Il n’y a pas de sot métier?… ou les sots métiers ne sont pas ceux qu’on pense?

Éloge de ceux qui entretiennent la vie, avec simplicité, application, passion…

Dur de choisir un métier!

Dès 5, 6 ans des projections de nos parents sont exprimées: « ce sera une artiste! » »tu seras avocat mon fils! ». C’est comme si, par nature, on devenait quelque chose, quelqu’un, à travers notre activité professionnelle

Dès 13 ans, 14 ans, des vœux sont à exprimer pour l’orientation

et en fait, à 25 ans, beaucoup de nos jeunes sont toujours en recherche … J’en connais encore, qui a 50 ans, font des bilans de compétence pour savoir comment finir en beauté une carrière, essoufflé par un épuisement professionnel, ou une perte de sens dans leur activité

Pour ma part, j’ai toujours voulu faire un métier utile.

J’aimais me tenir à l’écoute. Je trouvais enrichissant la rencontre. J’ai choisi naturellement d’être infirmière et je ne l’ai jamais regretté. Ce métier m’a appris beaucoup sur la fragilité et la valeur de la vie. Je mesure la chance d’une respiration, d’un pas, de la vue… Je connais la puissance des sentiments; tendresse, amour, joie…et peine! Les patients, les familles, les collègues, que j’ai rencontrés m’ont permis l’ouverture à tous les milieux sociaux. Autant d’expériences de vie croisées, ont été comme autant de livres ouverts. Mon métier m’a fait vivre, honorablement. M’a permis de changer régulièrement de poste, d’avoir des expériences variées, de me former et me perfectionner tout au long de ma carrière. J’ai eu beaucoup de satisfaction à être dans les moments difficiles d’une personne, d’une famille, celle qui aura pu apporter un petit plus. J’ai bénéficié de tant de petits signes de considération, de marques de reconnaissance, qui m’ont permis d’aimer mon métier, jusqu’à ce jour. Bien sur, tout n’a pas toujours été rose. Mais j’ai le sentiment d’une balance largement équilibrée.

Travailler, apporter sa pierre à un édifice commun, de quelque façon que ce soit.
Ma pierre à l’édifice

Lorsque j’ai eu des enfants, j’ai souhaité les accompagner à un métier qui leur permette de vivre confortablement… matériellement.

Passe ton bac d’abord… Je l’ai souvent répété à mes enfants et me suis finalement conformée à un standard social dans leur éducation . Alors que, pour moi même, mes choix n’avaient été motivés que par la poursuite d’un équilibre personnel et l’enrichissement humain possibles au travers de mon métier.

Au final, je constate que je n’aurais pas souhaité que mes enfants travaillent dans un secteur professionnel peu considéré.

Et pourtant, aujourd’hui, j’ai un regard différent sur la conception d’un « métier utile », cet objectif poursuivi dans ma jeunesse pour mes choix professionnels. Car au final, ils sont nombreux ceux qui mettent leur pierre dans la construction de notre société et œuvrent au bien public.

Je pense ainsi aujourd’hui, qu’il y a moins des métiers utiles, que des façons utiles de pratiquer son métier?

La façon d’être accueillie à la terrasse d’un café, l’écoute au guichet de la poste quand on maitrise mal le français, le chauffeur de bus qui patiente quelques secondes en vous voyant arriver en courant…. chacun a pu expérimenter ces petits moments qui colorent plus ou moins agréablement notre journée.

Ainsi, dans l’exercice de son métier, apporter de la considération à ce que l’on fait, pourquoi on le fait et pour qui, donne toute sa valeur au travail exercé.

Je trouve dommage que, dans notre société, la considération aille avec le titre, le costume, la paye. A mon poste de cadre, je suis souvent le relais ( à double sens) entre la direction et les agents de service, du personnel soignant ou technique… Mon expérience m’a d’ailleurs appris que ma confiance ne pouvait se poser les yeux fermés sur une personne au regard de son titre ou de son grade.

Je regrette, que ne soit pas assez estimés, les métiers qui prennent soin de la vie.

Ce matin en descendant du tram, 2 nounous poussaient chacune une poussette double et avaient un enfant en main. Allaient-elles au relais assistantes maternelles? En tout cas j’ai admiré leur main protectrice, leur vigilance et repensé à mes enfants, que d’autres que moi, m’ont aidé à faire grandir en taille et en humanité.

