Promenons nous dans les bois, c’est la saison des châtaignes…..A moins que la cynips n’ai déjà sévi?

Je prends à nouveau le train pour aller en stage et je redécouvre le plaisir de la rencontre imprévue.

Ce soir, c’est avec le producteur et vendeur du panier paysan qui attendait à la sortie de la gare, que j’ai connu la cynips!

 

chataignes en bogue
chataignes en bogue

Comme je m’extasiais devant ses belles châtaignes, il me confirmait qu’il était heureux de pouvoir en proposer à la vente. Ces deux dernières années, en effet, ce petit insecte venu de Chine avait infesté les châtaigniers et ils n’avaient pas eu de production. Après avoir d’abord touché l’Ardèche, cette petite mouche qui vient pondre à la base du bourgeon de la fleur, produit une gale. Cette maladie empêche ensuite la floraison et la production du fruit!

Bon, je ne m’étais pas rendue compte de ce désastre? Peut être n’a t-il pas touché notre Bois joli?

Heureusement le combat fut mené avec le torymus, une microguêpe également originaire d’Asie. Celle ci vient pondre dans la galle du cynips. Sa larve se nourrit de son hôte et sauve ainsi la floraison du châtaignier.

galle du chataignier
galle du châtaignier

Cette lutte biologique est une réussite, qui nous permettra de gouter encore quelques belles années, des marrons chauds… et du miel de châtaignier!

Lui aussi très menacé par le parasite.

Ceci dit, si vous allez dans les bois en ce moment, c’est la saison, des châtaignes et des champignons; alors soyez vigilants! Maintenant vous êtes avertis; donc si vous observez des galles du châtaignier, il faut le signaler en mairie.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023151702

 

 

 

 

 

 

Petits travaux à l’approche de l’automne; la récolte des semences

Les jours diminuent, la chaleur aussi. Les productions au jardin faiblissent… et pourtant il y a encore des récoltes importantes à faire!

Je pense à la préparation des plantations futures. En effet certains de nos plants arrivés à pleine maturité sont venus à fleur, puis à graine.

Alors il ne faut rien gaspiller; récolter et protéger ce qui fera la richesse de notre jardin de printemps.

J’ai donc fait ce soir ma petite cueillette de graines; salades, poireaux, oignons, céleris, coriandre.

J’ai égrainé et fait de petites enveloppes que j’ai stockées dans ma cabane de jardin. Puis j’ai enterré les rameaux restant… peut être y avait il encore quelques graines oubliées. Elles hiberneront et reviendront aux premières chaleurs.

Et maintenant; patience!

coriandre
Les tiges de coriandre portent de précieuses graines
fleur de poireau
La fleur du poireau a déjà de petits germes de poireaux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

récolte des graines de céleri
Récolte des graines de céleri
mes semences
Je prépare mes semences pour le prochain printemps!
Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Voici 3 ans qu’elle donne de la couleur à mon jardin, ma belle inconnue… Je l’ai d’abord rencontrée lorsque nous mangions en famille des crêpes cambodgiennes; les banh tcheoh. La cuisine de ce pays s’accompagne souvent de toutes sortes d’herbes et plantes, odorantes et savoureuses. Je les mange en confiance et avec délice mais souvent sans connaitre leurs noms. Ma belle sœur m’a ensuite offert un petit plant  et, cela fait maintenant trois ans que cette plante revient chaque été et colore de rouge les espaces de mon jardin.

En plus des usages traditionnels en cuisine asiatique, je l’utilise comme la menthe; avec le taboulé par exemple…

En mélange aux salades vertes, elle ajoute de la couleur et relève le gout. Une salade verte toute simple peut devenir alors un tableau de couleur avec en plus quelques fleurs de bourrache et pétales de soucis!!

salade verte perilla et fleurs bourrache / souci
Bon appétit!

Mes amis me demandent des plants… Je ne peux rester bête plus longtemps; alors je me lance dans les recherches et vous partage ci dessous ma découverte.

