Pourquoi j’aime avoir des tournesols au jardin?

Fleur de tournesol
Un soleil lumineux dans le jardin et le plaisir des butineurs.

Mon premier tournesol,

un souvenir de Fiona.

L’histoire de mon premier tournesol est celui d’économie collaborative. Quel rapport … me direz vous? Et bien,cela commence par une histoire de troc! En effet j’avais, au printemps, fait un peu de ménage dans mon jardin.  Des stolons de fraisiers s’étaient multipliés et envahissaient les buttes que je réservaient aux légumes. J’ai donc fait des propositions sur le site Mytroc et mes plants de fraisiers ont fait plaisir tout près de chez moi à Fiona. Je suis allée chez Fiona avec mes plants de fraisiers et je suis revenue avec 2 petits pieds de tournesol. A ce moment là j’ignorai que ces fragiles pousses deviendraient d’immenses soleils illuminant le jardin. Plantés au centre, ils sont devenus plus hauts que moi et ont ravis tout au long de l’été les bourdons et autres butineurs…

(voir mon post sur mon butineur préféré; le bourdon!) http://vivelacinquantaine.fr/avoir-le-bourdon-dans-son-jardin-quelle-chance/

 

L’essayer c’est l’adopter!

A l’automne j’ai arraché ce qui était devenu des troncs et mis les grosses têtes de soleil sèches au compost.

Au printemps suivant quatre jeunes plants ont spontanément levé aux premières chaleurs. Je les ai positionné de façon à ce qu’ils procurent de l’ombrage aux plantations que je mettrai dessous.

Le tournesol est plante amie du concombre. La tige du tournesol peut être un bon tuteur… que j’ai du renforcer quand même avec les épisodes de vents violents que nous avons eu.

Récolter ses graines

une partie de ma récolte de fleurs de tournesol
C’est parti pour la récolte!

Cette année multipliée par deux ma production de fleurs était belle et j’ai envisagé de ne pas laisser perdre les graines. Coupées en septembre et séchées, j’ai ensuite frotté chaque cœur de fleur l’un contre l’autre pour extraire les fruits. Ils alimenteront la mangeoire que je vais installer devant notre fenêtre. J’espère bien ainsi avoir un peu plus de visiteurs ailés et participer ainsi à la préservation de la biodiversité.

graines de tournesol sur la fleur
Bien rangées les graines de tournesol: esthétique symétrie!

Je suis cependant inquiète, car voilà bien longtemps que je ne vois plus de rouge gorge ou de mésange. Seuls des petits moineaux viennent encore picorer les miettes que nous mettons devant la fenêtre? Ce constat corrobore peut être, hélas, les chiffres alarmants de disparition des espèces. En tout cas la raréfaction de la diversité des oiseaux de mon voisinage est certaine pour moi.

Vous avez dit héliotropisme?

Au fait …de quel coté regarde le tournesol? Non sa tête ne tourne pas d’est en ouest lors de la journée… mais je confirme pour les avoir bien observés,  que les tournesols tournent la tête coté soleil levant, soit « est- sud-est ». Ceci parce qu’une hormone de croissance cellulaire, l’auxine, présente dans la tige à la base de la fleur, fait que le coté non exposé au soleil grandit plus vite et pousse donc la tête du tournesol vers le soleil!

Fin d’une croyance! Mais cependant dans mes recherches j’ai trouvé encore une plus belle histoire sur le tournesol et ses qualités…

Un médicament pour le sol

J’ai appris en effet que le tournesol a des propriétés dites de phytoremédiation. C’est à dire qu’il est capable de capter des métaux lourds et autres polluants notamment radioactifs dans le sol. Planté à Tchernobyl avec de bons résultats, il est maintenant utilisé à Fukushima… avec le cannabis (qui a les mêmes propriétés vis à vis du sol! ). Il peut aussi absorber des métaux lourds comme le plomb et est utilisé à Chicago par exemple pour décontaminer des sols d’anciens quartiers urbains.

Pour en savoir plus voici un lien qui présente les initiatives en cours à Fukushima.

https://www.journaldesfemmes.fr/jardin/fleur/1095587-les-tournesols-symbole-de-la-renaissance-de-fukushima/

 

 

 

 

 

Le jardin extraordinaire de ma belle sœur

ornementales et comestibles
Massif de bienvenue!

