Dap ca; un cœur de saveur

Ma belle famille vient du Cambodge, un pays ou chaleur et humidité donne une végétation luxuriante. Mais dans ce pays aussi, la connaissance des saveurs de la nature est encore très vivante. De nombreuses plantes bordent des chemins, poussent dans les étangs et varient les menus quotidiens. J’ai savouré dans des petits restaurants du pays, des fondues ou les plats de feuilles diverses étaient aussi garnis et variés que les viandes. De la délicate fleur de jacinthe, à la croquante châtaigne d’eau, les surprises sont multiples. La variété des saveurs est infinie offrant au palais des contrastes subtils. L’amertume n’est pas écartée.

Pour poursuivre le voyage de façon quotidienne, chaque fois que je peux, je plante un bout du Cambodge dans mon jardin.

Aujourd’hui je vous présente, une jolie et savoureuse plante vivace.
Le Dap ca a des feuilles en forme de cœur, romantique non?

Elle est vivace et prospère très bien dans mon jardin, disparaissant l’hiver et revenant au printemps. Elle dresse ses nouvelles feuilles sous la forme d’un petit stylet, qui se déplie et s’épanouit ensuite. Avec deux lobes de chaque coté de la tige et son bout pointu; elle ressemble bien à un cœur surtout lorsqu’elle est jeune. Sa couleur varie en fonction de son environnement et on l’appelle parfois plante caméléon car elle se teinte en rouge lorsqu’elle est exposée au soleil.

 

Da cap
Dap ca avec sa bordure et ses veinures rouges de début de saison

Ainsi, en plus de pouvoir décorer de beaux massifs sans être demandeuse de beaucoup de soins, elle est aussi savoureuse avec son gout poivré et acidulé. Elle accompagne à merveille les crêpes cambodgiennes ou banh chew.

 

Un régal avec salade verte et feuilles de shiso

Banh Chew accompagné de sa salade verte, feuilles de Dap Ca et shiso
Banh Chew accompagné de sa salade verte, feuilles de Dap Ca et shiso

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour savoir comment préparer cette recette j’ai trouvé un site dont les images sont magnifiques. Une véritable invitation au voyage gourmand.

Suivez le lien ci dessous!

http://www.canardumekong.com/2012/02/crepes-banh-xeo-et-cong-you-bing.html

 

Les pieds sur terre!

pieds nus pelouse et pâquerettes

Et pourtant, combien de fois est ce que j’ai répété:  » Va mettre tes pantoufles »!

… aujourd’hui c’est moi qui marche pied nu dès que je peux!

Pour me soulager au début, du fait de deux kystes, sur lesquels appuyaient les chaussures, j’ai commencé à me déchausser. Puis les premières tontes d’herbe étendues dans les allées de mon jardin potager m’ont invitées sur leur doux tapis.

Au bout d’environ deux mois de jardinage pied nus, mes kystes avaient bien diminués, voire disparu pour le plus petit (qui faisait quand même la taille d’un pois chiche sur le dessus de mon pied).

Concours de circonstance? Changement des chaussures en lien avec la saison? Curieuse, je recherche un peu de lecture sur la marche pied nu.

Le premier article que je trouve est sur un site de réflexologie. Sous la plante du pied des zones de terminaisons nerveuses, en lien avec nos organes, pourraient être stimulées lors de la pression à la marche et ainsi tonifier l’énergie de ces organes.

Je trouve ensuite des informations sur l’équilibre de la posture, l’appui sur le talon et le déroulé du pied qui n’est plus gêné par une semelle rigide. Des kinésithérapeutes recommandent ainsi la marche masaï. On a même inventé des chaussures pour permettre de marcher chaussé sans en avoir les inconvénients… Les MBT reprennent les modalités de la marche pied nu, stimulent tous les muscles du maintien de la posture  de façon naturelle, arrière de la cuisse, fessiers, dorsaux…

La marche pied nu a des adeptes et il se développe aussi la course pied nu. Cette activité se nomme le barefoot! Le marketing a aussi su se placer auprès de ces pratiquants en produisant des chaussures dites « mînimalistes » ou « five fingers »

Enfin, même minimalistes, les five fingers ne conviendraient pas aux adeptes du  grounding ou earthing. Ces pratiquants posent le pied nu au sol pour se décharger l’électricité statique engrangée au cours de la journée, du fait de l’usage de nos appareils électriques, et électroniques modernes. Ceci permet de diminuer le stress, augmenter les radicaux libres, améliorer ainsi le sommeil et de nombreuses autres fonctions.

