Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

J’ai mis beaucoup de cœur à faire un beau jardin, mais en ce moment, mes salades et mes blettes s’emballent et montent avant que je ne les coupe…

Par ailleurs, sans effort, une surprise d’étale dans mes allées; le pourpier s’est en effet invité et s’épanouit là ou le sol est bien sec et tassé, sur les cheminements.

En effet cette plante est heureuse et prospère sous les climats chauds. Elle est vendue et cuisinée couramment dans les pays méditerranéens et participe au régime maintenant bien connu des cardiaques; le régime crétois.

Chez nous elle revient un peu à la mode et est recherchée dans les boutiques ou sur les marchés bio, du fait de ses nombreuses qualités; riche en vitamines C et B et en oméga 3.

Donc avant de l’avoir tout piétiné; j’ai décidé d’en faire mon entrée de ce dimanche!

Ma récolte

Accommodée avec de l’ail, du basilic, de l’huile d’olive, sel et vinaigre balsamique, cela a fait une délicieuse salade.

Mais il existe encore d’autres façons de le manger

et je conseille aussi le pesto….

Mixer 80g de parmesan,

avec deux gousses d’ail,

150ml l’huile d’olive vierge extra,

1/2 cuillère à café de sel,

30g d’amandes

et 150g de pourpier

c’est succulent sur des pâtes fraiches!

Sinon les grecs la mangent comme les épinards ou encore frits avec des tomates séchées et de la fêta, ou encore pour les grosses tiges au vinaigre, comme les cornichons…

Pourquoi passer à coté des bonnes choses qui s’offrent à nous? …. bon appétit!

Petite salade, tomate pourpier

 

 

Il ne coute rien, il y en a partout, et pourtant il est pour moi précieux… le sureau!

Précieux, d’abord parce qu’il se fait attendre! Sa saison est éphémère et comme je l’évoquais dans un autre article; il m’est dur d’attendre! Le sureau….

Il s’annonce après l’acacia et avant la cerise. A cette saison, la météo est quelque fois capricieuse et il faut le ramasser le matin à la rosée. Un matin sans vent, sans pluie; c’est mieux.  Cette année; pas moyen pour moi d’attraper l’acacia. Mais le sureau; je l’ai eu!

Profiter de ces belles journées chaudes pour faire sécher le sureau au soleil!

J’aime d’abord son odeur, c’est ce dont on profite en premier, gratuitement, sans rien faire. Juste en ouvrant nos sens.

Ensuite , je le trouve beau. Sa fleur fait de grands corymbes blancs sur les arbres. On les dirait couverts de petits parasols. Souvent arbustes chez nous, ils peuvent tout de même, atteindre  jusqu’à 5 mètres.

Mais surtout; il est plein de bénéfices pour la santé. J’ai donc fait ma petite collecte.

Pour le plaisir tout de suite; on peut mettre les fleurs dans la salade de fruits; c’est non seulement beau mais cela donne un petit gout sucré très original, ou bien saupoudrer ces fleurs sur une tarte aux fraises par exemple. Si on est patient cette fleur peut aussi constituer la base d’une limonade rafraichissante. Moi j’ai choisi de faire des beignets!

un petit beignet de sureau!
que l’on tient par la tige et que l’on croque du bout de doigts
Bon appétit!

125g de farine , 15cl de lait, une pincée de sel, un œuf et une cuillère à soupe d’huile… un régal!

Pour en profiter jusque dans les jours d’hiver; la tisane de sureau

 

Mais j’ai gardé une partie que j’ai fait sécher au soleil; elle me serviront en tisane cet hiver. C’est une bonne réponse aux périodes d’encombrement bronchique; pour les toux grasses d’hiver rien de tel.

Je continue cependant à surveiller le sureau car j’attends  maintenant que les fleurs laissées sur l’arbre produisent les petites baies noires. En aout ou septembre; si le temps et le travail me le permettent , je repartirais à la chasse au baies, pour faire de la confiture!

Attendre la fin de l’été … pour cueillir la baie de sureau!

Quel richesse que cet arbre. Il a également de nombreuses propriétés pour le jardinage, que je n’ai pas encore testées; anti germinatif pour les pommes de terre, antifongique en purin pulvérisé sur les plantes…Avant de le connaitre, je ne le voyais pas. Après l’avoir connu; je remarque qu’il y en a partout dans nos campagnes. Pourtant il a été éliminé de pratiquement tous nos jardins décoratifs et remplacé par des arbustes qui ne produisent rien d’aussi précieux; c’est trop injuste!

NE JETEZ PAS………… LA PEAU D’ORANGE

Pas celle qui fait des vagues parfois sur les cuisses et les fesses, bien sur, mais la peau de l’orange bio, maltaise, sanguine, amère ou autre.