J’ai délaissé pendant la période estivale mon jardin… pour en visiter d’autres. Je reviens avec de nouvelles idées et des graines à semer.

J’aime ces partages entre passionnés. J’aime voir pousser ce qui m’a été transmis et, garder un peu de présence amie, ainsi auprès de moi.

En tout cas j’ai trouvé forte concurrence, dans la banlieue de Boston. La grande maison de briques rouges de notre famille est entourée sur les quatre cotés d’un jardin. En pente, il grimpe sur la colline pour rejoindre  ensuite un joli bois. Étagé, il mélange agréablement les fleurs et les légumes.

Un treillis dans le massif d’entrée, supporte les rames des courgettes dont les fleurs comestibles concurrencent les ornementales.

Sur le coté de la maison, le serpentin d’une pousse de courge ondule dans une allée de pelouse  ….

Ce qui m’a amusé, et la ou je donne un bonus à ce jardin… ce sont les idées recyclage et écologie! En effet, sans militantisme, sans affichage, c’est tout naturellement que ma belle sœur a récolté pour une deuxième vie des objets du quotidien. Ceux ci sont venus trouver place et se rendre utiles au milieu des légumes.

Des moustiquaires de fenêtres ferment ainsi le sommet des tonneaux de récupération d’eau.

Une armature de tente marabout devient une treille … et les  chenilles cure pipe colorées viennent lier avec des nœuds de couleur les tiges des légumes grimpants!

Le summum revenant au bateau posé sur la pelouse qui recueille les eaux de pluie et les met à disposition pour l’arrosage. Inattendu, il est posé, légèrement incliné, comme indolent. Une douceur se dégage de ce paysage jardinier.

Pour le plaisir, je partage ces quelques images.

… et pour la recette des feuilles de patates douces: allez voir le lien ci dessous:

http://vivelacinquantaine.fr/en-attendant-la-patate-douce-goutons-ses-feuilles/

Bonne visite!

 fleurs de courges et ornementales
Le massif d’entrée; fleurs de courges et ornementales se concurrencent
des cures pipes colorés lient les longues tiges à la treille
Des cures pipes colorés lient les longues tiges à la treille

 

 

 

 

armature de tente -treille de jardin
Au milieu de la pelouse trône l’armature de la tente support des légumes grimpants
Navigation en pelouse, le bateau sert de réserve d'eau.
Navigation en pelouse, le bateau sert de réserve d’eau.
Massif varié et comestible: haricots, courgettes, patates douces...
Massif varié et comestible: haricots, courgettes, patates douces… dont nous mangerons les feuilles bien sur!
on n'en perd pas une goutte, sous la gouttière! et les moustiquaires de fenêtre sont recyclées sur le bidon.
On n’en perd pas une goutte, sous la gouttière! et les moustiquaires de fenêtre sont recyclées sur le bidon.
sous la treille: fleurs, légumes et cure pipe
Sous la treille: fleurs, légumes et cure pipe

 

et dès que la pluie est annoncée… on sort le grand jeu!

recueil des eaux pluviales de la toiture
La pluie est annoncée: vite la plomberie d’usage est installée!

En attendant la patate douce… goutons ses feuilles!

Plante de patate douce au jardin
Plante de patate douce au jardin

Ce tubercule d’origine exotique est souvent associé aux menus festifs.

J’ai adopté cette année une nouvelle culture dans mon potager; la patate douce.

J’aime ce légume qui se marie à merveille en purées avec la dinde de Noël, le magret de canard au miel ou en ragout avec des viandes au curry ou des tajines.

Mon petit plan a pris de l’ampleur et de longues rames courent sur le sol. Les toutes nouvelles feuilles sont luisantes et brunes puis s’éclaircissent en un vert plus soutenu et mat en vieillissant sur la tige.

Toute fière de la bonne santé de ma nouvelle protégée, je la présente à ma belle sœur. Comme bien souvent, elle me dit… « mais tu sais que les feuilles de ce légume sont bonnes à manger? »

(… enfin presque comme ça… parce qu’elle a gardé quand même un léger accent et, juste ce qu’il faut, de faute de grammaire)

C’est incroyable ce qu’on néglige dans nos jardins!