Pour conclure, je partagerai cet intéressant reportage de Niobe Thomson, anthropologue, sur la course pied nu.

Et parce qu’il ne suffit pas de lire; tenter l’expérience!

Je viens en effet de me rendre compte que nombreux sont les sites naturels ou de loisirs qui développent des chemins sensitifs pour pieds nus.

Alors voici quelques idées pour cet été qui démarre;

https://www.google.com/search?q=sentiers+pieds+nus&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b-ab

Bonnes vacances!

Fleurs de potager- ou mon jardin gourmand en liberté!

De retour d’une belle journée au jardin, je partage dans cet article le plaisir des yeux, que me procure mon petit coin de nature.

J’aime pour moi même la liberté et j’applique cela aussi à mes légumes!

Ils décident parfois de pousser ou je n’avais pas prévu. Quand ils finissent de produire, mais qu’ils ont encore envie de vivre, je leur laisse poursuivre leur chemin… et cela produit des surprises que j’aime.

Tiens! une petite blette à cote rouge qui pousse dans une allée, un poireau qui monte en fleur, les géraniums de Robert qui sont exubérants devant le cabanon de jardin et les orties qui se mêlent aux pivoines…

Voici une page de couleurs et de lumière!

Bouquet de fleurs de ciboulette!
Bouquet de fleurs de ciboulette!
La modeste fleur de tomate
La modeste fleur de tomate
La rougeoyante petite arroche
La rougeoyante petite arroche
Prête à s'ouvrir; le fleur de l'oignon prépare ses atours
Prête à s’ouvrir; le fleur de l’oignon prépare ses atours
Chapeau pointu la jeune fleur du poireau est fière!
Chapeau pointu la jeune fleur du poireau est fière!
boutons de fleurs de salade
Au sommet de la salade, son petit bouquet de fleurs roses
La consoude, le régal des abeilles au jardin
La consoude, le régal des abeilles au jardin
Fine fleur du piment
Fine fleur du piment
Tête haute, l'asperge!
Tête haute, l’asperge!
Epanouie, l'asperge a un beau feuillage et des fruits rouges.
Épanouie, l’asperge a un beau feuillage et des fruits rouges.

 

Vive le printemps au jardin!

Encore peu de production, mais tant de réjouissance quand même….

Ah au fait, si vous ne pouvez pas attendre pour récolter;

MANGEZ LA FLEUR DU POIREAU!

Elle a le gout du légume à la puissance 10… avec la plus-value de l’élégance et de la couleur 

Pour en savoir plus; un petit lien;

https://www.youtube.com/watch?v=f2RyYZ7Mj10

Sachez de plus que la plus part des fleurs de légumes sont comestibles, la fleur du céleri, du pourpier, du thym, du basilic…

La nature est naturellement généreuse!

Profitez en avec respect….

 

Promenons nous dans les bois, c’est la saison des châtaignes…..A moins que la cynips n’ai déjà sévi?

Je prends à nouveau le train pour aller en stage et je redécouvre le plaisir de la rencontre imprévue.

Ce soir, c’est avec le producteur et vendeur du panier paysan qui attendait à la sortie de la gare, que j’ai connu la cynips!

 

chataignes en bogue
chataignes en bogue

Comme je m’extasiais devant ses belles châtaignes, il me confirmait qu’il était heureux de pouvoir en proposer à la vente. Ces deux dernières années, en effet, ce petit insecte venu de Chine avait infesté les châtaigniers et ils n’avaient pas eu de production. Après avoir d’abord touché l’Ardèche, cette petite mouche qui vient pondre à la base du bourgeon de la fleur, produit une gale. Cette maladie empêche ensuite la floraison et la production du fruit!

Bon, je ne m’étais pas rendue compte de ce désastre? Peut être n’a t-il pas touché notre Bois joli?

Heureusement le combat fut mené avec le torymus, une microguêpe également originaire d’Asie. Celle ci vient pondre dans la galle du cynips. Sa larve se nourrit de son hôte et sauve ainsi la floraison du châtaignier.

galle du chataignier
galle du châtaignier

Cette lutte biologique est une réussite, qui nous permettra de gouter encore quelques belles années, des marrons chauds… et du miel de châtaignier!