Cette plante est Originaire de l’Asie du Sud-Est. On la nomme Périlla en France et on la trouve dans des catalogues de vente par correspondance.

Plante sauvage et vénérée de l’Himalaya jusqu’en Birmanie, elle est maintenant cultivée et consommée couramment en Chine et au Japon.
Au Japon, on l’appelle le Shiso.

Il en existe plusieurs variétés et notamment une forme verte, longtemps considérée comme une plante sacrée en Asie du Sud-Est probablement pour ses vertus médicinales. Elle est par exemple antiseptique. Aux Etats-Unis, ou elle a été importée par des migrants japonais et coréens, on la nomme «Beefsteak plant », en reconnaissance à ses qualités antiseptiques appliquées aux viandes, avec lesquelles elle peut être mélangée. On lui attribue également la possibilité d’atténuer les risques allergiques et, par exemple, pour les fruits de mer ou crustacés, qu’elle peut accompagner dans les sushis.

La variété rouge est également très utilisée comme colorant alimentaire.

Quant à sa culture, elle se développe très bien en un été, dans un jardin en pleine terre. Elle ne craint ni le soleil, ni la sécheresse. Elle fleurit avant la fin de l’été, laisse ses graines dans le sol et revient l’été suivant. Mais elle peut aussi être cultivée en pots. Elle a d’ailleurs longtemps été utilisée exclusivement en plante ornementale par les fleuristes dans nos pays.

Je peux donner des plants si vous le souhaitez, via le site mytroc.fr

http://mytroc.fr/

Au plaisir!

Perilla ou shiso au jardin

 

 

 

Ma rhubarbe, des cotes acidulées,des feuilles toxiques pour l’homme….mais un insecticide naturel facile à faire.

Ma rhubarbe, des cotes acidulées,des feuilles toxiques pour l’homme….mais un insecticide naturel facile à faire.

Voici une plante qui se fait oublier. Elle se débrouille seule, tranquille, dans le coin du jardin. Végétant l’hiver et sonnant le printemps par une grande hampe florale. Elle se fait abri de fraicheur, parfois, pour les limaces. Qu’a cela ne tienne, je soulève ses grandes feuilles et la chasse     est ouverte!

feuilles de rhubarbe
feuilles de rhubarbe
pieds de rhubarbe
pieds de rhubarbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ces feuilles sont toxiques pour l’homme, ses cotes acidulées peuvent se

consommer en tarte, en

tarte à la rhubarbe
tarte à la rhubarbe

confiture, par exemple. De mon côté, j’ai un faible pour un mariage avec la pomme dans une compote.

 

Mais aujourd’hui, je voulais vous faire connaître mon essai de purin de rhubarbe. Longtemps tentée par la fabrication de purins végétaux pour l’élimination des insectes parasites, j’étais découragée par la durée des manipulations. J’avais bien essayé avec l’ortie, mais avais renoncé, déçue par la puanteur de la pulvérisation!

J’ai trouvé pour la rhubarbe une recette qui est simple et rapide.

macérat dans l'eau bouillante
Macérat dans l’eau bouillante, une tambouille qui sent l’épinard!

 

Je m’organise donc ainsi, 1.5 kg de feuilles de rhubarbe, que je déchire en morceau dans un seau ménager. Je fais bouillir 3 marmites d’eau de pluie, récoltée sous mon chéneau soit environ 10 litres. Puis j’ébouillante les feuilles de rhubarbe et laisse macérer une journée.

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, un entonnoir, une vieille chaussette nylon, et deux bidons d’eau déminéralisée vides et je filtre le macérat.

Mon atelier purin de rhubarbe!
Mon atelier purin de rhubarbe!

C’est simple, cela sent l’épinard. .. et je n’ai pas eu le temps d’oublier mes feuilles qui trempent!

Mon laurier rose est cafi de pucerons jaunes ( comme dirait maman) et un artichaut a le cœur infesté également. Voici donc mes premières cobayes pour un essai de mon super insecticide naturel.

