Nos enfants nous font grandir.

Aujourd’hui, me voilà avec des libertés nouvelles et naturellement, alors que mes enfants débutent leur vie d’adulte, il m’arrive de regarder un peu le rétroviseur.

Maman de trois enfants et travaillant à temps plein j’ai durant des années eu une vie remplie de contraintes, qui guidaient mes journées. Ce constat n’est pas une plainte; pour moi cela a été de très belles années.

Chaque évolution est arrivée dans une période propice. Jeune couple, nous avons eu la chance de pouvoir décider de la venue de nos enfants. Nous avons pris le temps de voyager et de nous amuser. Nous avons ensuite décidé de construire notre « nid », acheté un petit appartement et préparé une chambre d’enfant. J’ai lu Dolto et me suis préparée à être une maman avertie. J’ai suivi les principes qui, j’avais l’impression, me permettraient de bien réussir l’accompagnement vers l’épanouissement de notre progéniture.

Je mesure la nouveauté du regard que notre génération a porté sur la parentalité, choisie, apprise, parlée, éveillée…

Fille de la génération 68, j’ai appliqué les principes que j’avais lus; aimer, dire et parler cet amour pour nos enfants, ne pas interdire, faire comprendre, expliquer… peut être sans juste mesure?

Cela a d’autant plus été facile, que le regard d’un nouveau né, puis du petit enfant sur sa maman représente une « validation » exceptionnelle. Si je parle de validation, c’est en référence au concept de Naomie Feil que j’ai découvert dans mon métier, auprès des personnes âgées. Non que je veuille me l’approprier …car ce concept est développé dans le cadre la marque déposée « humanitude », mais par similitude. Car, je me rends compte avec le recul, que c’est le regard de reconnaissance du tout petit pour les soins apportés, les grâces qu’il nous renvoie qui nous inscrit, parents, dans notre rôle. Avoir autant d’importance pour quelqu’un est une expérience exceptionnelle, qui nous permet de nous sentir important aux yeux de quelqu’un. C’est un sentiment fort et constructeur de l’estime de soi.

Néanmoins ce sentiment va être bousculé ensuite par les turbulences de l’éducation, les difficultés d’endormissement, les troubles digestifs, reflux, ou coliques, les dents puis aux deux ans lorsque surviennent les caprices! Là ma petite fille, la plus éveillée, la plus sociable, la plus dégourdie, la plus coquine m’a montré qu’elle était une enfant, comme les autres, ou presque… C’est à dire qu’elle avait aussi besoin de cadre, de limites. Je réalise aujourd’hui que c’est elle qui m’a conduit à avoir un regard d’accompagnement bienveillant mais cadrant, de passer du parent gâteux et au parent responsable.

Alors avec le recul; je conclus aujourd’hui que chaque étape a un sens, ou du moins a eu du sens dans notre vie de famille. Autant que nous aidons nos enfants à grandir, ils nous permettent d’évoluer et nous partageons ainsi un chemin de croissance mutuelle.

Les étapes d’adolescence, de même, avec la libération progressive des interdits et l’autonomisation des jeunes, accepter la prise de risque, donner la confiance… Sans arrêt, nos enfants nous requestionnent dans notre posture. On peut le vivre dans l’inconfort, cela peut être source de grandes inquiétudes et de situations conflictuelles …..

Mais au final j’en retiens qu’il s’agit toujours d’un chemin de croissance, si on accepte de réfléchir à son positionnement et réadapter ses relations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

admin3927

Originaire de la Drome, j’ai 55ans.
J’ai toujours aimé lire. Je trouve que l’écrit est un partage qui favorise la rencontre de l’autre avec le temps d’intégrer, de comprendre et faire cheminer les idées échangées.
Je profite des nouveaux outils pour, peut être, créer des liens ou des ponts au delà des limites géographiques qui me sont accessibles dans l’instant par la magie d’internet.
Je suis professionnellement en reconversion et issue des métiers de la santé. Questionnée par les valeurs que je porte, dans un univers soumis à des contraintes d’entreprise sans en avoir les moyens, je choisis d’acquérir des compétences techniques en informatique de façon à poursuivre encore quelques années dans l’emploi. J’attends de cette reconversion qu’elle me permette un peu de distance par rapport aux situations humainement parfois bousculantes.
J’ai trois enfants jeunes adultes et leur autonomie me donne l’occasion d’être plus disponible pour satisfaire à mes passions de jardinage et réaliser ce tête à tête avec mon journal de bord sur ce blog.
J’évoquerai du coup un peu pèle mêle mes réflexions sur l’éducation, le jardin, la relation humaine…

Une réflexion sur “ Nos enfants nous font grandir. ”

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