Lui aussi très menacé par le parasite.

Ceci dit, si vous allez dans les bois en ce moment, c’est la saison, des châtaignes et des champignons; alors soyez vigilants! Maintenant vous êtes avertis; donc si vous observez des galles du châtaignier, il faut le signaler en mairie.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023151702

 

 

 

 

 

 

Petits travaux à l’approche de l’automne; la récolte des semences

Les jours diminuent, la chaleur aussi. Les productions au jardin faiblissent… et pourtant il y a encore des récoltes importantes à faire!

Je pense à la préparation des plantations futures. En effet certains de nos plants arrivés à pleine maturité sont venus à fleur, puis à graine.

Alors il ne faut rien gaspiller; récolter et protéger ce qui fera la richesse de notre jardin de printemps.

J’ai donc fait ce soir ma petite cueillette de graines; salades, poireaux, oignons, céleris, coriandre.

J’ai égrainé et fait de petites enveloppes que j’ai stockées dans ma cabane de jardin. Puis j’ai enterré les rameaux restant… peut être y avait il encore quelques graines oubliées. Elles hiberneront et reviendront aux premières chaleurs.

Et maintenant; patience!

coriandre
Les tiges de coriandre portent de précieuses graines
fleur de poireau
La fleur du poireau a déjà de petits germes de poireaux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

récolte des graines de céleri
Récolte des graines de céleri
mes semences
Je prépare mes semences pour le prochain printemps!
Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Voici 3 ans qu’elle donne de la couleur à mon jardin, ma belle inconnue… Je l’ai d’abord rencontrée lorsque nous mangions en famille des crêpes cambodgiennes; les banh tcheoh. La cuisine de ce pays s’accompagne souvent de toutes sortes d’herbes et plantes, odorantes et savoureuses. Je les mange en confiance et avec délice mais souvent sans connaitre leurs noms. Ma belle sœur m’a ensuite offert un petit plant  et, cela fait maintenant trois ans que cette plante revient chaque été et colore de rouge les espaces de mon jardin.

En plus des usages traditionnels en cuisine asiatique, je l’utilise comme la menthe; avec le taboulé par exemple…

En mélange aux salades vertes, elle ajoute de la couleur et relève le gout. Une salade verte toute simple peut devenir alors un tableau de couleur avec en plus quelques fleurs de bourrache et pétales de soucis!!

salade verte perilla et fleurs bourrache / souci
Bon appétit!

Mes amis me demandent des plants… Je ne peux rester bête plus longtemps; alors je me lance dans les recherches et vous partage ci dessous ma découverte.

Cette plante est Originaire de l’Asie du Sud-Est. On la nomme Périlla en France et on la trouve dans des catalogues de vente par correspondance.

Plante sauvage et vénérée de l’Himalaya jusqu’en Birmanie, elle est maintenant cultivée et consommée couramment en Chine et au Japon.
Au Japon, on l’appelle le Shiso.

Il en existe plusieurs variétés et notamment une forme verte, longtemps considérée comme une plante sacrée en Asie du Sud-Est probablement pour ses vertus médicinales. Elle est par exemple antiseptique. Aux Etats-Unis, ou elle a été importée par des migrants japonais et coréens, on la nomme «Beefsteak plant », en reconnaissance à ses qualités antiseptiques appliquées aux viandes, avec lesquelles elle peut être mélangée. On lui attribue également la possibilité d’atténuer les risques allergiques et, par exemple, pour les fruits de mer ou crustacés, qu’elle peut accompagner dans les sushis.

La variété rouge est également très utilisée comme colorant alimentaire.

Quant à sa culture, elle se développe très bien en un été, dans un jardin en pleine terre. Elle ne craint ni le soleil, ni la sécheresse. Elle fleurit avant la fin de l’été, laisse ses graines dans le sol et revient l’été suivant. Mais elle peut aussi être cultivée en pots. Elle a d’ailleurs longtemps été utilisée exclusivement en plante ornementale par les fleuristes dans nos pays.

Je peux donner des plants si vous le souhaitez, via le site mytroc.fr

http://mytroc.fr/

Au plaisir!