Pour avoir également travaillé bien souvent avec des auxiliaires de vie, des agents de service à qui on a confié la manutention de personnes âgées, raides, handicapées, lourdes, je sais comment certains sont capables de se dépasser pour assumer les taches confiées. Et je pense aux assistantes de mon papa qui découvrent ce vieux monsieur, avec toute son histoire, sa gloire passée, ses souvenirs heureux et acceptent sa fragilité et ses déficits actuels sans jugement, avec patience…

Lorsque je travaillais en gériatrie, combien de fois ai-je entendu « ah, ben, je ne pourrais pas faire ce que vous faites »! Mais pour moi, il s’agissait d’un honneur de prendre soin de ceux qui ont fait notre histoire, qui nous ont donné la vie et laissé tant de savoirs.

Quand aux jardiniers, aux paysans, qui nourrissent les citadins, entretiennent nos campagnes et nos paysages, quelle honte que beaucoup soient si en difficulté pour vivre.

Parce que d’autres sociétés portent d’autres repères:

Ces pensées qui tournent dans ma tête depuis longtemps, ont rencontré un jour une touchante exposition. C’est à une belle table, celle de la maison Arribert à Uriage, que j’ai découvert l’hommage de l’artiste K-NARF aux petits métiers. Pendant plus d’un an il a photographié, au Japon, les ouvriers des rues et marché de Tokyo, un agent de gare, un garçon d’ascenseur, agent de la circulation, poissonnier du marché…. Tous ces petits boulots pour certains en voie de disparition et qui animent les rues, entretiennent les traditions, organisent la vie… tout simplement. Hatarakimono n’a pas de traduction en français, mais il désigne au Japon un travailleur qui pratique son métier avec application et implication, quelque soit l’importance de cette tache. C’est toute la considération que l’employé a, de sa mission qui en fait l’importance.

Belle découverte. J’ai apprécié ce partage. Pour en savoir plus, voici le lien vers le site de l’artiste. http://www.knarfart.com/ENTRANCE.html

invitation à se promener dans l'exposition de KNarf, les petits métiers de rue au Japon
Kyotographie

Les petits mouchoirs de mes aïeux.

Ma maman est décédée avant que j’ai pu lui offrir, mon petit mot d’hommage… Je l’avais préparé pour ses 80 ans.C’était le 17 décembre et elle était à l’hôpital.

Elle nous a quitté le 26 décembre, sans être rentrée à la maison.

Hommage à ma mère!

Aujourd’hui, je m’occupe de mon papa et le repassage de son linge m’amène à un retour arrière qui touche ma sensibilité.

Dans son linge, je retrouve des traces qui me parlent de ma mère. Les pointes qu’elle avait mis au pantalon trop étroit pour élargir la taille et les reprises de certaines chaussettes.

Mais ce qui m’a le plus frappé, ce sont les mouchoirs. Papa garde en effet encore souvent en poche un mouchoir tissu… ( et ce qui est trop bien c’est qu’il ne présente pas de risque, si je l’oublie dans la poche avant de le passer à la machine!! )

les trois mouchoirs de mon papa!

Ce soir au repassage, j’avais trois mouchoirs. Trois qui m’ont parlé, d’Antonia, de Suzanne et de Paulette, mes grands mères et la marraine de mon papa. Chacun avait sa personnalité.

Ma grand mère Suzanne avait fait ceux qui me plaisent le plus. Le tissu est fin et raffiné, une cotonnade toute simple et douce. Le travail qu’elle a effectué dessus lui donne cependant toute sa valeur. Un ourlet roulotté et des petits jours faits main bordent tout le tour. Les initiales sont brodées avec un fil satin et les lettres bien bombées sont ornées de fantaisie.

Paulette était une artiste en broderie. La marraine de mon papa m’avait d’ailleurs donné des cours lorsque j’étais jeune fille. Elle a brodé un M pour le prénom de mon papa en jaune et grande classe, sur un mouchoir à carreau bien coloré.

Mais le mouchoir qui me touche le plus c’est celui de ma grand mère Antonia. Elle a brodé un mouchoir plus moderne, dont les finitions sont faites en usine. Son tissu est fantaisie et comporte des carreaux en relief. La broderie est très simple, faite de quelques points de croix. Mais cousue de fil rouge sur le tissu blanc, elle affiche timidement ses deux initiales. Et surtout il est tellement usé, qu’il a acquis de la transparence et arbore les petits croisillons des raccommodages. J’aime imaginer la patience des soirées de reprisage, pour ma grand mère, maman de 4 garçons… Si tous les mouchoirs ont été traités comme cela! C’est bien quelques bonnes dizaines d’heures d’application et de patience que je tiens entre les doigts

En cette période de rangement, j’ai trouvé au grenier ce qui avait pu servir de support à l’apprentissage de ce fin travail de reprise. Un livre « d’Enseignement Ménager »… avec des majuscules, je vous prie!

