Fleurs de potager- ou mon jardin gourmand en liberté!

De retour d’une belle journée au jardin, je partage dans cet article le plaisir des yeux, que me procure mon petit coin de nature.

J’aime pour moi même la liberté et j’applique cela aussi à mes légumes!

Ils décident parfois de pousser ou je n’avais pas prévu. Quand ils finissent de produire, mais qu’ils ont encore envie de vivre, je leur laisse poursuivre leur chemin… et cela produit des surprises que j’aime.

Tiens! une petite blette à cote rouge qui pousse dans une allée, un poireau qui monte en fleur, les géraniums de Robert qui sont exubérants devant le cabanon de jardin et les orties qui se mêlent aux pivoines…

Voici une page de couleurs et de lumière!

Bouquet de fleurs de ciboulette!
Bouquet de fleurs de ciboulette!
La modeste fleur de tomate
La modeste fleur de tomate
La rougeoyante petite arroche
La rougeoyante petite arroche
Prête à s'ouvrir; le fleur de l'oignon prépare ses atours
Prête à s’ouvrir; le fleur de l’oignon prépare ses atours
Chapeau pointu la jeune fleur du poireau est fière!
Chapeau pointu la jeune fleur du poireau est fière!
boutons de fleurs de salade
Au sommet de la salade, son petit bouquet de fleurs roses
La consoude, le régal des abeilles au jardin
La consoude, le régal des abeilles au jardin
Fine fleur du piment
Fine fleur du piment
Tête haute, l'asperge!
Tête haute, l’asperge!
Epanouie, l'asperge a un beau feuillage et des fruits rouges.
Épanouie, l’asperge a un beau feuillage et des fruits rouges.

 

Vive le printemps au jardin!

Encore peu de production, mais tant de réjouissance quand même….

Ah au fait, si vous ne pouvez pas attendre pour récolter;

MANGEZ LA FLEUR DU POIREAU!

Elle a le gout du légume à la puissance 10… avec la plus-value de l’élégance et de la couleur 

Pour en savoir plus; un petit lien;

https://www.youtube.com/watch?v=f2RyYZ7Mj10

Sachez de plus que la plus part des fleurs de légumes sont comestibles, la fleur du céleri, du pourpier, du thym, du basilic…

La nature est naturellement généreuse!

Profitez en avec respect….

 

Pas bête la blette!

Plante de blette verte au jardin
Plante de blette verte au jardin

En ce début de printemps, je voudrais mettre à la une ce légume discret, qui n’a pas toujours bonne presse. On l’imagine, trop souvent, compliqué à préparer et, moi aussi, j’ai longtemps gardé le souvenir de ces longues corvées d’épluchage pour « retirer les fils ». Avec un couteau on incisait la largeur de la cote, sans toutefois la trancher complètement. Alors d’un geste habile on retirait la partie charnue en la séparant des fibres de surface. On gardait alors de longs fils collants sur les doigts, le triage n’en finissait plus et on avait les doigts tout noirs après!

Or, j’ai un jour découvert la technique de la paire de ciseaux… j’ai oublié qui me l’a appris, dommage… j’aurai volontiers cité mon héros!

Me voilà enfin réconciliée avec le tri des blettes, clac-clac en deux coups de ciseaux, je sépare le vert du blanc, clac-clac-clac en six coups de ciseaux, je tronçonne la belle cote blanche. Et franchement, je ne sens aucun différence à la dégustation!

Flamboyantes, les blettes à cotes rouges colorent le jardin!
Flamboyantes, les blettes à cotes rouges colorent le jardin!

Il m’est d’autant plus précieux d’avoir une technique simple que ce légume est prolifique dans mon jardin. Premier légume de printemps il aura résisté l’hiver à moins 15 °C cette année, il fleurit ensuite fin mai ou début juin puis monte en graine. Je le laisse alors se re-semer et c’est reparti pour un nouveau cycle. La blette sait aussi être belle, avec des variétés à cotes rouges très décoratives.

Jeune pousse de blettes
Jeune pousse de blettes, naissance du printemps… la graine est restée en sommeil cet hiver et explose avec les beaux jours.