Perilla ou shiso au jardin

 

 

 

Ma rhubarbe, des cotes acidulées,des feuilles toxiques pour l’homme….mais un insecticide naturel facile à faire.

Ma rhubarbe, des cotes acidulées,des feuilles toxiques pour l’homme….mais un insecticide naturel facile à faire.

Voici une plante qui se fait oublier. Elle se débrouille seule, tranquille, dans le coin du jardin. Végétant l’hiver et sonnant le printemps par une grande hampe florale. Elle se fait abri de fraicheur, parfois, pour les limaces. Qu’a cela ne tienne, je soulève ses grandes feuilles et la chasse     est ouverte!

feuilles de rhubarbe
feuilles de rhubarbe
pieds de rhubarbe
pieds de rhubarbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ces feuilles sont toxiques pour l’homme, ses cotes acidulées peuvent se

consommer en tarte, en

tarte à la rhubarbe
tarte à la rhubarbe

confiture, par exemple. De mon côté, j’ai un faible pour un mariage avec la pomme dans une compote.

 

Mais aujourd’hui, je voulais vous faire connaître mon essai de purin de rhubarbe. Longtemps tentée par la fabrication de purins végétaux pour l’élimination des insectes parasites, j’étais découragée par la durée des manipulations. J’avais bien essayé avec l’ortie, mais avais renoncé, déçue par la puanteur de la pulvérisation!

J’ai trouvé pour la rhubarbe une recette qui est simple et rapide.

macérat dans l'eau bouillante
Macérat dans l’eau bouillante, une tambouille qui sent l’épinard!

 

Je m’organise donc ainsi, 1.5 kg de feuilles de rhubarbe, que je déchire en morceau dans un seau ménager. Je fais bouillir 3 marmites d’eau de pluie, récoltée sous mon chéneau soit environ 10 litres. Puis j’ébouillante les feuilles de rhubarbe et laisse macérer une journée.

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, un entonnoir, une vieille chaussette nylon, et deux bidons d’eau déminéralisée vides et je filtre le macérat.

Mon atelier purin de rhubarbe!
Mon atelier purin de rhubarbe!

C’est simple, cela sent l’épinard. .. et je n’ai pas eu le temps d’oublier mes feuilles qui trempent!

Mon laurier rose est cafi de pucerons jaunes ( comme dirait maman) et un artichaut a le cœur infesté également. Voici donc mes premières cobayes pour un essai de mon super insecticide naturel.

Je vous laisse suivre mon expérience. Voici mes plantes avant traitement;

Laurier rose et pucerons
Pied artichaut et pucerons

 

 

 

 

 

 

A suivre….

Le vol du hanneton

 

J’aime beaucoup la nature, mais j’ai mis un peu de temps à m’habituer à fréquenter les insectes de près. Si maintenant les abeilles sont mes amies, cela n’a pas toujours été le cas… et j’ai encore un petit sursaut lorsque je croise araignées, mille pattes ou autres!

En ce moment ou il fait si chaud et ou l’arrosage de fin de journée est nécessaire; il y a un insecte qui m’embête et je viens de découvrir un peu mieux ce coupable! C’est le hanneton.

Il vole à la tombée du soir et il vrombit littéralement à mes oreilles alors que je m’applique à mes paisibles travaux du soir. Je cours me mettre à l’abri et guette son éloignement. Je retourne à mes travaux, mais il revient en rondes régulières.

hanneton ailes déployées
Hanneton dépliant ses ailes, cachées sous deux élytres.Un vol qui ne passe pas inaperçu!

Qui est il? comment m’en débarrasser? Dois je me résigner à faire ami avec lui? comme j’ai appris à aimer les abeilles, lorsque j’ai connu l’importance de leur travail?

Lors de mes recherches, je découvre que nous avons la « chance » que nos campagnes aient été largement arrosées d’insecticides autrefois. Il représentait en effet un véritable fléau à un époque, au point que l’on organisait des hannetonnages. Dans le département de la Mayenne, des études publiées autrefois, rapportent ces véritables ramassages organisés avec l’aide des écoliers du département. Ainsi en 1888 on rapporte la récolte de pas moins de 53 459 kilos de hannetons… que l’on faisait ensuite dissoudre dans de la chaux.