Je ne boude pas le plaisir de quelques citations… (qui vous feront peut-être bondir!), mais je crois bien que ce livre méritera que je revienne dessus

Mme Sage, quel nom bien porté pour l’auteur de cet ouvrage dit ainsi,sur le partage des taches dans le foyer, »en obtenant pour sa part les travaux du ménage, la femme a eu la meilleure part. Quel travail peut être plus agréable que celui de caresser de ses mains, qu’on me permette l’expression, le nid ou l’on demeure? Quel plaisir plus intense que peut éprouver une femme que de sentir heureux les êtres qui l’entourent, et heureux grâce à ses soins »!

Ainsi étaient élevées nos grands mères… comme j’aimerais maintenant pouvoir en parler avec elles!

Faute de le pouvoir, je caresse de mes mains, les mouchoirs qu’elles ont brodés … et peut être aussi dans lesquels elles ont pleuré?

Hommage à ma mère!

« Ma mère », ça ne sonne pas bien beau! « Maman »…ça fait un peu infantile… mais finalement, j’aime mieux la douceur de ce mot. Autrefois je t’ai, peut être, fait des colliers de perles ou récité des poésies.

Pour tes 80 ans, j’espère ne pas offenser ta modestie en t’offrant ce petit article dans mon blog.


Toi qui m’as donné la vie.

Car finalement dans la période que je vis, en chemin dans ma conversion zéro déchet, je me rends compte que tu es bien plus au top que moi sur ce plan là.

Soigner ses affaires, réparer plutôt que jeter, n’acheter qu’après avoir vérifié si j’en ai vraiment besoin, cela a toujours été dans tes pratiques.

C’est Julien Vidal qui m’a fait découvrir la méthode BISOU, mais c’est un plagia… il t’a piqué la licence.

Tu pratiquais cela bien avant lui! Tu me l’as toujours répété avant d’acheter me demander si j’en ai vraiment « B »esoin.

Prendre le temps de réfléchir avant d’acheter. Car l‘Immédiateté présente effectivement un grand risque d’achat inutile.

« S » ou semblable: est ce que je n’ai pas déjà quelque chose comme cela?

« O » pour se questionner sur les Origines du produit qui me tente: d’où vient il? et dans quelles conditions il est fabriqué.

Et en fin le « U » de Utile, maman, une question que tu ne manquais pas, non plus, de te poser avant d’acheter.

chariot de course
De quoi ai-je besoin?

La méthode BISOU n’a cependant pas empêché un achat: c’est toi qui, un jour, a acheté le premier livre de Pierre Rabhi qui est entré dans notre maison.

Il s’agissait de la « Sobriété heureuse ». Tu ne l’avais pas lu avant, mais tu l’as offert à ton petit fils, car tu avais peur qu’il boive trop en soirée!!

Ton cadeau, c’est moi qui l’ai lu finalement. Il collait tellement bien à ce que vous avez toujours vécu et prôné. C’est amusant de se rappeler comment ce livre est arrivé chez nous.

Mais ce que je retiens c’est que tu as été d’une génération, enfant de la précarité, pas de chomage ou de sécurité sociale lorsque mon grand père a été accidenté. La guerre, aussi avec les restrictions et les coupons alimentaires, a ancré la frugalité dans tes racines.

La sobriété, également, t’a été naturellement  transmise par tes parents issus du laborieux monde paysan.

Dans ma démarche de retour vers une consommation responsable, moi enfant adolescente du monde de la surconsommation et de l’opulence, je reviens vers toi. Je me surprend à partager tes passions de la bouture, du recyclage des restes alimentaires, du raccommodage et de la reprise, etc…

Ton sport préféré, maman

Enfin, je me suis toujours moquée de ton chiffon de laine. Mais maman, en fait, je commence à faire comme toi! Plus je vieillis, et plus je reprends de tes « manies ».

 Oui le chiffon de laine, c’est top! ça ne fait pas de bruit, ça n’arrache pas les prises quand on va trop loin et que le fil n’est pas assez long… ça n’arrache pas non plus le bras quand il faut le descendre dans l’escalier! et c’est super efficace! Surtout si, comme dans mon cas, on attend qu’il y ait quelque chose à ramasser avec le chiffon;-)

Mon chiffon de laine
Mon chiffon de laine…. ça valait la peine!

Alors maintenant que j’accepte de mieux en mieux, la comparaison qui me faisait grincer des dents autrefois, si quelqu’un ose encore me dire « tu ressembles à ta mère »… je saurais quoi lui répondre!