Je vous laisse suivre mon expérience. Voici mes plantes avant traitement;

Laurier rose et pucerons
Pied artichaut et pucerons

 

 

 

 

 

 

A suivre….

Le vol du hanneton

 

J’aime beaucoup la nature, mais j’ai mis un peu de temps à m’habituer à fréquenter les insectes de près. Si maintenant les abeilles sont mes amies, cela n’a pas toujours été le cas… et j’ai encore un petit sursaut lorsque je croise araignées, mille pattes ou autres!

En ce moment ou il fait si chaud et ou l’arrosage de fin de journée est nécessaire; il y a un insecte qui m’embête et je viens de découvrir un peu mieux ce coupable! C’est le hanneton.

Il vole à la tombée du soir et il vrombit littéralement à mes oreilles alors que je m’applique à mes paisibles travaux du soir. Je cours me mettre à l’abri et guette son éloignement. Je retourne à mes travaux, mais il revient en rondes régulières.

hanneton ailes déployées
Hanneton dépliant ses ailes, cachées sous deux élytres.Un vol qui ne passe pas inaperçu!

Qui est il? comment m’en débarrasser? Dois je me résigner à faire ami avec lui? comme j’ai appris à aimer les abeilles, lorsque j’ai connu l’importance de leur travail?

Lors de mes recherches, je découvre que nous avons la « chance » que nos campagnes aient été largement arrosées d’insecticides autrefois. Il représentait en effet un véritable fléau à un époque, au point que l’on organisait des hannetonnages. Dans le département de la Mayenne, des études publiées autrefois, rapportent ces véritables ramassages organisés avec l’aide des écoliers du département. Ainsi en 1888 on rapporte la récolte de pas moins de 53 459 kilos de hannetons… que l’on faisait ensuite dissoudre dans de la chaux.

Pour plus de précisions sur ce passé historique , je vous renvoie vers le site d’André Lequet en suivant ce lien;

https://www.insectes-net.fr/melolontha/hannetonnage.htm

Au delà de l’histoire, ma curiosité m’a conduit à comprendre, comment chasser cet insecte. Car, non seulement il m’embête les soirs de fin juin, début juillet; mais aussi c’est un vorace dévoreur de feuilles. Et sa larve est un ravageur gourmand du potager.

larve de hanneton
La larve dodue du hanneton, un régal pour les poules ou une friandise pour les sangliers… dans mon jardin , un désastre pour les salades!

Pour le poursuivre, mieux vaut essayer de le traquer sous forme de larve… il se déplace moins vite! De plus sa présence se signale par le dépérissement des légumes sur lequel il a jeté son dévolu.

La femelle va pondre à maturité une vingtaine d’œufs qu’elle déposera en sol meuble à une quinzaine de centimètre sous terre. Cette larve mettra 3 ans pour arriver à maturité et s’envoler après sa métamorphose.

Durant ses trois années chaque printemps, elle remonte près de la surface pour se nourrir, des racines des légumes du potager. ( si elles ont été pondues près de leur réfectoire!)

Et c’est ainsi que je comprend maintenant que certaines salades ont l’air de se faner, sans que l’on observe d’insectes sur les feuilles. Et bien la prochaine qui a une mauvaise tête, j’irai voir à sa racine s’il n’y a pas une larve de hanneton!

Pour plus de précision pour cette chasse, je recommande les conseils de papy noun sur sa chaine youtube.

https://www.youtube.com/watch?v=k62hmUcUk0Q&feature=youtu.be

la cétoine dorée!
élégante , la cétoine dorée!

La larve du hanneton n’est pas à confondre avec la larve de la cétoine dorée qui est un insecte se nourrissant de plantes en décomposition. Bien que très ressemblante, elle, vit dans le compost ou les tas de feuilles ou herbes de tonte…

 

 

le stress de la salade

le stress de la salade

 

Je laisse souvent se reproduire seules les salades. Il est agréable d’entretenir ainsi la culture d’une variété qui a donné satisfaction. La laisser fleurir, se semer et repousser sans effort, pour le jardinier est idéal.

