedettes, qu’avec des mariages ou témoignages qui font rêver!

Est il sympathique de se rendre compte que, finalement, ces stars sont comme tout le monde? Est ce rassurant de voir qu’il n’y a pas que moi qui a une sale tête en sortant d’une nuit de fête? ou que les problèmes de famille touchent aussi bien les riches que les pauvres…

La star Ac, Koh Lanta, the Voice deviennent des émissions populaires et ont remplacé les « champs Elysées » de mon enfance. Est ce porteur d’espoir de se dire que tout un chacun a du talent? Est ce encourageant de penser que si mon voisin y arrive, tout espoir n’est pas perdu pour moi?

Ou bien, peut on comprendre que ce genre de média devient une activité commerciale très rentable. Elle diffuse, en effet, des spectacles à peu de frais, en mettant en scène des artistes inconnus, qui ne coutent rien…

Mais quelle tristesse au final! Qu’est ce qui fait encore rêver le peuple? Bien sur le vedettariat et la sacralisation d’un artiste a atteint parfois une idolâtrie démesurée. Aujourd’hui notre société est dans l’excès inverse.

Des personnes admirables, il y en a toujours autant, je veux le croire. Malheureusement les médias tournent souvent leur zoom vers la médiocrité, les disputes de la famille. Les conflits après le décès de Johnny Halliday en sont un parfait exemple… Et si, par grâce, un artiste atteint le succès, c’est la maladie de René Charles ou la dépression d’Adèle qui sera guettée pour faire un bon tirage!

Quelle tristesse! Qui est là encore pour nous faire rêver?!

 

un regard admiratif

 

 

 

 

 

Regardons ou le soleil brille! Hommage à ceux qui m’ont invités au mouvement…

Lever de soleil sur la Sure
Lever de soleil sur la Sure

Nous voici rentrés dans l’automne de plein pied. Après une belle résistance de la douceur, le ciel a soudainement changé, les jours raccourcissent. Moins de temps, du coup, pour mon jardin car, en rentrant du travail, la nuit tombe vite.

De toute façon lui, mon jardin, va rentrer en sommeil. J’ai taillé mes asperges, arraché les pieds de tomates, de courgettes… et couvert de cartons les carrés de terre pour le protéger du froid et de l’assèchement.

Cette période, ou la soirée se passe plus à l’intérieur, devient propice pour se recentrer, aussi, à l’intérieur de soi. Pour ma part, elle arrive alors qu’approche l’aboutissement de ma formation. Alors que ce congé de formation professionnelle m’a permis de prendre du recul sur ma position de professionnelle, je me retrouve là à une période ou je dois décider de la direction à prendre.

Entre les révisions et les lettres de motivation, je regarde mon blog et j’ai envie d’en refaire l’introduction. Pour revenir sur un hommage, un hommage à ceux qui m’ont mise en mouvement pour sortir d’une routine, et rechercher de nouvelles stimulations.

En effet, alors que mon environnement et plus largement notre société nous envoie beaucoup de signaux négatifs, que ce soit d’un point de vue politique, économique, environnemental… j’ai souhaité me mettre en recherche de points positifs. Ma conviction étant, que les périodes de crise sont toujours génératrices d’initiatives « remarquables » par leur nature, mais souvent discrètes dans leurs dimensions.

Mon premier pas a été ma participation à une conférence

de la ligue des optimistes de France.

Cela pouvait à cette époque, paraitre presque indécent, de se manifester auprès d’optimistes dans une période marquée lourdement par les attentats de Paris, la mondialisation et le chômage, la crise migratoire…. par exemple, et pourtant…

Je suis loin de souhaiter ces catastrophes mais j’admire;

– les héros qu’elles révèlent, le magasinier du magasin casher, ou le patron de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële, par exemple,

– mais aussi ce que génèrent comme espérance les mouvements citoyens naissants comme celui des colibris, kokopelli et milles autres initiatives

– et encore l’ardeur des plaidoyers audiovisuels qui s’affichent en ce moment ; en témoigne le succès du film demain.