 

 

 

 

Et pour la préparation, les blanchir puis préparer soit un petit roussi d’ail, ajouter une sauce tomate et les gratiner au fromage, ou bien les accommoder avec de la sauce blanche ( au bouillon de poulet bien sur!) pour les cotes.

Pour le vert, le plus simple est en sauce blanche ( la même!) avec croutons et œufs durs…

Plus festif on peut encore faire des tourtes ou des bricks.

 La recette des bricks blettes fêta;

Hacher un oignon, le faire revenir dans une sauteuse, rajouter le vert des blettes et les faire suer. Lorsqu’elles sont fondantes, ajouter de la fêta, et poivrer. Gouter l’assaisonnement, souvent le sel est inutile car le fromage est déjà bien salé…

Avec une cuillère à café, déposer un petit tas de cette préparation dans une demi feuille de brick, recouvrir en la pliant en deux dans le sens de la longueur, puis rabattre une pointe pour former un triangle et pour suivre le pliage, façon samoussa… ou librement à votre façon, peu importe.

Dorer ensuite 12minutes au four à 200°C.

Croustillant à souhait? avec quelques feuilles de salade verte ou, simplement en apéro; voilà un grignotage bien plus sain que les chips!

Bricks blettes fêta.
Bricks blettes fêta.

 

 

Les bons morceaux … ou tout est bon dans le poulet!

poulet roti
Généreux poulet!

Dans le cadre de ma « consommation militante » je n’achète plus de filets, de cuisses ou de découpe de poulets, depuis que j’ai eu connaissance des travers de ces choix de luxe!

Ma décision a été prise alors que je prenais connaissance d’une étude documentée du CCFD sur le boum des exportations de poulet vers l’Afrique.

Voici mon partage si cela vous intéresse;

https://ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/dossier_vola0f1b.pdf

Ce n’est pas de la première actualité, mais je ne serai pas loin de parier que les évolutions ne sont pas si notables? Je serai heureuse si j’avais un démenti fiable.

Pour résumer ce que j’ai retenu de cette lecture, les pays riches élèvent avec un haut niveau de productivité de la volaille. Les consommateurs de ces pays achètent les morceaux nobles et sont exportés, congelés et à bas prix, les morceaux délaissés, principalement vers l’Afrique.

Cette pratique commerciale fait chuter les cours en Afrique. L’élevage traditionnel local ne peut alors plus faire face à cette concurrence déloyale! Mais ceci engendre aussi une baisse de la qualité des produits consommés dans les pays pauvres, l’aile de poulet, on le sait, étant moins riche en protéines qu’en graisse animale…

 

cuisiner le poulet
Cuisiner le poulet… oui mais comment?

 

Alors me voilà avec mon beau et gros poulet fermier… Bon certes, le faire rôtir tout entier… c’est bien pratique… ( en cocotte au four de plus cela ne salit pas!) Mais bon,… cela peut être lassant ( surtout quand on reste à deux à la maison!)

 

 

 

Il faut donc travailler l’art de la découpe; Pour ça vive youtube!

Lever les filets; et vous pourrez faire de bons nuggets ou émincés de volailles aux champignons par exemple.

Les cuisses et les ailes; je les prévois pour une préparation en sauce ( un poulet basquaise, poulet au curry ou poulet au coco; pour toi Estelle!)

Et la carcasse; surprise… un bouillon de poulet cela sert à mille délices !

Le vert un peu dur du poireau, une grosse carotte, un oignon piqué de clou de girofle, laurier, romarin, thym… et vous aurez un court bouillon délicieux. On pourra faire, tout de suite, un potage poulet vermicelle, par exemple. De mon coté, j’aime faire des petits bocaux de bouillon que je congèle. Je les sortirai à loisir pour faire des sauces.

Une recette qui est devenue pour moi une incontournable; c’est ma sauce blanche! ( elle est plutôt beige d’ailleurs…)

En effet, depuis déjà quelques années, nous avons évité la consommation de lait de vache (intolérance et eczéma de ma fille Lisa, douleurs articulaires et conseils de l’ostéopathe de mon mari). Or, pour moi, la reine des gratins et des tartes aux légumes; la sauce béchamel au lait végétal manquait un peu de moelleux. J’ai donc testé une sauce blanche avec moitié de lait d’avoine et moitié de bouillon de volaille maison.