Pour plus de précisions sur ce passé historique , je vous renvoie vers le site d’André Lequet en suivant ce lien;

https://www.insectes-net.fr/melolontha/hannetonnage.htm

Au delà de l’histoire, ma curiosité m’a conduit à comprendre, comment chasser cet insecte. Car, non seulement il m’embête les soirs de fin juin, début juillet; mais aussi c’est un vorace dévoreur de feuilles. Et sa larve est un ravageur gourmand du potager.

larve de hanneton
La larve dodue du hanneton, un régal pour les poules ou une friandise pour les sangliers… dans mon jardin , un désastre pour les salades!

Pour le poursuivre, mieux vaut essayer de le traquer sous forme de larve… il se déplace moins vite! De plus sa présence se signale par le dépérissement des légumes sur lequel il a jeté son dévolu.

La femelle va pondre à maturité une vingtaine d’œufs qu’elle déposera en sol meuble à une quinzaine de centimètre sous terre. Cette larve mettra 3 ans pour arriver à maturité et s’envoler après sa métamorphose.

Durant ses trois années chaque printemps, elle remonte près de la surface pour se nourrir, des racines des légumes du potager. ( si elles ont été pondues près de leur réfectoire!)

Et c’est ainsi que je comprend maintenant que certaines salades ont l’air de se faner, sans que l’on observe d’insectes sur les feuilles. Et bien la prochaine qui a une mauvaise tête, j’irai voir à sa racine s’il n’y a pas une larve de hanneton!

Pour plus de précision pour cette chasse, je recommande les conseils de papy noun sur sa chaine youtube.

https://www.youtube.com/watch?v=k62hmUcUk0Q&feature=youtu.be

la cétoine dorée!
élégante , la cétoine dorée!

La larve du hanneton n’est pas à confondre avec la larve de la cétoine dorée qui est un insecte se nourrissant de plantes en décomposition. Bien que très ressemblante, elle, vit dans le compost ou les tas de feuilles ou herbes de tonte…

 

 

le stress de la salade

le stress de la salade

 

Je laisse souvent se reproduire seules les salades. Il est agréable d’entretenir ainsi la culture d’une variété qui a donné satisfaction. La laisser fleurir, se semer et repousser sans effort, pour le jardinier est idéal.

Cependant point trop n’en faut. Cette montée en fleur ou montaison arrive parfois bien trop tôt, impossible d’avoir de belles  salades, car elles sont parties en fleur avant de nous avoir fait de belles pommes et des cœurs charnus!

Savez vous que ce qui favorise leur montaison, c’est le stress?

Et oui , la salade aussi peut être stressée. Bon, ce n’est pas les mauvaises nouvelles du journal, ou le bulletin de notes de vos enfants qui vont la contrarier; mais à son niveau ce sera les conditions climatiques qui provoqueront le stress.

Alors qu’est ce qui stresse la salade?

  • un petit coup de froid, soit une température extérieure quelques jours entre 5 et 10 degrés durant quelques jours et la salade croit que la mauvaise saison va bientôt arriver… elle se dépêche de se reproduire.

Alors ne pas se presser, comme disais ma voisine attendre qu’il n’y ait plus de neige sur la Sure pour planter, ou le passage des Saints de glace? soit les 9 ,10,et 11 mai. Autre solution encore ; choisir des variétés robustes au froid, ou les salades d’hiver à privilégier dans les premiers jours du printemps.

 

  • La soif! le manque d’eau ou stress hydrique est encore un facteur de montaison.

Mieux vaut ainsi arroser peu mais plus souvent, ou encore mieux, protéger le sol de l’assèchement par un paillage. De mon coté, je disperse les herbes de tontes de la pelouse au pied de mes légumes. Cela représente trois avantages; un voyage de moins à la déchetterie, la fraicheur qui reste au pied des légumes et les mauvaises herbes ont du mal à pousser sous mon tapis de paillis.

  • et pour marier les deux facteurs; éviter l’eau froide sur les pieds chauds de la plante.

Arroser à la fraiche, et privilégiez l’eau du récupérateur d’eau de pluie. Elle sera à la bonne température.

montaison; boutons de fleurs de salade
boutons de fleurs de salade

 

PS; Savez vous que parfois on profite de ces réactions de stress pour faire produire des fleurs, chez les ornementales? Comme par exemple l’orchidée!

un léger froid et manque d’eau, l’hiver, favorisera le retour de ses fleurs!