En cuisine chinoise, les feuillages, et verdures constituent souvent un plat du menu; sauté ou en soupe. De ce pas, je m’en vais tester!

Et là conquise par mon essai, je me précipite pour partager cette découverte!

Voici donc ma recette; si vous avez des patates douces dans votre jardin, ne passez pas à coté!

Feuilles de patate douce sautées

  • Pour deux personnes couper une dizaine de tiges avec les plus jeunes feuilles; souvent les 5 dernières
  • Détacher les feuilles de leur rameau un peu coriace avec une paire de ciseau, les laver et les égoutter
  • Pendant ce temps trier deux gousses d’ail, et les émincer.
  • Faire dorer l’ail, dans une cuillère à soupe d’huile végétale, au wok ou à la sauteuse.
  • Rajouter alors les feuilles de patates douces et faire revenir.
  • Allonger avec un demi verre d’eau pour prolonger un peu la cuisson sans attacher.
  • Rajouter en fin de cuisson une cuillère à café de nuocmam.
  • Et savourer avec un riz blanc!

Si nuocmam et riz blanc ne sont pas dans vos favoris… j’ai appris qu’on peut aussi les préparer comme des épinards!

 

  • Ma cueillette; les feuilles de patate douce sur tige.

      Ma cueillette; les feuilles de patate douce sur tige.

De belles nuances de vert les feuilles de patate douce

 

 

 

De belles nuances de vert!

 

Ingrédient indispensable; deux gousses d'ail écrasées et dorées à la poèle.

Ingrédient indispensable; deux gousses d’ail écrasées et dorées à la poèle.

Hmm, la bonAil grilléne odeur!

Au wok les feuilles de patate douce!
Au wok!
Sur un riz nature...tout simplement!
Sur un riz nature…tout simplement!

 

Avoir le bourdon… dans son jardin: quelle chance!

Bourdon-consoude
Bourdon butinant la consoude

Avec l’age, je me suis réconciliée avec les insectes. Enfant, lorsque nous mangions sur la table de jardin, le moindre vrombissement me faisait rentrer dans la cuisine avec mon assiette en hurlant!

Aujourd’hui il m’est un plaisir de regarder butiner les pollinisateurs de mon jardin.Et je m’attriste de voir se réduire la fréquentation des abeilles.

J’admire cependant particulièrement le bourdon. Son épaisse fourrure est élégante. Noir et or, quelles couleurs chics, quelle brillance dans leur épais manteau.

Pour attirer leurs ballets aériens et leur butinage laborieux, je veille à avoir toujours de quoi les satisfaire dans mon jardin: consoude, bourrache, marjolaine, rue, hysope…

Deux bourdons dans une fleur de tournesol
Comme deux yeux dans mon soleil tournesol!

S’il est plus gros et impressionnant que l’abeille, il est cependant pacifique et peu piqueur. Comme l’abeille seule la femelle peut piquer. Elle ne perd cependant pas son dard lors de sa piqure, et donc, elle est susceptible de piquer plusieurs fois. Mais cela est rare et limité à une situation de défense exceptionnelle.

A la différence des abeilles cependant les bourdons, avec leur épaisse fourrure, ne sont pas frileux. Ils sont donc, bien plus tôt dans la saison, au jardin et donc indispensables à la pollinisation des fruitiers précoces ou dans les régions fraiches.

Enfin certaines fleurs aux longs calices ne peuvent être pollinisées que grâce à la longue langue du bourdon. C’est le cas de nombreuses plantes aromatiques.

La fourrure épaisse du bourdon, sa taille imposante parmi les butineurs, le rendent très efficace pour se charger de pollen, tant sur le dos que sur les pattes

Le saviez vous enfin: les fleurs de tomates émettent leur pollen lorsqu’elles sont stimulées par un vrombissement dont la vibration correspondant à celui de la fréquence du battement des ailes du bourdon?! Incroyable, non?

Alors décidément, voilà un insecte avec lequel il est très important de se faire ami.