Cependant point trop n’en faut. Cette montée en fleur ou montaison arrive parfois bien trop tôt, impossible d’avoir de belles  salades, car elles sont parties en fleur avant de nous avoir fait de belles pommes et des cœurs charnus!

Savez vous que ce qui favorise leur montaison, c’est le stress?

Et oui , la salade aussi peut être stressée. Bon, ce n’est pas les mauvaises nouvelles du journal, ou le bulletin de notes de vos enfants qui vont la contrarier; mais à son niveau ce sera les conditions climatiques qui provoqueront le stress.

Alors qu’est ce qui stresse la salade?

  • un petit coup de froid, soit une température extérieure quelques jours entre 5 et 10 degrés durant quelques jours et la salade croit que la mauvaise saison va bientôt arriver… elle se dépêche de se reproduire.

Alors ne pas se presser, comme disais ma voisine attendre qu’il n’y ait plus de neige sur la Sure pour planter, ou le passage des Saints de glace? soit les 9 ,10,et 11 mai. Autre solution encore ; choisir des variétés robustes au froid, ou les salades d’hiver à privilégier dans les premiers jours du printemps.

 

  • La soif! le manque d’eau ou stress hydrique est encore un facteur de montaison.

Mieux vaut ainsi arroser peu mais plus souvent, ou encore mieux, protéger le sol de l’assèchement par un paillage. De mon coté, je disperse les herbes de tontes de la pelouse au pied de mes légumes. Cela représente trois avantages; un voyage de moins à la déchetterie, la fraicheur qui reste au pied des légumes et les mauvaises herbes ont du mal à pousser sous mon tapis de paillis.

  • et pour marier les deux facteurs; éviter l’eau froide sur les pieds chauds de la plante.

Arroser à la fraiche, et privilégiez l’eau du récupérateur d’eau de pluie. Elle sera à la bonne température.

montaison; boutons de fleurs de salade
boutons de fleurs de salade

 

PS; Savez vous que parfois on profite de ces réactions de stress pour faire produire des fleurs, chez les ornementales? Comme par exemple l’orchidée!

un léger froid et manque d’eau, l’hiver, favorisera le retour de ses fleurs!

 

 

La sexualité des cucurbitacées! ou la saveur des fleurs mâles…

Ce matin j’ai reçu une invitation! L’invitation d’un magnifique corolle jaune, lumineuse comme le soleil, alors qu’aujourd’hui notre ciel était couvert… Une fleur de courge! Les plans sont magnifiques et en écartant les feuilles exubérantes ce n’est pas une invitation mais une évidence qui s’est proposée à moi; je vais cueillir ces belles fleurs pour … les cuisiner et les honorer… dans mon ventre!

pollinisation de la fleur de courge ou courgette
Fleur femelle de courge avec le stigmate visible au fond du calice

Mais avant je voudrais partager un peu de sciences naturelles. En effet pour être petite fille d’agriculteur, j’ai appris il y a peu seulement, le mode de reproduction des cucurbitacées. Du coup , je me dis que cela peut aussi étonner quelqu’un d’autre!

En effet , cette première corolle qui m’a invitée était une femelle. On reconnait au fond de son calice un « stigmate »; c’est le nom de cette petite proéminence. Sagement , elle attend l’insecte qui lui apportera le pollen de la fleur mâle, pour pouvoir une fois fécondée développer le fruit qui est déjà en forme sous sa fleur.

fleur femelle de courge
le stigmate de la femelle
le pistil de la fleur mâle de courgette
le pistil de la fleur mâle

 

 

 

 

 

 

Et voilà donc pourquoi, régulièrement de petites courgettes, flétrissent si peu de temps après avoir commencé à gonfler! Elles n’ont pas été fécondées. Soit les abeilles, n’ont pu les atteindre, sous le feuillage? soit elles étaient à l’abri par temps de pluie? ou bien elles étaient exterminées par le glyphosate?