« Merci du compliment! »

Maman voici pour terminer quelques lectures que tu aimerais

BISOUS! 😉

https://www.cacommenceparmoi.org/auteur

https://terre-agir.com/methode-bisou-eviter-achats-compulsifs/

Des cookies et autres traceurs

Ce lien devenu addictif…

smarthone
Un œil sur mon smartphone!

On ne peut pas dire que je suis une addict du web, mais comme beaucoup, je suis devenue inséparable de mon smartphone. Qui l’aurait cru… au temps ou je jurais qu’un téléphone, c’était fait pour téléphoner et que le reste n’était que gadget!

Le smartphone, support du lien vers les réseaux sociaux!
Le smartphone, nouveau cordon ombilical!

Notre vie est de plus en plus nomade et cet objet, qui tient dans la poche, est devenu un cordon ombilical, qui me relie à ma famille. Whatsapp permet de communiquer avec mon fils de l’autre coté de la planète. Les listes Messenger permettent d’avoir des conversations de groupe avec mes enfants, avec mes neveux et nièces, avec des amis. Sur l’application Feedly j’ai sélectionné des revues et lectures en ligne que je consulte durant mes déplacements en transport en commun. Un petit Snapchat envoie un clin d’œil rapide, prend sur le vif une scène cocasse…

Même si aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal a faire abstinence… je constate quand même des effets pervers qui m’inquiètent. J’apprécie ainsi de moins en moins de suivre mon fil d’actualité Facebook.

En traçant nos centres d’intérêt, les cookies nous servent ensuite en effet de façon préférentielle ce qui répond à nos attentes?… peut être?!

Il regorge en effet maintenant de publicités ou articles suggérés selon mes préférences, qui ont été captées par l’application. Certes cela tombe souvent à pic… mais m’amène un peu à l’indigestion, permaculture et écologie, recyclage sont effectivement des sujets qui me tiennent à cœur. Mais je trouve à risque cette sélection, qui me conforte dans ce dont je suis convaincue. Ces vidéos sur le continent de plastique dont je m’inquiète, s’enchainent, m’entrainant de la prise de conscience à la sensation de l’urgence.

De la même façon que, convaincu des dangers de la chasse, ou pour avoir liké la possibilité de mettre une crèche en mairie à Noël… l’utilisateur pourra recevoir un post à chaque accident de chasse, à chaque organisation de manifestation antichasseur ou être harcelé pour signer une pétition en faveur des crèches dans les lieux publics.

Les cookies me suivent, savent que je pense, ce que j'apprécie et me fournissent ce que j'attends....

 

Je trouve ainsi que les cookies et autres traqueurs de nos préférences, sont des outils qui nous amènent à nous radicaliser dans nos positions, toujours plus conforté par des pseudos informations.

Ou comment entendre seulement ce que l’on a envie d’entendre… ou se persuader de ce à quoi l’on croit déjà!

Ainsi le militant du respect de la vie animale va pouvoir devenir vandale d’une façade de boucherie. Des post sur les utilisateurs d’aide sociale déchainent une succession de commentaires haineux et /ou racistes… Les oppositions sont d’autant plus faciles que mettre un commentaire n’a que peu d’incidence. Le média met de la distance, il n’y a pas de débat à proprement parler.

Nous nous limitons également à entendre ce qu’il plait à notre oreille. Quelle pauvreté de l’échange dans ce mode de communication! La vie sociale dans le bus ou le tram n’est pas celle du bistrot de Panisse… chacun sort son smartphone et plonge le nez dessus. Nous sommes tous cotes à cotes mais au final chacun seul, avec nos pensées, nos lectures…

Ce qui était un moyen de communication a perverti la communication et nous discutons de plus en plus avec nous même finalement! Ou avec tous ceux qui nous ressemblent?

Finalement ne parler qu’à nous même….

C’est en pleine conscience des bénéfices et des risques que je regarde aujourd’hui ce petit objet! Pas simple de se libérer d’habitudes confortables. Je devrais peut être ajouter à la lecture de mon fil d’actualité une sortie à la médiathèque et la lecture de quelques revues?? Cela pourrait être une proposition à tester…

En tout cas, ce petit temps de réflexion a pleinement éveillé la suspicion sur ces réseaux sociaux désocialisants!

chacun sur son smartphone
Ensemble mais seul?