 

Dap ca; un cœur de saveur

Ma belle famille vient du Cambodge, un pays ou chaleur et humidité donne une végétation luxuriante. Mais dans ce pays aussi, la connaissance des saveurs de la nature est encore très vivante. De nombreuses plantes bordent des chemins, poussent dans les étangs et varient les menus quotidiens. J’ai savouré dans des petits restaurants du pays, des fondues ou les plats de feuilles diverses étaient aussi garnis et variés que les viandes. De la délicate fleur de jacinthe, à la croquante châtaigne d’eau, les surprises sont multiples. La variété des saveurs est infinie offrant au palais des contrastes subtils. L’amertume n’est pas écartée.

Pour poursuivre le voyage de façon quotidienne, chaque fois que je peux, je plante un bout du Cambodge dans mon jardin.

Aujourd’hui je vous présente, une jolie et savoureuse plante vivace.
Le Dap ca a des feuilles en forme de cœur, romantique non?

Elle est vivace et prospère très bien dans mon jardin, disparaissant l’hiver et revenant au printemps. Elle dresse ses nouvelles feuilles sous la forme d’un petit stylet, qui se déplie et s’épanouit ensuite. Avec deux lobes de chaque coté de la tige et son bout pointu; elle ressemble bien à un cœur surtout lorsqu’elle est jeune. Sa couleur varie en fonction de son environnement et on l’appelle parfois plante caméléon car elle se teinte en rouge lorsqu’elle est exposée au soleil.

 

Da cap
Dap ca avec sa bordure et ses veinures rouges de début de saison

Ainsi, en plus de pouvoir décorer de beaux massifs sans être demandeuse de beaucoup de soins, elle est aussi savoureuse avec son gout poivré et acidulé. Elle accompagne à merveille les crêpes cambodgiennes ou banh chew.

 

Un régal avec salade verte et feuilles de shiso

Banh Chew accompagné de sa salade verte, feuilles de Dap Ca et shiso
Banh Chew accompagné de sa salade verte, feuilles de Dap Ca et shiso

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour savoir comment préparer cette recette j’ai trouvé un site dont les images sont magnifiques. Une véritable invitation au voyage gourmand.

Suivez le lien ci dessous!

http://www.canardumekong.com/2012/02/crepes-banh-xeo-et-cong-you-bing.html

 

Les pieds sur terre!

pieds nus pelouse et pâquerettes

Et pourtant, combien de fois est ce que j’ai répété:  » Va mettre tes pantoufles »!

… aujourd’hui c’est moi qui marche pied nu dès que je peux!

Pour me soulager au début, du fait de deux kystes, sur lesquels appuyaient les chaussures, j’ai commencé à me déchausser. Puis les premières tontes d’herbe étendues dans les allées de mon jardin potager m’ont invitées sur leur doux tapis.

Au bout d’environ deux mois de jardinage pied nus, mes kystes avaient bien diminués, voire disparu pour le plus petit (qui faisait quand même la taille d’un pois chiche sur le dessus de mon pied).

Concours de circonstance? Changement des chaussures en lien avec la saison? Curieuse, je recherche un peu de lecture sur la marche pied nu.

Le premier article que je trouve est sur un site de réflexologie. Sous la plante du pied des zones de terminaisons nerveuses, en lien avec nos organes, pourraient être stimulées lors de la pression à la marche et ainsi tonifier l’énergie de ces organes.

Je trouve ensuite des informations sur l’équilibre de la posture, l’appui sur le talon et le déroulé du pied qui n’est plus gêné par une semelle rigide. Des kinésithérapeutes recommandent ainsi la marche masaï. On a même inventé des chaussures pour permettre de marcher chaussé sans en avoir les inconvénients… Les MBT reprennent les modalités de la marche pied nu, stimulent tous les muscles du maintien de la posture  de façon naturelle, arrière de la cuisse, fessiers, dorsaux…

La marche pied nu a des adeptes et il se développe aussi la course pied nu. Cette activité se nomme le barefoot! Le marketing a aussi su se placer auprès de ces pratiquants en produisant des chaussures dites « mînimalistes » ou « five fingers »

Enfin, même minimalistes, les five fingers ne conviendraient pas aux adeptes du  grounding ou earthing. Ces pratiquants posent le pied nu au sol pour se décharger l’électricité statique engrangée au cours de la journée, du fait de l’usage de nos appareils électriques, et électroniques modernes. Ceci permet de diminuer le stress, augmenter les radicaux libres, améliorer ainsi le sommeil et de nombreuses autres fonctions.