Je trouve le lait d’avoine moins sucré que le lait de riz mais plus « rond en bouche »? que le lait de soja et je l’utilise volontiers dans les préparations salées, réservant le lait de riz aux desserts.

Conquise, je ne prépare plus que ma nouvelle recette; la sauce beige « Catherine » ! Le bouillon donne l’onctuosité que donnait autrefois les matières grasses du lait ou de la crème fraiche ( pour les gourmands)

Parfois j’utilise un assistant, dont je dois reconnaitre le doigté inégalable pour les sauces; mon robot thermomix ( merci les enfants; jamais je ne l’aurai acheté, si vous ne m’aviez fait ce cadeau).

Je voudrai enfin terminer par un clin d’œil au Lycée des Portes de Chartreuse à Voreppe, à leurs cours de cuisine… et à Mr Nicolas, professeur passionné et expert!  J’ai encore appris avec lui une nouvelle technique pour la valorisation de mes découpes de poulet; c’est le manchonnage de ailerons et pilons de volaille.

manchons de poulets
Mignons, les petits manchons!

En effet, cela permet de transformer un petit bout de notre poulet, à priori un morceau plein d’os, en une petite gourmandise à grignoter du bout des doigts très décorative pour un service à l’assiette par exemple!

 

Voici donc pour une invitation à la créativité culinaire; le programme des cours de cuisine au lycée des portes de Chartreuse;

http://www.portesdechartreuse.websco.fr/ADI/files/bibliotheque/MENUS/cours%20de%20cuisine%20SAISON%202017%20-%202018.pdf

et un grand merci à mes collègues qui ont eu cette riche idée de cadeau lors de mon départ de mon poste hospitalier pour ma nouvelle vie d’informatique!

 

Bon appétit à tous!

Pour un prochain post… on pourra parler de cuisine chinoise et de pattes de poulet à la vapeur! Hummm!

pattes de poulet; recette chinoise!
pattes de poulet; recette chinoise!

 

 

 

 

 

 

 

Le repas de Nouvel An chinois, l’occasion de gouter des plaisirs rares… ou insolites

Ce dimanche nous avons eu la joie de nous retrouver pour les festivités de l’entrée dans la nouvelle année du chien de terre.

C’est tout de même extra, de baigner dans cette double culture! Cela faisait quand même un mois qu’il n’y avait pas eu d’occasion de faire la fête en famille! Et cette année, nous avons eu de belles tablées de cousins.

La famille s’agrandit toujours de nouvelles pièces rapportées, à qui nous sommes fiers de faire partager ce moment particulier. Un voyage sans bouger, une découverte à notre porte, sans cesse renouvelée… car ma belle sœur a à cœur de nous régaler chaque année de mets traditionnels ou de nouvelles surprises. Voici donc une petite ballade du coté de mes découvertes culinaires du nouvel an chinois

Ainsi il y a traditionnellement des plats incontournables; comme l’abalone; un gros coquillage dont la chair est ferme. Tranché en fines lamelles il est sauté avec des légumes et des champignons parfumés.

Ou encore la chenille de mer, un animal qui ressemble à un gros boudin et nettoie les fonds sableux des bords de mers. Vu comme cela ce n’est pas très appétissant, mais ces animaux bénéficient d’une longue préparation pour rendre ce petit nettoyeur des mers parfaitement propre. Ils sont vendus souvent séchés et doivent être réhydratés pour être cuisinés.

On aime encore les gâteaux  » à étages »! Pour certains de ces plats on donne des petits noms français approximatifs car on ne connait pas de traduction. On illustre ainsi avec cette nouvelle dénomination les caractéristiques du mets. Ce que nous appelons donc le gâteau à étage est réalisé à la vapeur et il est constitué d’une succession de couches de pâte de différentes farines dont le riz gluant qui lui donne une texture fondante, avec une élasticité qui rappelle certains bonbons, du lait de coco et des feuilles de pandan pour parfumer…

( voir ou revoir si vous le souhaitez l’article sur le pandan!http://vivelacinquantaine.fr/la-feuille-de-pandan-aux-multiples-usages/)

Quelle patience pour faire ce gâteau; déposer une couche, la laisser prendre à la vapeur, déposer ensuite une couche d’une autre couleur… et ainsi de suite.