 

 

 

 

 

Il n’y a plus de star

Marches du festival de Cannes

 

Faites vous comme moi, chez le coiffeur? Alors que je n’achète jamais de revues, c’est lors de ces rendez vous ponctuels, que je m’informe des potins mondains…

Avec du recul, je me dis que mes lectures de salon ( de coiffure!) ont bien évoluées…

Ainsi à l’époque ou j’ai commencé les permanentes et la coiffure crinière de caniche, je me tenais au courant des nouvelles de couples royaux,  des stars de cinéma ou de la chanson. Les titres disponibles s’appelaient « point de vue et images du monde », « Paris Match »…

Puis petit à petit, « Voici » à remplacé « Paris Match ». « Point de vue et images du monde » est mort…

Avec le recul, je constate que les images passées représentaient plutôt des stars adulées, magnifiées dans les journaux. Les images en noir et blanc des vedettes des années 1970 étaient souvent des images aux lumières travaillées, des maquillages et des tenues à l’allure recherchée ou légère… mais toujours élégante! Aujourd’hui je suis choquée par les images volées d’actrices, dont les magazines soulignent la cellulite, ou de chanteurs déchéants en sortie de soirée, avec la tête enfarinée…

Les paparazzis font plus de gros titres avec des divorces, l’alcoolisme ou les travers de vedettes, qu’avec des mariages ou témoignages qui font rêver!

Est il sympathique de se rendre compte que, finalement, ces stars sont comme tout le monde? Est ce rassurant de voir qu’il n’y a pas que moi qui a une sale tête en sortant d’une nuit de fête? ou que les problèmes de famille touchent aussi bien les riches que les pauvres…

La star Ac, Koh Lanta, the Voice deviennent des émissions populaires et ont remplacé les « champs Elysées » de mon enfance. Est ce porteur d’espoir de se dire que tout un chacun a du talent? Est ce encourageant de penser que si mon voisin y arrive, tout espoir n’est pas perdu pour moi?

Ou bien, peut on comprendre que ce genre de média devient une activité commerciale très rentable. Elle diffuse, en effet, des spectacles à peu de frais, en mettant en scène des artistes inconnus, qui ne coutent rien…

Mais quelle tristesse au final! Qu’est ce qui fait encore rêver le peuple? Bien sur le vedettariat et la sacralisation d’un artiste a atteint parfois une idolâtrie démesurée. Aujourd’hui notre société est dans l’excès inverse.

Des personnes admirables, il y en a toujours autant, je veux le croire. Malheureusement les médias tournent souvent leur zoom vers la médiocrité, les disputes de la famille. Les conflits après le décès de Johnny Halliday en sont un parfait exemple… Et si, par grâce, un artiste atteint le succès, c’est la maladie de René Charles ou la dépression d’Adèle qui sera guettée pour faire un bon tirage!

Quelle tristesse! Qui est là encore pour nous faire rêver?!

 

un regard admiratif

 

 

 

 

 

Regardons ou le soleil brille! Hommage à ceux qui m’ont invités au mouvement…

Lever de soleil sur la Sure
Lever de soleil sur la Sure

Nous voici rentrés dans l’automne de plein pied. Après une belle résistance de la douceur, le ciel a soudainement changé, les jours raccourcissent. Moins de temps, du coup, pour mon jardin car, en rentrant du travail, la nuit tombe vite.

De toute façon lui, mon jardin, va rentrer en sommeil. J’ai taillé mes asperges, arraché les pieds de tomates, de courgettes… et couvert de cartons les carrés de terre pour le protéger du froid et de l’assèchement.

Cette période, ou la soirée se passe plus à l’intérieur, devient propice pour se recentrer, aussi, à l’intérieur de soi. Pour ma part, elle arrive alors qu’approche l’aboutissement de ma formation. Alors que ce congé de formation professionnelle m’a permis de prendre du recul sur ma position de professionnelle, je me retrouve là à une période ou je dois décider de la direction à prendre.

Entre les révisions et les lettres de motivation, je regarde mon blog et j’ai envie d’en refaire l’introduction. Pour revenir sur un hommage, un hommage à ceux qui m’ont mise en mouvement pour sortir d’une routine, et rechercher de nouvelles stimulations.

En effet, alors que mon environnement et plus largement notre société nous envoie beaucoup de signaux négatifs, que ce soit d’un point de vue politique, économique, environnemental… j’ai souhaité me mettre en recherche de points positifs. Ma conviction étant, que les périodes de crise sont toujours génératrices d’initiatives « remarquables » par leur nature, mais souvent discrètes dans leurs dimensions.

Mon premier pas a été ma participation à une conférence

de la ligue des optimistes de France.