Pour conclure, je partagerai cet intéressant reportage de Niobe Thomson, anthropologue, sur la course pied nu.

Et parce qu’il ne suffit pas de lire; tenter l’expérience!

Je viens en effet de me rendre compte que nombreux sont les sites naturels ou de loisirs qui développent des chemins sensitifs pour pieds nus.

Alors voici quelques idées pour cet été qui démarre;

https://www.google.com/search?q=sentiers+pieds+nus&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b-ab

Bonnes vacances!

Fleurs de potager- ou mon jardin gourmand en liberté!

De retour d’une belle journée au jardin, je partage dans cet article le plaisir des yeux, que me procure mon petit coin de nature.

J’aime pour moi même la liberté et j’applique cela aussi à mes légumes!

Ils décident parfois de pousser ou je n’avais pas prévu. Quand ils finissent de produire, mais qu’ils ont encore envie de vivre, je leur laisse poursuivre leur chemin… et cela produit des surprises que j’aime.

Tiens! une petite blette à cote rouge qui pousse dans une allée, un poireau qui monte en fleur, les géraniums de Robert qui sont exubérants devant le cabanon de jardin et les orties qui se mêlent aux pivoines…

Voici une page de couleurs et de lumière!

Bouquet de fleurs de ciboulette!
Bouquet de fleurs de ciboulette!
La modeste fleur de tomate
La modeste fleur de tomate
La rougeoyante petite arroche
La rougeoyante petite arroche
Prête à s'ouvrir; le fleur de l'oignon prépare ses atours
Prête à s’ouvrir; le fleur de l’oignon prépare ses atours
Chapeau pointu la jeune fleur du poireau est fière!
Chapeau pointu la jeune fleur du poireau est fière!
boutons de fleurs de salade
Au sommet de la salade, son petit bouquet de fleurs roses
La consoude, le régal des abeilles au jardin
La consoude, le régal des abeilles au jardin
Fine fleur du piment
Fine fleur du piment
Tête haute, l'asperge!
Tête haute, l’asperge!
Epanouie, l'asperge a un beau feuillage et des fruits rouges.
Épanouie, l’asperge a un beau feuillage et des fruits rouges.

 

Vive le printemps au jardin!

Encore peu de production, mais tant de réjouissance quand même….

Ah au fait, si vous ne pouvez pas attendre pour récolter;

MANGEZ LA FLEUR DU POIREAU!

Elle a le gout du légume à la puissance 10… avec la plus-value de l’élégance et de la couleur 

Pour en savoir plus; un petit lien;

https://www.youtube.com/watch?v=f2RyYZ7Mj10

Sachez de plus que la plus part des fleurs de légumes sont comestibles, la fleur du céleri, du pourpier, du thym, du basilic…

La nature est naturellement généreuse!

Profitez en avec respect….

 

Promenons nous dans les bois, c’est la saison des châtaignes…..A moins que la cynips n’ai déjà sévi?

Je prends à nouveau le train pour aller en stage et je redécouvre le plaisir de la rencontre imprévue.

Ce soir, c’est avec le producteur et vendeur du panier paysan qui attendait à la sortie de la gare, que j’ai connu la cynips!

 

chataignes en bogue
chataignes en bogue

Comme je m’extasiais devant ses belles châtaignes, il me confirmait qu’il était heureux de pouvoir en proposer à la vente. Ces deux dernières années, en effet, ce petit insecte venu de Chine avait infesté les châtaigniers et ils n’avaient pas eu de production. Après avoir d’abord touché l’Ardèche, cette petite mouche qui vient pondre à la base du bourgeon de la fleur, produit une gale. Cette maladie empêche ensuite la floraison et la production du fruit!

Bon, je ne m’étais pas rendue compte de ce désastre? Peut être n’a t-il pas touché notre Bois joli?

Heureusement le combat fut mené avec le torymus, une microguêpe également originaire d’Asie. Celle ci vient pondre dans la galle du cynips. Sa larve se nourrit de son hôte et sauve ainsi la floraison du châtaignier.

galle du chataignier
galle du châtaignier

Cette lutte biologique est une réussite, qui nous permettra de gouter encore quelques belles années, des marrons chauds… et du miel de châtaignier!