 

 

La sexualité des cucurbitacées! ou la saveur des fleurs mâles…

Ce matin j’ai reçu une invitation! L’invitation d’un magnifique corolle jaune, lumineuse comme le soleil, alors qu’aujourd’hui notre ciel était couvert… Une fleur de courge! Les plans sont magnifiques et en écartant les feuilles exubérantes ce n’est pas une invitation mais une évidence qui s’est proposée à moi; je vais cueillir ces belles fleurs pour … les cuisiner et les honorer… dans mon ventre!

pollinisation de la fleur de courge ou courgette
Fleur femelle de courge avec le stigmate visible au fond du calice

Mais avant je voudrais partager un peu de sciences naturelles. En effet pour être petite fille d’agriculteur, j’ai appris il y a peu seulement, le mode de reproduction des cucurbitacées. Du coup , je me dis que cela peut aussi étonner quelqu’un d’autre!

En effet , cette première corolle qui m’a invitée était une femelle. On reconnait au fond de son calice un « stigmate »; c’est le nom de cette petite proéminence. Sagement , elle attend l’insecte qui lui apportera le pollen de la fleur mâle, pour pouvoir une fois fécondée développer le fruit qui est déjà en forme sous sa fleur.

fleur femelle de courge
le stigmate de la femelle
le pistil de la fleur mâle de courgette
le pistil de la fleur mâle

 

 

 

 

 

 

Et voilà donc pourquoi, régulièrement de petites courgettes, flétrissent si peu de temps après avoir commencé à gonfler! Elles n’ont pas été fécondées. Soit les abeilles, n’ont pu les atteindre, sous le feuillage? soit elles étaient à l’abri par temps de pluie? ou bien elles étaient exterminées par le glyphosate?

En effet, ils faut qu’elles fassent vite;  puisque la durée de vie de la fleur  est seulement d’une journée!

Mais la main de l’homme peut remplacer l’abeille, si besoin, et donc , je me suis convertie en pollinisateur. J’ai cueilli mon bouquet de fleurs mâles, et présenté le pistil des fleurs mâles à mes deux fleurs femelles épanouies. Après une petite friction et avec de la patience… je vais espérer voir grossir les renflements au pied de mes femelles!

la fleur de courge et son embryon de fruit
la fleur de courge et son embryon de fruit

En attendant… je vais préparer un joli plat de fleur de courge, farcies.

Pour cela; rendez vous sur un site de blog cuisine. Vive les blogueuses!

Je vous recommande celle que je viens de tester… c’est un régal et pas si difficile que cela à réaliser. Ce qui est parfait c’est que la farce est réalisée avec des blettes et que c’est la pleine période de leur production.

Voici le lien;

http://miechambo.canalblog.com/archives/2008/08/28/10340912.html

Encore deux choses, si vous souhaitez conserver la variété que vous appréciez, de courge bien rouge ou à la saveur muscade, ou .. que sais je encore? peut être alors serez vous obligé de contrôler la pollinisation. Il faudra alors pincer la fleur femelle afin de refermer ses pétales et éviter l’accès des abeilles pour venir manuellement appliquer le pollen de la fleur mâle de même variété. En effet les courges (ou les courgettes) ne sont pas racistes… et s’hybrident naturellement. Une autre solution consiste à protéger les plans par un filet anti insecte ou à planter les différentes espèces à une distance… considérable de plus de 3km! ce qui est rarement le cas de nos jardins…

Si l’hybridation ne vous gène pas et pour ne pas être obligé de surveiller les fleurs et les polliniser manuellement, il vaut mieux favoriser les abeilles…

                          alors; mettez des fleurs dans votre jardin.

Les abeilles apprécieront

et s’occuperont bien de vos cucurbitacées!

 

Fleurs aromatiques et mellifères
Aromatiques et mellifères

 

PS; je dédie cet article à ma maman… aux pouces verts et qui se désole quand mes courgettes « échaudent » ( vocabulaire non conventionnel? est ce un patois?)… comme celle ci par exemple.

 

embryon de courge dont la fleur femelle n'a pas été fécondée.
embryon de courge dont la fleur femelle                                    n’a pas été fécondée.