Cela pouvait à cette époque, paraitre presque indécent, de se manifester auprès d’optimistes dans une période marquée lourdement par les attentats de Paris, la mondialisation et le chômage, la crise migratoire…. par exemple, et pourtant…

Je suis loin de souhaiter ces catastrophes mais j’admire;

– les héros qu’elles révèlent, le magasinier du magasin casher, ou le patron de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële, par exemple,

– mais aussi ce que génèrent comme espérance les mouvements citoyens naissants comme celui des colibris, kokopelli et milles autres initiatives

– et encore l’ardeur des plaidoyers audiovisuels qui s’affichent en ce moment ; en témoigne le succès du film demain.

Que vois tu dans ce ciel?
Que vois tu dans ce ciel?

 

 

Il est certain ces éléments positifs n’effacent pas les tragédies. Les dangers qui pèsent sur notre univers, les souffrances endurées par les peuples en guerre, les difficultés sociales et la misère humaine sont toujours bien dans notre actualité. Mais il y a des coins de soleil et le soleil coexiste avec les nuages. Il ne faut pas laisser notre cœur se laisser envahir par les nuages…

 

 

 

Mon engagement dans une réorientation s’est néanmoins décidé après une deuxième démarche; ma participation à une journée au centre des Amanins à Roche sur Grâne, sur le thème du changement humain pour un changement de société.

A cette occasion j’ai pu assister à une conférence

de Mathias Lahiani, créateur du site « on passe à l’acte ».

Ce site est né de la rencontre de porteurs de projets et témoigne de l’engagement de milliers de citoyens, qui nous ressemblent, mais qui se sont investis dans une dynamique de changement. Réalisé à partir de leurs interviews, il émane de ces rencontres, beaucoup de joie, qui donne l’envie de suivre ces chemins de mutation.

Alors à la veille de cette période hivernale, je souhaite à chacun que cette hibernation, nous permette de nous engager plus avant dans la recherche des signes positifs. C’est l’heure des coins de cheminée, de plaid sur le canapé et de lectures… Alors laissez vous emporter à la recherche de sources inspirantes! Passez un bel hiver et faites de belles découvertes.

Voici ci dessous quelques unes qui permettront de resituer des évènements que je cite et d’explorer les sources qui ont été les miennes.

 

Nuages et soleil se disputent le sommet de la Vouise
Nuages et soleil se disputent le sommet de                                         la Vouise

 

 

 

 

https://www.colibris-lemouvement.org/

http://presdemonarbre.fr/index.php/kokopelli/

https://www.demain-lefilm.com/

https://onpassealacte.fr/c-est-quoi.html

http://www.changeursdemonde.net/

et pour finir….un conte inspirant!

Un conte inspirant !

 

 

 

Prendre son temps, avoir le temps… chacun son rythme!

Dans notre monde effréné la rapidité semble être une qualité attendue, parfois la preuve d’une efficacité, parfois un attribut indispensable à un service de qualité?

On mange dans un fast food, prend ses courses au drive et fait des clés minutes…

course-contre-la-montre
le temps presse….

Comme les standards de la beauté sont d’être svelte et élancé, si l’on en juge les catalogues de mode, le standard des qualités attendues à un poste de travail, dans la gestion de sa vie quotidienne, pour le rangement de se courses dans son caddy, pour démarrer au feu vert…seraient d’être rapide… En témoigne le coup de klaxon qui ne tarde pas.. si l’on s’attarde!

De mon coté, j’aime pourtant plutôt prendre le temps, flâner, profiter, musarder, lézarder… Je suis  plutôt contemplative face à la nature ou même l’activité humaine.

Un de mes loisirs préférés, lorsque j’étais enfant, était de grimper à la cime de la colline qui domine ma petite ville. Là, avec mon chien à mes cotés, j’avais plaisir à entendre monter les bruits de la ville et sentir l’activité humaine grouiller à mes pieds. Sentir cet environnement calme au dessus de l’agitation était une réjouissance!

Je n’aime pas vivre avec le sentiment d’urgence.

Ce n’est pas le cas de tout le monde, puisque pour avoir beaucoup observé les organisations de travail en équipe, j’ai constaté que les façons d’appréhender le temps de chacun peuvent diverger.

Les lents et les rapides ne s’entendent pas toujours….

Les lents accusant les rapides de bâcler. Ils ont l’impression d’être toujours ceux qui passent derrière les autres pour les finitions, le rangement… Les rapides accusant les lents de flemmarder, de ne jamais être prêt à l’arrivée d’une situation inattendue.