En effet, ils faut qu’elles fassent vite;  puisque la durée de vie de la fleur  est seulement d’une journée!

Mais la main de l’homme peut remplacer l’abeille, si besoin, et donc , je me suis convertie en pollinisateur. J’ai cueilli mon bouquet de fleurs mâles, et présenté le pistil des fleurs mâles à mes deux fleurs femelles épanouies. Après une petite friction et avec de la patience… je vais espérer voir grossir les renflements au pied de mes femelles!

la fleur de courge et son embryon de fruit
la fleur de courge et son embryon de fruit

En attendant… je vais préparer un joli plat de fleur de courge, farcies.

Pour cela; rendez vous sur un site de blog cuisine. Vive les blogueuses!

Je vous recommande celle que je viens de tester… c’est un régal et pas si difficile que cela à réaliser. Ce qui est parfait c’est que la farce est réalisée avec des blettes et que c’est la pleine période de leur production.

Voici le lien;

http://miechambo.canalblog.com/archives/2008/08/28/10340912.html

Encore deux choses, si vous souhaitez conserver la variété que vous appréciez, de courge bien rouge ou à la saveur muscade, ou .. que sais je encore? peut être alors serez vous obligé de contrôler la pollinisation. Il faudra alors pincer la fleur femelle afin de refermer ses pétales et éviter l’accès des abeilles pour venir manuellement appliquer le pollen de la fleur mâle de même variété. En effet les courges (ou les courgettes) ne sont pas racistes… et s’hybrident naturellement. Une autre solution consiste à protéger les plans par un filet anti insecte ou à planter les différentes espèces à une distance… considérable de plus de 3km! ce qui est rarement le cas de nos jardins…

Si l’hybridation ne vous gène pas et pour ne pas être obligé de surveiller les fleurs et les polliniser manuellement, il vaut mieux favoriser les abeilles…

                          alors; mettez des fleurs dans votre jardin.

Les abeilles apprécieront

et s’occuperont bien de vos cucurbitacées!

 

Fleurs aromatiques et mellifères
Aromatiques et mellifères

 

PS; je dédie cet article à ma maman… aux pouces verts et qui se désole quand mes courgettes « échaudent » ( vocabulaire non conventionnel? est ce un patois?)… comme celle ci par exemple.

 

embryon de courge dont la fleur femelle n'a pas été fécondée.
embryon de courge dont la fleur femelle                                    n’a pas été fécondée.

 

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

J’ai mis beaucoup de cœur à faire un beau jardin, mais en ce moment, mes salades et mes blettes s’emballent et montent avant que je ne les coupe…

Par ailleurs, sans effort, une surprise d’étale dans mes allées; le pourpier s’est en effet invité et s’épanouit là ou le sol est bien sec et tassé, sur les cheminements.

En effet cette plante est heureuse et prospère sous les climats chauds. Elle est vendue et cuisinée couramment dans les pays méditerranéens et participe au régime maintenant bien connu des cardiaques; le régime crétois.

Chez nous elle revient un peu à la mode et est recherchée dans les boutiques ou sur les marchés bio, du fait de ses nombreuses qualités; riche en vitamines C et B et en oméga 3.

Donc avant de l’avoir tout piétiné; j’ai décidé d’en faire mon entrée de ce dimanche!

Ma récolte

Accommodée avec de l’ail, du basilic, de l’huile d’olive, sel et vinaigre balsamique, cela a fait une délicieuse salade.

Mais il existe encore d’autres façons de le manger

et je conseille aussi le pesto….

Mixer 80g de parmesan,

avec deux gousses d’ail,

150ml l’huile d’olive vierge extra,

1/2 cuillère à café de sel,

30g d’amandes

et 150g de pourpier

c’est succulent sur des pâtes fraiches!

Sinon les grecs la mangent comme les épinards ou encore frits avec des tomates séchées et de la fêta, ou encore pour les grosses tiges au vinaigre, comme les cornichons…

Pourquoi passer à coté des bonnes choses qui s’offrent à nous? …. bon appétit!