Que vois tu dans ce ciel?
Que vois tu dans ce ciel?

 

 

Il est certain ces éléments positifs n’effacent pas les tragédies. Les dangers qui pèsent sur notre univers, les souffrances endurées par les peuples en guerre, les difficultés sociales et la misère humaine sont toujours bien dans notre actualité. Mais il y a des coins de soleil et le soleil coexiste avec les nuages. Il ne faut pas laisser notre cœur se laisser envahir par les nuages…

 

 

 

Mon engagement dans une réorientation s’est néanmoins décidé après une deuxième démarche; ma participation à une journée au centre des Amanins à Roche sur Grâne, sur le thème du changement humain pour un changement de société.

A cette occasion j’ai pu assister à une conférence

de Mathias Lahiani, créateur du site « on passe à l’acte ».

Ce site est né de la rencontre de porteurs de projets et témoigne de l’engagement de milliers de citoyens, qui nous ressemblent, mais qui se sont investis dans une dynamique de changement. Réalisé à partir de leurs interviews, il émane de ces rencontres, beaucoup de joie, qui donne l’envie de suivre ces chemins de mutation.

Alors à la veille de cette période hivernale, je souhaite à chacun que cette hibernation, nous permette de nous engager plus avant dans la recherche des signes positifs. C’est l’heure des coins de cheminée, de plaid sur le canapé et de lectures… Alors laissez vous emporter à la recherche de sources inspirantes! Passez un bel hiver et faites de belles découvertes.

Voici ci dessous quelques unes qui permettront de resituer des évènements que je cite et d’explorer les sources qui ont été les miennes.

 

Nuages et soleil se disputent le sommet de la Vouise
Nuages et soleil se disputent le sommet de                                         la Vouise

 

 

 

 

https://www.colibris-lemouvement.org/

http://presdemonarbre.fr/index.php/kokopelli/

https://www.demain-lefilm.com/

https://onpassealacte.fr/c-est-quoi.html

http://www.changeursdemonde.net/

et pour finir….un conte inspirant!

Un conte inspirant !

 

 

 

Prendre son temps, avoir le temps… chacun son rythme!

Dans notre monde effréné la rapidité semble être une qualité attendue, parfois la preuve d’une efficacité, parfois un attribut indispensable à un service de qualité?

On mange dans un fast food, prend ses courses au drive et fait des clés minutes…

course-contre-la-montre
le temps presse….

Comme les standards de la beauté sont d’être svelte et élancé, si l’on en juge les catalogues de mode, le standard des qualités attendues à un poste de travail, dans la gestion de sa vie quotidienne, pour le rangement de se courses dans son caddy, pour démarrer au feu vert…seraient d’être rapide… En témoigne le coup de klaxon qui ne tarde pas.. si l’on s’attarde!

De mon coté, j’aime pourtant plutôt prendre le temps, flâner, profiter, musarder, lézarder… Je suis  plutôt contemplative face à la nature ou même l’activité humaine.

Un de mes loisirs préférés, lorsque j’étais enfant, était de grimper à la cime de la colline qui domine ma petite ville. Là, avec mon chien à mes cotés, j’avais plaisir à entendre monter les bruits de la ville et sentir l’activité humaine grouiller à mes pieds. Sentir cet environnement calme au dessus de l’agitation était une réjouissance!

Je n’aime pas vivre avec le sentiment d’urgence.

Ce n’est pas le cas de tout le monde, puisque pour avoir beaucoup observé les organisations de travail en équipe, j’ai constaté que les façons d’appréhender le temps de chacun peuvent diverger.

Les lents et les rapides ne s’entendent pas toujours….

Les lents accusant les rapides de bâcler. Ils ont l’impression d’être toujours ceux qui passent derrière les autres pour les finitions, le rangement… Les rapides accusant les lents de flemmarder, de ne jamais être prêt à l’arrivée d’une situation inattendue.

