La faute à maman…………… ou faire au mieux pour l’éducation de ses enfants mais faire jamais bien!

maman canardJ’ai ressassé longtemps ces remarques que m’avait fait le pédiatre de la crèche.

Alors que j’avais souhaité tester le remplacement du lait de vache, dans l’alimentation de ma fille par du lait de soja, cet essai avait été « dénoncé » auprès du pédiatre, par la puéricultrice de la crèche. J’ai alors subi une leçon sur les risques des régimes exclusifs et les menaces de rachitisme que je faisais peser sur mon enfant.

De mon coté je trouvais difficile de voir ses petits draps tachés de sang tous les matins, son joli visage encadré de placards d’eczema sur le cou, et ses démangeaisons aux plis des bras et des genoux. J’essayais tout ce que je pouvais imaginer pour améliorer la situation, les bains de lait d’avoine, les crèmes diverses et variées, lait d’orge à boire…

Le lait de vache ayant été incriminé dans certaines études pour être en cause dans des maladies inflammatoires, je voulais tenter, au moins une dizaine de jour, de remplacer le biberon du gouter par le lait de soja. Mais dans le cadre de la crèche familiale, nos décisions s’opposent parfois à la responsabilité de la directrice de crèche. Mon initiative m’a valu d’avoir un rendez vous avec le pédiatre et une leçon de morale. En effet, au sortir de cette entrevue, j’ai retenu que mes absences longues du domicile dans la journée avec un travail à temps plein, une reprise des études et  des temps de transports importants étaient, peut être, aussi en cause dans les troubles dermatologiques de ma fille.

Et vlan, un petit coup de culpabilisation… C’est trop facile!

Je vivais cela comme injuste, blessant, venant d’un homme pour qui s’était si facile de conclure ainsi alors qu’il était impuissant à me proposer une solution.

Le psychosomatique a toujours été une bonne réponse de la médecine aux problèmes de santé insolubles. Je veux bien entendre la participation des émotions à la santé, ayant moi même fait mon mémoire de fin d’étude sur ce sujet… mais là cet  argument m’était envoyé en pleine figure et me rendait coupable des troubles de ma fille.

 

Avec le recul et mon chemin personnel, vis à vis de ma propre enfance, je me rends compte comme il est naturel de trouver , de chercher également dans son passé des arguments justifiant nos difficultés actuelles… et comme les mamans ont souvent bon dos!

« Je manque de confiance en moi car mes parents ne me félicitaient jamais » « je ne sais pas aimer car ma mère, ne me faisais jamais de câlins »… qui n’a pas entendu ou même émis ce genre de réflexion?

De passer dans la peau d’une maman, m’a permis de prendre conscience de tout le bien, à cette place, que j’ai voulu faire à mes enfants, et  de toutes les difficultés que j’ai rencontrées, des erreurs que j’ai pu faire, avec toute ma bonne volonté.

Cela m’a permis de me positionner différemment dans le jugement à mes parents.

Ainsi si des choses nous ont pesé dans notre enfance, c’est un chemin de croissance de s’en libérer. Plus personne ne nous contraint à les porter. Cela peut être confortable de trouver un coupable, mais devenir adulte c’est aussi arrêter de trouver des excuses.

Non, les mamans ne sont pas la cause de tous les maux…

 

 

admin3927

Originaire de la Drome, j’ai 55ans.
J’ai toujours aimé lire. Je trouve que l’écrit est un partage qui favorise la rencontre de l’autre avec le temps d’intégrer, de comprendre et faire cheminer les idées échangées.
Je profite des nouveaux outils pour, peut être, créer des liens ou des ponts au delà des limites géographiques qui me sont accessibles dans l’instant par la magie d’internet.
Je suis professionnellement en reconversion et issue des métiers de la santé. Questionnée par les valeurs que je porte, dans un univers soumis à des contraintes d’entreprise sans en avoir les moyens, je choisis d’acquérir des compétences techniques en informatique de façon à poursuivre encore quelques années dans l’emploi. J’attends de cette reconversion qu’elle me permette un peu de distance par rapport aux situations humainement parfois bousculantes.
J’ai trois enfants jeunes adultes et leur autonomie me donne l’occasion d’être plus disponible pour satisfaire à mes passions de jardinage et réaliser ce tête à tête avec mon journal de bord sur ce blog.
J’évoquerai du coup un peu pèle mêle mes réflexions sur l’éducation, le jardin, la relation humaine…

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