 

Vous la trouverez savoureuse;

  • confite avec un sirop dans vos pâtisseries
  • dans une tisane avec verveine et sureau pour préparer la nuit d’une soirée d’hiver ou avec de la cannelle
  • ou encore macérée dans de l’alcool pour un apéritif maison!

Antigaspi mais aussi aliment santé car, car là non seulement vous trouverez la boisson désaltérante, mais vous bénéficierez aussi  des propriétés des huiles essentielles contenues dans l’écorce.

Le limonène et le citral sont deux huiles essentielles contenues dans l’écorce, que l’on peut voir jaillir en fines gouttelettes lorsque l’on pince la peau.

Peut être vous êtes vous déjà amusé à mettre la flamme d’un briquet devant lorsque vous étiez enfant? car ces huiles sont inflammables et cela produit un crépitement et de petites étincelles.

Mais non seulement cela peut être amusant, c’est également plein de vertus santé. En effet ces huiles présentent, à elles deux, des propriétés antiseptiques, antivirales, antiinflammatoires, sédatives, relaxantes, anxiolytiques, sédatives…

Pas d’effet secondaire notable; alors consommer sans modération!

Une petite recette dont on limitera tout de même l’usage aux apéritifs d’exception!

Pour 5 oranges et un citron (éventuellement mélanger les variétés ; oranges amères et douces)

laver les fruits et les piquer de 2 clous de girofle chacun et les couper en 4 

Dans un grand bocal verser 2litres de vin rosé, 1/2 litre d’eau de vie de fruit.

Mettre les fuits à macérer et rajouter 300 g de sucre.

Patienter 40 jours! pendant que les fruits macèrent à l’ombre dans votre cellier…

Puis filtrer et mettre en bouteille avant de trinquer.

A votre santé!

 

Mais encore, vous pouvez l’utiliser;

  • dans les chaussures pour enlever les mauvaises odeurs ( n’oubliez pas de retirer les peaux avant d’enfiler les chaussures alors!)
  • Macérées dans du vinaigre blanc vous pourrez bénéficier de ses propriétés de solvant pour faire le ménage.
  • et encore pour améliorer la brillance de vos cheveux; faites tremper l’écorce dans du vinaigre de cidre. Après votre shampoing, pulvérisez sur les cheveux mouillés, puis rincer. Les voilà lumineux!

 

Ma période acide-base… et ce qu’il en reste; l’amande!

….Une découverte qui a commencé lors d’une conférence des journées de l’environnement à Coublevie.

Dans la deuxième partie d’une conférence sur l’alimentation j’ai été interpellée par la présentation du  « régime acide -base ». Je n’avais jamais entendu parler de cette nouvelle pratique. J’ai écouté avec attention et trouvé une logique bien claire et évidente.

Cette théorie  soutient que les protéines animales contribuent à acidifier notre corps et les végétaux à alcaliniser. Ceci étant facilement démontré par le suivi du pH urinaire après les repas. Le risque viendrait alors du fait que l’acidité du corps est un facteur favorisant au développement des maladies de type inflammatoires ou cancéreuses.

Après quelques consultations de l’encyclopédie internet, qui m’a confirmé par moults sites comme doctissimo, top santé, marie Claire, au féminin, femme actuelle, médisite… les bienfaits de ce régime je ne pouvais être que convaincue!

Je suis passée à la science. J’ai consulté des tables acide base. Oui ça existe! Chaque aliment est classé selon un indice PRAL; Potentiel Renal Acid Load.

J’ai fait des essais de savants mariages; au début en calculant…

Pour 100g de jambon fumé à indice pral 90 (un des plus élevé)  voilà donc les calculs auxquels je me livrais…  compléter par 300g d’eau aarvie et accompagner d’une salade composée de 200g de tomates, 200g haricots verts et 200g pommes de terre… pour compenser et aboutir à un repas neutre. Cela faisant beaucoup de verdure!… et ça n’a pas duré!

Et comme je continuais mes recherches, je découvrais en poursuivant mes lectures des subtilités perturbatrices; certains aliments sont en effet acides mais ont un effet lors de la digestion  alcalinisants comme le citron ou … l’amande… alors là j’étais perdue! Cela devenait trop technique pour moi.

J’ai vite lâché pour aller un peu à l’instinct mélanger la verdure et la protéine et créer selon mes envies des menus simples;

– rosbeef – haricots verts

– pâtes au brocolis

– gratin de courge et filet mignon de porc….

Je me suis attachée à créer cet équilibre dans chaque menu en espérant gagner en santé, prévenir toute forme de maladie inflammatoire et … perdre quelques kilos!

Bon, alors résultat; rien du tout pour les kilos! Pour le reste la santé va plutôt bien effectivement. Je dois reconnaitre que j’éternue moins par exemple? En effet j’étais connue pour commencer la journée par des salves d’éternuements! De là à tirer une conclusion? C’est un peu juste, mon étude est peu étayée.