De mon coté, ce que je conclue de mes observations, c’est que chacun avec notre mode de fonctionnement apporte une richesse toute particulière au travail d’équipe. A condition de la sincérité dans l’engagement au travail, du souci de la bonne collaboration et d’une bonne communication, chacun peut trouver sa place.

 

De  l’apport de la science!

Or récemment, j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence dans le cadre de la semaine du cerveau, sur l’appréhension du temps par le cerveau.

La salle de cinéma était pleine pour assister à la projection du film « le temps presse ». Un débat était ouvert ensuite avec une scientifique sur le lien entre perception du temps et rythme physiologique. Malheureusement beaucoup de gens dans le public, se posaient des questions autour de « comment ne pas se laisser emporter dans notre mode de vie », « faut il ou peut-on se révolter ou subir les changements de rythme de la société? »

Nous n’avons que peu profité de la connaissance de l’intervenante, dommage… De mon coté , ce que j’ai retenu de son intervention c’est que la mesure du temps, établie par le cerveau, était liée à l’activité des zones cérébrales responsables de l’activité motrice. En effet c’est en battant un rythme, ou en réalisant un déplacement que l’enfant apprend la mesure du temps…. le temps qu’il faut pour aller marcher jusqu’à l’école; par exemple…Un livret riche de 11 petits articles nous était également distribué et l’article qui m’a le plus interpellé portait sur les rythmes physiologiques.

Il était dit « chacun de nous perçoit le temps à un rythme différent »

Ce qui semblait une évidence dans mes observations, (les lents, les rapides, les retardataires, les couche tôt et lève tard…) trouvait des explications dans la science!

Ainsi Stolarski en 2012 a démontré que les lève tôt « sont davantage orientés vers le futur » et les « hiboux » … « adoptent une perspective temporelle tournée vers l’ici et maintenant ».

Les scientifiques ont pu mettre en lien l’influence de certains facteurs physiologiques sur la conception du temps.

 » les individus avec un rythme cardiaque plus élevé surestiment les durées. Or les hiboux ont un rythme cardiaque plus élevé que les alouettes » ( qui se lèvent tôt!) « .

Ainsi la fréquence de notre propre rythme cardiaque participerait-en agissant comme une sorte d’oscillateur- à rythmer la perception subjective que nous avons du temps qui passe!

Difficile d’être tous en rythme « concluait l’article….

chacun son horloge
chacun son horloge

 

Pour les références en lien avec les recherches citées; n’hésitez pas à aller voir ces articles… mais il faut un peu lire l’anglais!

 

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/09291016.2012.656248

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23143915

Sinon….le temps qui passe m’a déjà inspiré; revoir ou revoir le lien ci dessous, si vous voulez?

Attendre, ou notre relation au temps qui passe!

Au rythme de mes pas

Aujourd’hui il a neigé. La route est glissante. Je rentre à pied.

3kilomètres d’une montée, qui quitte la ville et serpente le long de la colline, pour rejoindre la maison.

J’aime ce moment. La nuit tombe, un léger vent souffle, les étoiles brillent et la lune éclaire encore quelques nuages , fins filets de coton dans le ciel sombre.

Le soir sous la neige
Le soir sous la neige

La brise agite des bambous qui bordent la route. Leur ombre, projetée par un lampadaire, danse sur la neige blanche du bord de route.

Peu à peu je grimpe et la vue s’ouvre sur les lumières de la ville plus bas. J’entends les bruits de la ville qui montent, l’activité humaine… ces hommes qui, à cette heure, se pressent en voiture jusqu’à leurs maisons.

Au rythme de mes pas, mes pensées filent aussi. Je me sens bien. Marcher est apaisant. Le ballant du corps, la ponctuation du pas… une forme de bercement, un moment de lâcher prise à la fin de la journée de travail.

Je pense que j’ai les changements réalisés ces derniers temps dans mon parcours professionnel ont été un souffle bénéfique. Ce soir, je me sens en cohérence. Heureuse d’avoir au cours de ma journée de travail pu comprendre de nouvelles choses, résoudre certains problèmes, apporter des conseils et un peu d’écoute.

Mes pensées reviennent vers ces périodes difficiles durant lesquelles je me sentais en conflit intérieur. Je partais au travail les épaules lourdes et je n’arrivais pas à en revenir, je mangeais, je dormais avec mon travail…

Je ne saurais pas détailler comment le cheminement s’est précisément fait. Mais dans cet instant de marche et de lâcher prise je ressens que mon esprit chemine aussi. Il n’y a pas toujours des mots mais des émotions, un espèce de brouillard, un bouillonnement de pensées qui paraissent désorganisées. Au final, je ressens en cet instant que, sans que j’y mette une logique, une volonté constructive, ces temps de « tête libre » sont en fait des moments ou de grandes avancées peuvent se produire. Comme si ces moments me mettaient en relation avec une certaine profondeur obscure au fond de moi, mais un endroit ou existe en même temps une grande lucidité sur ce qui est bon pour moi.