De mon coté, ce que je conclue de mes observations, c’est que chacun avec notre mode de fonctionnement apporte une richesse toute particulière au travail d’équipe. A condition de la sincérité dans l’engagement au travail, du souci de la bonne collaboration et d’une bonne communication, chacun peut trouver sa place.

 

De  l’apport de la science!

Or récemment, j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence dans le cadre de la semaine du cerveau, sur l’appréhension du temps par le cerveau.

La salle de cinéma était pleine pour assister à la projection du film « le temps presse ». Un débat était ouvert ensuite avec une scientifique sur le lien entre perception du temps et rythme physiologique. Malheureusement beaucoup de gens dans le public, se posaient des questions autour de « comment ne pas se laisser emporter dans notre mode de vie », « faut il ou peut-on se révolter ou subir les changements de rythme de la société? »

Nous n’avons que peu profité de la connaissance de l’intervenante, dommage… De mon coté , ce que j’ai retenu de son intervention c’est que la mesure du temps, établie par le cerveau, était liée à l’activité des zones cérébrales responsables de l’activité motrice. En effet c’est en battant un rythme, ou en réalisant un déplacement que l’enfant apprend la mesure du temps…. le temps qu’il faut pour aller marcher jusqu’à l’école; par exemple…Un livret riche de 11 petits articles nous était également distribué et l’article qui m’a le plus interpellé portait sur les rythmes physiologiques.

Il était dit « chacun de nous perçoit le temps à un rythme différent »

Ce qui semblait une évidence dans mes observations, (les lents, les rapides, les retardataires, les couche tôt et lève tard…) trouvait des explications dans la science!

Ainsi Stolarski en 2012 a démontré que les lève tôt « sont davantage orientés vers le futur » et les « hiboux » … « adoptent une perspective temporelle tournée vers l’ici et maintenant ».

Les scientifiques ont pu mettre en lien l’influence de certains facteurs physiologiques sur la conception du temps.

 » les individus avec un rythme cardiaque plus élevé surestiment les durées. Or les hiboux ont un rythme cardiaque plus élevé que les alouettes » ( qui se lèvent tôt!) « .

Ainsi la fréquence de notre propre rythme cardiaque participerait-en agissant comme une sorte d’oscillateur- à rythmer la perception subjective que nous avons du temps qui passe!

Difficile d’être tous en rythme « concluait l’article….

chacun son horloge
chacun son horloge

 

Pour les références en lien avec les recherches citées; n’hésitez pas à aller voir ces articles… mais il faut un peu lire l’anglais!

 

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/09291016.2012.656248

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23143915

Sinon….le temps qui passe m’a déjà inspiré; revoir ou revoir le lien ci dessous, si vous voulez?

Attendre, ou notre relation au temps qui passe!

Au rythme de mes pas

Aujourd’hui il a neigé. La route est glissante. Je rentre à pied.

3kilomètres d’une montée, qui quitte la ville et serpente le long de la colline, pour rejoindre la maison.

J’aime ce moment. La nuit tombe, un léger vent souffle, les étoiles brillent et la lune éclaire encore quelques nuages , fins filets de coton dans le ciel sombre.

Le soir sous la neige
Le soir sous la neige

La brise agite des bambous qui bordent la route. Leur ombre, projetée par un lampadaire, danse sur la neige blanche du bord de route.

Peu à peu je grimpe et la vue s’ouvre sur les lumières de la ville plus bas. J’entends les bruits de la ville qui montent, l’activité humaine… ces hommes qui, à cette heure, se pressent en voiture jusqu’à leurs maisons.

Au rythme de mes pas, mes pensées filent aussi. Je me sens bien. Marcher est apaisant. Le ballant du corps, la ponctuation du pas… une forme de bercement, un moment de lâcher prise à la fin de la journée de travail.