Lui aussi très menacé par le parasite.

Ceci dit, si vous allez dans les bois en ce moment, c’est la saison, des châtaignes et des champignons; alors soyez vigilants! Maintenant vous êtes avertis; donc si vous observez des galles du châtaignier, il faut le signaler en mairie.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023151702

 

 

 

 

 

 

Petits travaux à l’approche de l’automne; la récolte des semences

Les jours diminuent, la chaleur aussi. Les productions au jardin faiblissent… et pourtant il y a encore des récoltes importantes à faire!

Je pense à la préparation des plantations futures. En effet certains de nos plants arrivés à pleine maturité sont venus à fleur, puis à graine.

Alors il ne faut rien gaspiller; récolter et protéger ce qui fera la richesse de notre jardin de printemps.

J’ai donc fait ce soir ma petite cueillette de graines; salades, poireaux, oignons, céleris, coriandre.

J’ai égrainé et fait de petites enveloppes que j’ai stockées dans ma cabane de jardin. Puis j’ai enterré les rameaux restant… peut être y avait il encore quelques graines oubliées. Elles hiberneront et reviendront aux premières chaleurs.

Et maintenant; patience!

coriandre
Les tiges de coriandre portent de précieuses graines
fleur de poireau
La fleur du poireau a déjà de petits germes de poireaux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

récolte des graines de céleri
Récolte des graines de céleri
mes semences
Je prépare mes semences pour le prochain printemps!
Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Voici 3 ans qu’elle donne de la couleur à mon jardin, ma belle inconnue… Je l’ai d’abord rencontrée lorsque nous mangions en famille des crêpes cambodgiennes; les banh tcheoh. La cuisine de ce pays s’accompagne souvent de toutes sortes d’herbes et plantes, odorantes et savoureuses. Je les mange en confiance et avec délice mais souvent sans connaitre leurs noms. Ma belle sœur m’a ensuite offert un petit plant  et, cela fait maintenant trois ans que cette plante revient chaque été et colore de rouge les espaces de mon jardin.

En plus des usages traditionnels en cuisine asiatique, je l’utilise comme la menthe; avec le taboulé par exemple…

En mélange aux salades vertes, elle ajoute de la couleur et relève le gout. Une salade verte toute simple peut devenir alors un tableau de couleur avec en plus quelques fleurs de bourrache et pétales de soucis!!

salade verte perilla et fleurs bourrache / souci
Bon appétit!

Mes amis me demandent des plants… Je ne peux rester bête plus longtemps; alors je me lance dans les recherches et vous partage ci dessous ma découverte.

Cette plante est Originaire de l’Asie du Sud-Est. On la nomme Périlla en France et on la trouve dans des catalogues de vente par correspondance.

Plante sauvage et vénérée de l’Himalaya jusqu’en Birmanie, elle est maintenant cultivée et consommée couramment en Chine et au Japon.
Au Japon, on l’appelle le Shiso.

Il en existe plusieurs variétés et notamment une forme verte, longtemps considérée comme une plante sacrée en Asie du Sud-Est probablement pour ses vertus médicinales. Elle est par exemple antiseptique. Aux Etats-Unis, ou elle a été importée par des migrants japonais et coréens, on la nomme «Beefsteak plant », en reconnaissance à ses qualités antiseptiques appliquées aux viandes, avec lesquelles elle peut être mélangée. On lui attribue également la possibilité d’atténuer les risques allergiques et, par exemple, pour les fruits de mer ou crustacés, qu’elle peut accompagner dans les sushis.

La variété rouge est également très utilisée comme colorant alimentaire.

Quant à sa culture, elle se développe très bien en un été, dans un jardin en pleine terre. Elle ne craint ni le soleil, ni la sécheresse. Elle fleurit avant la fin de l’été, laisse ses graines dans le sol et revient l’été suivant. Mais elle peut aussi être cultivée en pots. Elle a d’ailleurs longtemps été utilisée exclusivement en plante ornementale par les fleuristes dans nos pays.

Je peux donner des plants si vous le souhaitez, via le site mytroc.fr

http://mytroc.fr/

Au plaisir!

Perilla ou shiso au jardin