Si vous connaissez, faites vous aussi comme moi qui aime décoller les feuilles l’une après l’autre sous la langue?!

Pour les gourmands … et les patients…voici le lien vers un blog très intéressant qui en donne la recette accompagnée de belles images appétissantes!

http://dessertsdasie.over-blog.com/article-30918490.html

Cette année nous avons bénéficié des courses faites lors d’un voyage aux États Unis par ma belle famille l’été dernier. En effet, les déplacements touristiques ne cèdent pas au traditionnel shopping dans un china town, et particulièrement dans les épiceries asiatiques… et il y en a dans beaucoup de pays! Cela permet de retrouver des produits, souvenirs des saveurs d’autrefois, mais pas importés en France.

J’ai ainsi découvert dans un plat une « mousse de poisson » me dit ma belle sœur. La saveur est peu prononcée, la texture  est légèrement gélatineuse, un peu fondante dans la bouche. Rien qui ne me rappelle quelque chose de connu. Ce n’est pas les œufs, ça c’est sur, des poumons? Je m’en vais donc à la recherche.. Merci internet!… et découvre que nous avons consommé la vessie natatoire. Là mes neveux font « beuhhh »….enfin pour certains délicats….

Vessie natatoire braisée sur lit de nouilles chinoises
Vessie natatoire braisée sur lit de nouilles chinoises

De mon coté, ma curiosité est en éveil, je ne savais même pas que ça existait. Je finirai donc cet article par un peu de science naturelle, parce que je ne pouvais pas rester dans l’ignorance!

Voici donc la suite de mes recherches…

Il s’agit en fait d’un organe, qui n’a rien à voir avec la fonction urinaire. Les poissons qui possèdent cet organes l’utilisent pour régler leur flottabilité. Il s’agit d’une poche d’air qui agit comme du lest pour aider le poisson à remonter à la surface ou à descendre au fond des mers.

J’apprends ainsi que le poisson rouge est sujet à des dérèglements de sa vessie natatoire! C’est vrai j’en avais déjà vu flotter de travers…

Après cette leçon de science naturelle, je continue mes recherches sur le plan culinaire. Je découvre qu’il n’y a pas que dans la cuisine chinoise que les boyaux de poissons sont cuisinés.

Ainsi la vessie natatoire de la morue est appréciée et cuisinée. Je trouve même une recette d’Alain Ducasse qui prépare aussi un ragout de tripettes!

Le nom aussi, est appétissant…

Alors si cela vous tente; voici les recettes que j’ai trouvées;

 

https://foodof.com/Vessie%20natatoire%20de%20poisson%20brais%C3%A9e%20-%20La%20cuisine%20du%20Tha%C3%AFlande

Boyaux_de_morue_de_stockfish

Bon courage quand même pour les ingrédients!

 

 

Un penchant pour le pandan

 

verre de lait de soja aux feuilles de pandan
Un verre de lait de soja aux feuilles de pandan

Ma belle sœur m’a fait un petit plaisir… Elle m’a offert un litre de soja fait maison mais pas n’importe lequel; celui que je préfère! Parfumé à la feuille de pandan.

Cette feuille rajoute en effet au velouté de la boisson une douce couleur verte et un délicat parfum vanillé. Plus connue dans les pâtisseries asiatiques elle peut sembler parfois ajouter une touche artificielle aux gâteaux qui se teintent presque de couleurs fluo. Pourtant son point de départ est une simple feuille. Au verso elle ressemble à une modeste feuille de poireau, sauf qu’elle a le bout normalement pointu et un pli plus marqué au centre de la feuille (Ici acheté en boutique chinoise on a seulement un tronçon de sa longue feuille) Au recto elle est d’un joli vert brillant.

feuille de pandan-recto
feuille de pandan-recto
feuille de pandan-verso
feuille de pandan-verso

 

 

 

 

 

 

 

Cette plante connue en Asie, en Océanie et en Afrique est riche en usages. Utilisée en vannerie pour le transport de la cueillette, du marché, pour ses vertus médicinales, ses feuilles constituent aussi parfois les toitures des faré ( les maisons traditionnelles) en Polynésie.