Ainsi, peut être faut il s’autoriser un peu plus d’espaces de liberté pour nos pensées, trop souvent contraintes par la gestion du quotidien. Rêver sous un pommier a selon la légende permis à Newton de comprendre les lois de la gravité. Sans aller jusque là, de mon coté, je ressens comme essentiel dans certaines prises de décisions, ou pour trouver de bonnes idées ou une solution à un problème qui m’embête, d’avoir des temps de respiration en pleine nature. Le chemin de la maison peut parfois me suffire… si je le parcours au rythme de mes pas!

Pas dans la neige
Pas dans la neige

vitrine de vetements

De fil en aiguille, respect pour les petites mains

C’est l’hiver et mon jardin attend bien sage sous ses cartons l’explosion du printemps. Alors les soirées sont l’occasion de lectures, de farfouilles internet… et ma nouvelle activité; le tri et la gestion de mon vestiaire!

J’ai découvert grâce à ma collègue de formation Virginie Vinted!

https://www.vinted.fr/

J’ai donc passé quelques soirées à faire le mannequin, me prendre en photo avec le blouson dont ma fille est lassée, avec la petite robe que je n’ose plus porter (plus de mon age?) mais que je trouve pourtant encore très belle!

J’ai fait mon petit catalogue, espérant que ces vêtements laissés à l’abandon sur mes étagères feraient plaisir à quelqu’un, qui les ferait vivre encore un peu. J’ai fait quelques paquets, que j’ai mis à la poste avec une petite carte pour 5 à 10 euros. J’étais contente de les transmettre à une personne qui les attendait, plutôt que de les déposer dans une benne anonyme…

Et j’ai fait aussi quelques achats; un beau manteau avec encore son étiquette. Un acheteuse pressée qui n’avait pas essayé?

En fait, j’ai un peu de peine de voir les étalages de petit prix et de penser aux salaires de ceux qui ont travaillé sur ce qui nous habille, dans les ateliers du bout du monde bien souvent, mal payés et dans de mauvaises conditions…

Au fil de mes lectures, je vous fais part de quelques trouvailles, nouvelles tendances, qui ont attiré mon attention.

A Londres se développe un mouvement d’opposition à la consommation effrénée dans la mode; on la baptise la slow fashion. Pour découvrir ces militantes, avant de prendre le tunnel; voici ce petit article.

https://www.wedemain.fr/Les-soldes-Out–Rencontre-avec-les-militantes-londoniennes-de-la-slow-fashion_a3132.html

Autre chose encore; une application qui permet d’aider à sélectionner les marques de vêtements responsables. Je n’ai trouvé qu’une version anglaise… se laisserait on doubler?

http://notmystyle.org/ratings.html

Le livre du train

lecture-train
en train… de lire!

Bientôt je reprendrai le train pour aller travailler! J’en suis impatiente pour retrouver le temps et le plaisir de la lecture.

En octobre, lors de 6 semaines de stage, c’était le moyen de transport le plus adapté à mon nouveau trajet et il m’a permis de dévorer 3 livres.

Une de ces lectures a été un rendez vous particulièrement attendu et une motivation à sortir à l’heure le soir! Je me suis en effet laissée prendre par la légère histoire de Lori Nelson Spielman « demain est un autre jour ».

Sur ce, j’ai fait des recherches pour savoir qui était cette auteure… et j’ai trouvé un blog qui m’aidera pour choisir mes prochaines lectures!

Chouette de rencontrer des gens qui ont la même passion et qui aiment la partager. Voici le lien vers le blog d’Emilie! Merci à toi…

http://www.labookista.com/demain-autre-jour-lori-nelson-spielman-ed-pocket/

Quant à l’ouvrage « demain est un autre jour »; il se lit comme un roman (qu’il est), riche en suspens, rebondissements, et bien sur, un peu de romantisme. Mais il peut être aussi entendu comme un guide de développement personnel, sans toutefois avoir l’aspect rébarbatif d’une méthode…

Pour finir ce tout petit post je vous partage, par exemple, un des défis lancé au personnage principal du roman. Je le garde dans un coin de ma tête et envisage de me l’approprier; un peu? beaucoup? passionnément?

« faire chaque jour quelque chose qui nous fait peur »…?

et si c’était une bonne idée? qu’est ce que je prévois demain?