Petite salade, tomate pourpier

 

 

Composter, du trou au fond du jardin, aux lombrics dans le garage!

 

Utiliser les déchets de la cuisine, pour en faire un fertilisant, a été rapidement un objectif; une façon de faire d’une pierre deux coups.

le composteur bois , mis a disposition par le pays Voironnais

J’ai d’abord participé à la mise en place des composteurs par le pays Voironnais.

Joli bac de bois, il a recueilli toutes les épluchures mais aussi restes de bouquets puis feuilles fanées, fanes non utilisées. C’est pratique d’avoir sous la main ce grand bac. Ensuite, de là à réaliser avec un fertilisant pour le jardin… ce n’est pas la même! Trop de matières ligneuses, des longues périodes ou, le travail, la durée des jours.. ne permet pas de sortir s’occuper du compost, qu’il faut un minimum tourner et arroser éventuellement. Résultat , je récupère au bas du bac un peu de matière sombre et grasse que je mets au pied des tomates, par exemple, quand je les plante. Mais les quantités restent limitées et je garde toujours un bloc de végétaux mal décomposés et encombrants.

Deuxième étape, mon bac plat en fond de jardin, que j’ai rempli durant une année des déchets de pluche, de taille… Je vais le mettre en culture cette année. Je vais y planter mes courges car elles adorent le compost.

Et enfin ma dernière expérience; j’ai adopté des lombrics… pour qu’ils m’assistent dans la tache de compostage!

Aidée par le Pays Voironnais, j’ai répondu à une invitation à une formation qui ouvrait à la mise à disposition d’un lombricomposteur. Me voilà donc en réunion de formation avec une douzaine de personnes motivées autour de la table et un jeune animateur, féru en petites bêtes.  Nous allons tout savoir sur la vie des eisenia!

Des personnes déjà adeptes partagent leur expérience. C’est une soirée plutôt sympa, qui me voir repartir avec mon instrument… plutôt design et une poignée de vers. Notre formateur nous apprend les notions essentielles sur la gestion de l’humidité, l’équilibre carbone azote.

Une notice de poche, si on a oublié notre stylo pour les notes…nous accompagne!

La notice de montage… un peu de bricolage! tout simple..
les recettes de cuisine pour le démarrage.

L’azote, apporté par les déchets alimentaires, doit représenter 60 à 70% des matières déposées dans le lombricomposteur et le carbone, apporté par papier ou carton type boite à œuf, rouleau papier WC… représentera le complément. Il faudra éviter l’ail et l’oignon ( vermifuges..oui c’est plutôt recommandé pour nos enfants excités à la pleine lune!) mais aussi la viande, la graisse, et le agrumes ( pour les huiles essentielles contenues dans la peau… voir le chapitre sur l’orange!) Voilà le menu à composer pour voir grandir ma petite colonie débutante….

Un conseil surtout éviter le stress! Et oui, ces petites bêtes ont besoin de calme! éviter de les mettre à coté de la machine à laver ou de tout autre équipement qui pourrait entrainer du bruit, des vibrations…Éviter encore de soulever sans arrêt le couvercle, et de remuer la litière pour les rechercher; car ils n’aiment pas la lumière.

L’organisation de cette mise à disposition est bien réfléchie. En nous rassemblant autour de la table cela crée des liens, une communauté même , je dirais…Puisque lors de la mise à disposition nous pouvons bénéficier d’un lien vers un fichier de « donneurs de vers ». Il s’agit de propriétaires déjà experts, qui ont développé des colonies suffisantes pour partager leurs lombrics et lancer de nouveaux éleveurs.

Arrivé à la maison, je fais le montage.
Du beau matériel, fabriqué à Apprieu. C’est à coté; super!
Je trouve que finalement c’est un très bel objet.

J’installe mes petites bêtes et m’impatiente de voir grandir mon élevage. En effet au début il a du mal à consommer ma production de pluches car trop peu nombreux.

un peu de substrat; papier, carton, terreau, pour une bonne installation
la recette au complet!