 

Dans la nourriture elle participe souvent aux recettes des gâteaux en leur donnant une jolie couleur verte intense, mais aussi peut être utilisée pour réaliser des papillotes qui permettront d’attendrir et parfumer la viande cuite à l’intérieur.

Attention, cette plante va devenir tendance! Ma belle sœur n’est pas connue, donc ses recettes n’ont pas dépassé notre cercle familial. Mais de grands chefs commencent à l’utiliser et à communiquer sur les vertus de ce trésor vert. Un article dans Grazia en octobre 2017 sur la médiatique chef britannique Nigella Lawson, un article dans Elle en novembre 2017 … et maintenant un petit mot dans mon blog!

Vous trouverez encore des recettes sur internet et surtout maintenant vous saurez le reconnaitre dans votre épicerie asiatique.

Soyez au courant des tendances ; le pandan a de l’avenir! Riche en vertus médicinales…et délicieux à déguster!

 

J’oubliais encore une chose; son doux parfum qui éloigne les moustiques! D’ailleurs voici un petit souvenir de notre voyage en Thaïlande et de l’accueil reçu à Khampaeng Phet. Nos hôtes avaient tressé ce joli bouquet qui a embaumé discrètement notre voiture , nous laissant la nostalgie de leur gentillesse et bienveillance pour le reste du voyage.

bouquet tressé de feuilles de pandan
Bouquet tressé feuilles de pandan

Le potiron, marions le avec le combava! pour un petit air exotique…

Ma récolte de potirons
Ma récolte de potirons

Le potiron est de saison! D’autant plus avec Halloween ou vous serez nombreux à en creuser…

Alors, pour changer j’ai eu envie de le rendre un peu exotique. Dans la cuisine chinoise ce légume se cuisine aussi en dessert avec du lait de coco.

J’avais déjà lu des recettes de soupe courge coco et combava fruit. J’ai donc testé un petit arrangement personnel avec les feuilles de mon agrume.

Mais au fait connaissez vous le combava?

Chez moi, il forme un petit arbuste aux feuilles brillantes. De la famille des agrumes, son fruit a l’aspect d’un citron tout boursouflé. Ici je n’ai jamais réussi a avoir des fruits et d’ailleurs j’ai failli perdre mon combava a plusieurs reprises. Il n’aime pas avoir chaud l’hiver, mais il craint le gel. Il est sensible aux cochenilles. A ce jour, je crois avoir trouvé son équilibre et les places qui lui conviennent; plein soleil l’été, avec un bon arrosage et véranda non chauffée l’hiver avec arrosage frugal. Après donc quelques années difficiles, ou des gelées ou des infestations de parasites l’ont embêté; c’est maintenant un petit arbuste qui prospère sagement.

Le feuillage de mon combava!
Le feuillage de mon combava!

Il me donne le plaisir de cueillir ses feuilles pour agrémenter de leur saveur les currys par exemple. Il  se marie parfaitement avec le lait de coco et donne une saveur légèrement acidulée qui est bien équilibrée par la douceur du lait de coco et rehaussée par des épices comme le gingembre ou le piment.

Alors, peut être, je vous donnerai envie d’acheter un pied de combava, ou de fréquenter la boutique asiatique, avec une petite recette savoureuse.

Pour en savoir plus sur cette plante, je vous propose un lien vers un site que je trouve très intéressant et assez complet pour mieux connaitre les plantes de la cuisine asiatique;

Ingrédients : Feuilles de combava

Alors, pour se réchauffer après la soirée Halloween, essayez donc ceci;

  • Faire cuire un kilo de potiron coupé en cubes dans 30 cl d’eau
  • Rajouter trois rondelles de gingembre frais et une cuillère à café de gros sel.
  • et encore 4 feuilles de combava et une petite brique de lait de coco.
  • Laisser cuire 15 à 20minutes selon la variété du potimarron,
  • puis mixer pour réaliser un velouté appétissant!