Je pense que j’ai les changements réalisés ces derniers temps dans mon parcours professionnel ont été un souffle bénéfique. Ce soir, je me sens en cohérence. Heureuse d’avoir au cours de ma journée de travail pu comprendre de nouvelles choses, résoudre certains problèmes, apporter des conseils et un peu d’écoute.

Mes pensées reviennent vers ces périodes difficiles durant lesquelles je me sentais en conflit intérieur. Je partais au travail les épaules lourdes et je n’arrivais pas à en revenir, je mangeais, je dormais avec mon travail…

Je ne saurais pas détailler comment le cheminement s’est précisément fait. Mais dans cet instant de marche et de lâcher prise je ressens que mon esprit chemine aussi. Il n’y a pas toujours des mots mais des émotions, un espèce de brouillard, un bouillonnement de pensées qui paraissent désorganisées. Au final, je ressens en cet instant que, sans que j’y mette une logique, une volonté constructive, ces temps de « tête libre » sont en fait des moments ou de grandes avancées peuvent se produire. Comme si ces moments me mettaient en relation avec une certaine profondeur obscure au fond de moi, mais un endroit ou existe en même temps une grande lucidité sur ce qui est bon pour moi.

Ainsi, peut être faut il s’autoriser un peu plus d’espaces de liberté pour nos pensées, trop souvent contraintes par la gestion du quotidien. Rêver sous un pommier a selon la légende permis à Newton de comprendre les lois de la gravité. Sans aller jusque là, de mon coté, je ressens comme essentiel dans certaines prises de décisions, ou pour trouver de bonnes idées ou une solution à un problème qui m’embête, d’avoir des temps de respiration en pleine nature. Le chemin de la maison peut parfois me suffire… si je le parcours au rythme de mes pas!

Pas dans la neige
Pas dans la neige
De fil en aiguille, respect pour les petites mains

De fil en aiguille, respect pour les petites mains

C’est l’hiver et mon jardin attend bien sage sous ses cartons l’explosion du printemps. Alors les soirées sont l’occasion de lectures, de farfouilles internet… et ma nouvelle activité; le tri et la gestion de mon vestiaire!

J’ai découvert grâce à ma collègue de formation Virginie Vinted!

https://www.vinted.fr/

J’ai donc passé quelques soirées à faire le mannequin, me prendre en photo avec le blouson dont ma fille est lassée, avec la petite robe que je n’ose plus porter (plus de mon age?) mais que je trouve pourtant encore très belle!

J’ai fait mon petit catalogue, espérant que ces vêtements laissés à l’abandon sur mes étagères feraient plaisir à quelqu’un, qui les ferait vivre encore un peu. J’ai fait quelques paquets, que j’ai mis à la poste avec une petite carte pour 5 à 10 euros. J’étais contente de les transmettre à une personne qui les attendait, plutôt que de les déposer dans une benne anonyme…

Et j’ai fait aussi quelques achats; un beau manteau avec encore son étiquette. Un acheteuse pressée qui n’avait pas essayé?

En fait, j’ai un peu de peine de voir les étalages de petit prix et de penser aux salaires de ceux qui ont travaillé sur ce qui nous habille, dans les ateliers du bout du monde bien souvent, mal payés et dans de mauvaises conditions…

Au fil de mes lectures, je vous fais part de quelques trouvailles, nouvelles tendances, qui ont attiré mon attention.

A Londres se développe un mouvement d’opposition à la consommation effrénée dans la mode; on la baptise la slow fashion. Pour découvrir ces militantes, avant de prendre le tunnel; voici ce petit article.

https://www.wedemain.fr/Les-soldes-Out–Rencontre-avec-les-militantes-londoniennes-de-la-slow-fashion_a3132.html

Autre chose encore; une application qui permet d’aider à sélectionner les marques de vêtements responsables. Je n’ai trouvé qu’une version anglaise… se laisserait on doubler?

http://notmystyle.org/ratings.html

Le livre du train

lecture-train
en train… de lire!