Un point positif cependant ; l’exercice est stimulant pour la créativité et le renouvellement de nos vieilles habitudes. Ces aménagements culinaires donnent aussi souvent des compositions belles aux yeux avec des couleurs toniques… et au final cette recherche a permis un renouvellement, insufflé de nouvelles idées, redonné de l’envie! Et je crois que c’est cela l’essentiel finalement pour moi!

Comme je voulais vous transmettre mes découvertes sur le régime acide base, j’ai recherché sur internet des contenus soutenus par des professionnels de la santé. J’ai alors découvert un site, dont il ne m’est pas autorisé de donner les coordonnées… mais cela permet de nuancer les affirmations contenues dans certains sites. Car en effet pas de miracles à attendre du régime acide base; peut être une certaine harmonie et du bien être oui, mais attention à ne pas vouloir guérir d’un cancer avec ce type d’alimentation!

Enfin ce pharmacien canadien qui l’anime est extraordinaire dans sa communication. J’ai apprécié la simplicité de son approche. Sa façon de traiter avec humour des contenus savants et enfin les nuances qu’il a apporté à mes connaissances. L’alimentation n’est en effet pas la seule source d’ajustement du pH dans le sang , le rythme respiratoire y participe aussi, de même que la filtration du rein ou un mécanisme impliquant la libération du calcium des os! Ne culpabilisons donc pas lors de notre prochain barbecue…. la saucisse ne sera pas responsable de notre mort!        ( de celle du cochon; si par contre!)

Je vous invite à un peu de recherches et à un bon moment de lecture sur le sujet de l’acidité!

et enfin pour parler de l’amande; c’est un fruit que j’ai gardé en souvenir de ma période acide base. Si elle est pleine de vertu; riche en minéraux, en protéines végétales, en bonnes graisses, elle est aussi une gourmandise. Elle est devenue un grignotage plaisir toujours présente dans un petit bocal, en rentrant du travail, avant de préparer la soupe…. devant un bon film…

Alcalinisant en tout cas… vive le poulet aux amandes!

 

Chapitre premier – besoin primaire – se nourrir – cuisiner – faire plaisir….

L’émotion primaire de la nourriture, la fonction nourricière de maman, le plaisir gustatif, la joie et le partage de la convivialité à table, la conscience de l’incidence de notre cuisine sur la santé de nos enfants; autant de réalités qui ont fait de la nourriture et de la cuisine un centre d’intérêt important pour moi.

 

Fille de parents commerçants, la préparation des repas était souvent contrainte par le temps, lorsque j’étais enfant. Je n’ai pas eu souvent l’occasion de partager du temps en famille autour des casseroles. Je garde cependant des souvenirs forts de fonds de saladiers que l’on léchait après avoir versé la pâte du gâteau dans le moule, des quignons que l’on se disputait au sortir de la boulangerie.

Avec mes grands parents; j’étais gâtée par des gouters préparés avec amour; tartines de pain beurre et copeaux de chocolat ou poudre d’ovomaltine.

Ma grand mère paternelle avait son jardin et j’aimais voir pousser les légumes que nous préparions ensuite. Des produits simples issus de la terre, les compotes du jardin, la pâte de coing sont des saveurs dont le souvenir me relie à des émotions positives et qui font naitre une tendre nostalgie.

Face à mes nouvelles responsabilités de mère de famille, je me suis mise à apprendre à cuisiner. D’abord afin de satisfaire à l’appétit de mes enfants , les aider à bien grandir. Puis devant l’eczéma de ma deuxième fille, j’ai pris conscience des liens qu’il pouvait y avoir entre mes pratiques culinaires et la santé de mes enfants. Contrainte à réaliser un sevrage des consommations de lait et d’œuf pour Lisa, j’ai découvert et appliqué à la famille de nouvelles recettes afin d’éviter tout plat cuisiné, qui contiennent la plus part du temps du lactose.

 

J’ai souvent ainsi remis au menu des plats simples et découvert que finalement des coquillettes et du jambon étaient aussi appréciés et vite faits que des lasagnes surgelés. J’ai découvert que des plaisirs simples; compotes, crumble aux pommes, donnent autant de joie que des biscuits industriels au gouter.

C’est donc tout naturellement, qu’au départ de la maison de mes enfants, et à l’age de la ménopause, j’ai aussi réinterrogé ma façon de manger afin de répondre à de nouveaux besoins de mon corps vieillissant. De nouvelles connaissances que j’ai glané d’ici et là mon permis de mettre dans la liste de mes courses des aliments qui sont devenus des basiques.

… et donc je choisis pour un premier post de vous raconter mes recherches en diététique! … sur le régime acide – base … et ce qu’il en reste mon atout santé plaisir ; l’amande!

A suivre….