J’ai alors fait appel aux donneurs de vers. A cette occasion sur la carte, je cherche un donneur pas trop loin. Anonyme, je n’en connais pas l’adresse. Je mets un message et j’ai la bonne surprise de retrouver une ancienne voisine. Retrouvailles sympa, échanges de conseils et.. des nouvelles de nos enfants. Je repars avec une petite boite de lombrics. Voilà ma colonie agrandie.

A ce jour, j’ai deux mois de recul et le bilan;

  • les vers mangent leur poids par jour! ( heureusement que je ne fais pas pareil!) Malgré leurs efforts mon composteur accueille les épluchures courantes d’une personne. J’ai un bac plein à 3/4. Peut être un peu juste pour une famille?
  • Par contre aucune odeur, pas de mouches, le lombricomposteur se fait oublier dans le décor.
  • Pas encore de production disponible pour le jardin mais la colonie s’est bien agrandie, est bien active… et je compte sur eux pour l’automne prochain!
Élégant, non, mon lombricomposteur?

Par ailleurs je trouve plutôt sympa de les voir travailler. Ils sont timides et jouent à cache cache dès que je soulève le tapis de protection.

Je vous tiens au courant de la production dès que possible.

 

 

 

 

 

C’est le printemps! après l’avoir protégé, je découvre mon jardin et le met en beauté!

 

L’an dernier, j’ai été séduite par la découverte de la permaculture. Après de la lecture, le suivi d’un stage chez Caroline… et l’achat de ma grelinette; je comprends que l’objectif est d’utiliser les ressources de la terre; insectes auxiliaires, paillage, plantes amies pour un jardinage dit parfois « du jardinier paresseux ». Surtout ne pas bousculer le sol en le retournant mais plutôt veiller à le protéger de l’assèchement, en le couvrant, en l’amendant…

Banc de compostage en fond de jardin

Je vais donc tenter cette année la culture sur butte. Mon mari a donc réalisé un grand bac au fond du jardin et j’y ai déposé des planches du carton, et au fur et à mesure les déchets de la cuisine. Cela fait un an que je remplis ma butte , et qu’au fur et à mesure elle s’aplatit, se transforme…

 

Le carton, protège et enrichit la terre en carbone

Quant au reste du jardin, il a passé l’hiver sous une couche de feuilles mortes et de cartons pour le protéger; ce qui est un grand principe de la permaculture; ne jamais laisser la terre nue.

 

Résultat; c’est le printemps, la tempête, la pluie, le vent sont passés et mon jardin ressemble à une déchetterie!

 

feuille dentelle… après 5 mois sous les cartons de protection!

 

Cependant sous les cartons, on découvre des petits trésors de dentelles!

Avec un rayon de soleil… c’est reparti. Je vais le faire tout beau.

 

C’est donc parti pour des recherches youtube, lectures diverses et voilà que je construis mes buttes de culture.

La grelinette pour travailler la terre sans effort et dans le respect du sous sol. Je recommande
Sous la butte un lit de bois mort et de cartons
La terre recouvre cartons et bois, petites salades et oignons rouges démarrent nos plantations de printemps

Je creuse, remplis de carton de bois morts et recouvre, plante et paille avec mon herbe de tonte.

Quelques suées plus tard, je suis fière de vous présenter mes premières buttes de culture.

et enfin je paille la butte avec les herbes de tonte pour protéger la terre et conserver l’humidité.

Autre principe, ne pas juxtaposer la même variété de légume coté à coté car sinon cela peut faciliter la propagation des maladies. Il faut encore favoriser les plantes amies. Donc je vous présente la première de mes création; butte blettes, salade, oignon.

Je trouve cela tellement beau, que je ne sais pas si je pourrais arracher la première salade car elle fera un trou dans mon harmonieuse composition!

 

Je ne manquerai pas de donner le suivi et les résultats de ces efforts dans la suite de ce blog!

 

En attendant, je me régale, les yeux!