Bientôt je reprendrai le train pour aller travailler! J’en suis impatiente pour retrouver le temps et le plaisir de la lecture.

En octobre, lors de 6 semaines de stage, c’était le moyen de transport le plus adapté à mon nouveau trajet et il m’a permis de dévorer 3 livres.

Une de ces lectures a été un rendez vous particulièrement attendu et une motivation à sortir à l’heure le soir! Je me suis en effet laissée prendre par la légère histoire de Lori Nelson Spielman « demain est un autre jour ».

Sur ce, j’ai fait des recherches pour savoir qui était cette auteure… et j’ai trouvé un blog qui m’aidera pour choisir mes prochaines lectures!

Chouette de rencontrer des gens qui ont la même passion et qui aiment la partager. Voici le lien vers le blog d’Emilie! Merci à toi…

http://www.labookista.com/demain-autre-jour-lori-nelson-spielman-ed-pocket/

Quant à l’ouvrage « demain est un autre jour »; il se lit comme un roman (qu’il est), riche en suspens, rebondissements, et bien sur, un peu de romantisme. Mais il peut être aussi entendu comme un guide de développement personnel, sans toutefois avoir l’aspect rébarbatif d’une méthode…

Pour finir ce tout petit post je vous partage, par exemple, un des défis lancé au personnage principal du roman. Je le garde dans un coin de ma tête et envisage de me l’approprier; un peu? beaucoup? passionnément?

« faire chaque jour quelque chose qui nous fait peur »…?

et si c’était une bonne idée? qu’est ce que je prévois demain?

 

Tabou ou arme secrète; l’usage du mot démence?

Ce soir je suis chamboulée.

Inquiète des troubles qui s’aggravent pour mon papa, j’ai appelé son médecin pour solliciter un bilan et des aides pour l’aménagement de la vie quotidienne et la prévention de l’aggravation de son état.

Alors que la secrétaire, très aimable, à qui je demandais si cela ne dérangerait pas, m’a passé l’appel sans problème, j’ai eu clairement l’impression de déranger le médecin.

Rien de ce que j’évoquais ne semblait l’alerter, il s’attendait bien à tout cela puisque finalement me lâchait t-il  » on le sait votre papa a une démence vasculaire ».

En tant que soignante, son affirmation ne m’a pas choquée puisque je savais bien lire le résultat du scanner et de l’IRM et pourtant en tant qu’enfant ce mot m’a fait violence. C’était la première fois qu’on l’utilisait pour mon papa.

Puis de poursuivre  » je suis désolé mais là j’ai beaucoup de grippes qui attendent »

Pourquoi le médecin nous a laissé seul avec ces résultats de scanner et IRM? Le compte rendu mentionnait leucopathie. Jamais un entretien avec la famille n’avait eu lieu pour accompagner ce diagnostic. Nous avions bataillé pour faire prendre conscience à mon papa des dangers de la conduite et finalement solliciter le médecin pour qu’il intervienne sur ce sujet. Ma maman n’a jamais été mise au courant des risques liés à l’évolution de cette maladie. Ils s’acharnaient à vouloir rester dans leur grande maison avec les 21 marches tournantes et glissantes. A aucun moment le médecin ne s’est inquiété de ce qui pouvait être fait pour prévenir les risques liés aux pertes d’équilibre, troubles de mémoire, de la continence… dans cet environnement non adapté. Mes parents n’avaient pas la mesure de l’évolution possible.

Aujourd’hui que je téléphonais, probablement lors d’une journée surchargée, le médecin me répondait désinvolte  » c’est sa démence »

J’avais l’impression que je n’avais qu’à l’accepter comme une fatalité, à le recevoir comme une punition, à l’entendre comme une fin de la communication… « Nous n’avons plus rien à nous dire »

Peut être que je suis dans l’interprétation, touchée par cette situation personnelle? Alors je me questionne et essaie de me souvenir de l’usage que je faisais de ce mot de démence en étant professionnelle?

Ici je ressens que ne pas dire le mot démence, l’ignorer; c’est ne pas faire de vagues. Quand l’IRM mentionne leucopathie, bon! ça ne dit pas grand chose, on l’entend, ça nous dépasse. Pas d’ordonnances, pas d’examens ensuite… il n’y a surement rien de spécial à faire?

Prononcer le mot, ce jour là, je l’ai vécu comme claquer une porte. « L’essentiel est dit, la messe est dite. Laisser moi tranquille. » Une arme secrète pour susciter la sidération et faire taire le protagoniste?

Cela me renvoie aussi un petit fond de honte et je me rend compte comme le sens commun des mots pèse lourd.

A cette heure, je laisse tout cela décanter car peut être encore trop dans l’émotion pour une analyse objective. Je pose cependant cela sur mon journal, pour m’en soulager. Je reviendrai le lire avec du recul dans quelques temps.

 

 

 

Merci pour votre confiance!

Cette fin d’année est une belle période pour moi.

réussite_joie_confiance
Merci pour votre confiance!

Après un engagement en formation à la recherche d’une évolution professionnelle je viens de réussir mon titre professionnel de technicien supérieur en support informatique. Beau cadeau d’un parcours de 9 mois reliant Pâques à Noël; quel symbole!

Dans ce petit post je voudrais rendre compte de combien, les soutiens que j’ai reçus, ont part dans cette réussite.

En effet, le premier qui a cru en mon projet c’est le responsable de l’ANFH, organisme de formation, a qui j’ai soumis ce projet. Enthousiaste, il m’a proposé son soutien, encouragé et conseillé. Son aide dans la constitution de mon dossier m’a permis le 17 février d’obtenir l’accord de financement.

Ensuite en formation, novice arrivée dans un groupe de 16 étudiants déjà un peu initiés, j’ai mis à l’épreuve la patience du formateur, qui ne s’est jamais lassé de répéter et reformuler. Plus sûr de ma réussite que moi même avant les épreuves finales, sa confiance m’était acquise.

Je rajouterai le jury de mon épreuve finale, mon prof d’aïkido et ….mon plus grand soutien ; mon mari!

 

Lors de ce parcours de formation, j’ai vécu avec amusement certains retournements de situation. Ainsi mes enfants, qui me demandaient mes notes, m’ont renvoyé un peu en miroir la période de leur accompagnement scolaire. Certaines réflexions, entre autre autour de la confiance, ont germées en moi et je vous les partage ci dessous.

Je soulignerai comme le regard de l’autre est important pour la construction de sa propre confiance en soi!

Ainsi après ce passage j’ai envie de dire aux pédagogues, aux parents … regardez vos enfants avec confiance est essentiel pour les soutenir et construire leur confiance en eux. C’est le plus grand service que l’on peut leur offrir.

Facile à dire; me direz vous! 2 travers me semblent border ce chemin;

  • ne pas tomber dans la crédulité; une espèce d’admiration ébahie et inconditionnelle du parent pour son enfant n’est probablement pas adaptée non plus.
  • le « je-m’en-foutisme »; vas-y fait ce que tu veux car je te fais confiance peut aussi être traduit de « je te laisse faire » à « je m’en désintéresse »

Oui le métier d’éducateur est subtil, et complexe. Un autre impératif, dans le regard posé sur l’autre, est la sincérité.

En conclusion parce que j’ai senti votre confiance sincère; merci à ceux qui m’ont accompagné dans ce parcours de reconversion!

 

 

 

 

Musée de la viscose, Echirolles et réflexions sur le monde du travail

                « Musée de la viscose. Échirolles »

Ce bâtiment ne paye pas de mine. Il faut le trouver au détour de petits chemins entre des friches industrielles. Crée sur le site de l’usine maintenant démolie, par d’anciens viscosiers, cette petite maison était une annexe, le foyer ou quelque chose de ce genre?

Voilà longtemps que je voulais y faire une visite, avec mes parents, qui ont vu se développer la mode de la viscose, cette fibre synthétique « naturelle » .

J’ai trouvé cette visite passionnante sur plusieurs points.

Tout d’abord j’ai découvert le procédé qui, a partir du bois, permettait d’obtenir ce fil souple et brillant. Issu d’une matière noble et naturelle comme le bois, c’est néanmoins avec force de traitements chimiques dangereux pour les ouvriers que se faisait cette transformation. Les conditions de travail étaient si éprouvantes, atmosphère étouffante, chaleur, odeur… qu’il était difficile de recruter. C’est donc en faisant appel à une forte immigration que l’entreprise pu recruter son personnel. C’est en effet pas moins de 90 % de population étrangère qui constitua les équipes d’ouvriers.

Plus de 40 nationalités différentes travaillaient ainsi ensemble. Déplacer toute cette population avait cependant demandé de construire les hébergements adaptés alentours. Ainsi une cité ouvrière avait été bâtie dans la proximité de l’usine. Mais ce melting pot, ce patchwork de tant d’horizons différents avait fini par former une véritable petite société. Ainsi, autour de ses équipes de sport collectifs, ou lors des rassemblements festifs cette population déplacée, sans racines sur place, venant de Hongrie, Pologne, Italie, Roumanie…  forme une nouvelle communauté.

Il est intéressant, lors de cette visite d’observer le travail réalisé dans le cadre de la gestion des ressources humaines. Je n’ai pas trouvé de mots savants concernant le management, rien qui ne fasse penser à une élaboration scientifique d’un mode de gouvernance… Pourtant il émane de cette visite le sentiment d’un accompagnement paternaliste de la population ouvrière, qui avait abouti à un véritable esprit d’entreprise. École, centre social, église, stade et encore colonies de vacances, bibliothèque, mutuelle,société d’entraide…

De l’attachement à l’entreprise, résulte d’ailleurs ce musée, né de la volonté d’anciens ouvriers. C’est un beau témoignage!

Aujourd’hui la gestion des ressources humaines est devenue une science. Elle fait l’objet de formations avancées. Les enquêtes et rapports sur la qualité de vie au travail sont élaborés et présentés en comité hygiène et sécurité, conseils d’administration… Le dialogue social est établi en instance, légiféré. Mais je ne sais pas si nous sommes à la hauteur des défis qu’ont relevé ces chefs d’entreprise du début du 20me siècle.

Les ouvriers témoignant dans les archives ou les visites ont souvent fait leur carrière à la viscose. Aujourd’hui il est vrai que ce type de lien avec l’entreprise est révolu. La société bouge vite, les techniques et l’économie sont en perpétuelle évolution. Ainsi la période est plutôt au flexible. On peut donc comprendre qu’il sera difficile de retrouver l’esprit de corps qui a pu animer ce genre d’entreprise.

La flexibilité voulue par le législateur dans les évolutions de la loi travail rendra probablement l’entreprise plus adaptable aux évolutions nécessaires? La souplesse d’adaptation de l’entreprise sera peut être plus favorable à sa survie économique.

En favorisant la formation tout au long de la vie, l’accès au chômage de façon élargie également par exemple aux autoentrepreneurs ou agriculteurs… on peut aussi espérer que le travailleur saura mieux s’adapter aux changements sociaux et économiques.

Actuellement, cependant, l’efficacité du modèle n’est pas encore bien vérifiée. Peut être que plutôt que de se sentir flexible, l’employé peut avoir le sentiment d’être jetable? Car à l’heure ou il y a beaucoup d’affichage sur la qualité de vie au travail, on observe cependant une recrudescence de symptômes alarmants; absentéisme, burn out, voire jusqu’au suicide..

Se pencher sur l’histoire est souvent une façon intéressante de faire avancer les réflexions.

Merci au musée de la Viscose!

https://www.echirolles.fr/culture-sports-loisirs/expos-et-musees/musee-de-la-viscose