Bon Appétit!

feuilles de combava
feuilles de combava

 

Confiserie chinoise à la cenelle! Ça y est, je sais qui tu es 😉

les bonbons de cenelle confite

Les enfants adoraient ce bonbon, que l’on mangeait pour nouvel an chinois. En effet, il n’y a pas de fête de nouvel an sans sucrerie, qui invite à une nouvelle année « sucrée ». Sa couleur rouge est une couleur porte bonheur et sa rondeur symbole de fertilité. Tous les ingrédients idéaux sont réunis pour associer cette friandise aux vœux d’une bonne année pleine de douceur.

De plus il est drôlement emballé dans un petit tube de papier comme les pièces de monnaie qui viennent de la banque. Il a la forme d’une hostie…et sa texture un peu cartonnée! Les enfants jouent à le poser sur la langue et à le laisser fondre.

Et bien, je me rends compte aujourd’hui, grâce à Christophe de Hody, que ce bonbon avait des saveurs d’enfance… Puisque la cenelle, fruit du cenellier, est un arbuste qui  s’affiche aussi sous un nom qui m’était connu ; c’est l’aubépine! Moi qui pensais que c’était un fruit exotique…C’est en fait une petite baie, que je grignotais après l’avoir cueillie sur les arbustes d’une haie en bord de Drome!

cenelle ou aubépine
Cenelle ou aubépine

Je vous laisse le lien vers la vidéo très intéressante de ce naturopathe et botaniste expert, qui vous parlera mieux que moi de petit fruit ami des oiseaux. Lorsqu’il parle du « cuir de fruit », sa recette me fait bien penser à mon bonbon… il faudra que j’essaie de le cuisiner?

Salade chinoise de tomates vertes, parce que l’on n’a jamais fini de découvrir des façons gourmandes d’accommoder les tomates!

A l’heure ou les jours diminuent et la chaleur aussi, les tomates du jardin ont du mal à prendre des couleurs. Il y a bien encore quelques journées chaudes mais les nuits sont fraiches, et avec cette fraicheur nocturne, la tomate, si elle arrive encore à rosir un peu va également se fendre.

Il existe bien des façons de les aider à murir; les ramasser et les mettre au chaud dans un journal, arracher le pied et le suspendre tête en bas dans le garage … ça, je l’ai appris en lisant le blog alsagarden. Des recettes sont aussi évoquées, comme la confiture de tomates vertes maintenant assez connue. Je vous renvoie donc à cet excellent article.

Que faire des tomates vertes de fin de saison ?

Par contre de mon coté, j’aime la façon dont mes belles sœurs les accommodent et je vais partager avec vous cette recette chinoise. La salade de tomate verte s’inspire de la salade de papaye verte.

C’est une explosion de saveurs; acidité de la tomate, fraicheur de la coriandre, croquant de la cacahouète, douceur du sucre de canne…

Explosions de couleurs aussi; plaisir des yeux avec ces contrastes colorés.

 

Alors voici la recette;

… et un petit hommage à ma belle famille

 

Préparer le sauce avec;

  • 3 cuillères à soupe de jus de citron vert,
  • 2 cuillères à soupe de nuoc mam ou sauce de poisson,
  • 1 cuillère à café de sucre de canne,
  • 2 gousses d’ail pressées.
  • 1 petit piment oiseau coupé en petits morceaux.

Laver et tailler les légumes en fins bâtonnets;

  • 200g de carottes
  • 500g de tomates vertes
  • 1 belle tomate mure
  • 1 bouquet de coriandre feuille

Mélanger les crudités avec la sauce et laisser mariner.

Gouter et ajuster les assaisonnements selon votre gout.

Avant de servir parsemer des branches de coriandre effeuillées et de cacahouètes pilées.

salade de tomates vertes
salade de tomates vertes

 

Manger avec un bol de riz nature, la fraicheur de la salade accommode très bien de la douce chaleur neutre du riz à la cocotte ( cuit sans sel)

 

Bon appétit!

 

Un aromate qui ne paye pas de mine mais qui est haut en saveur; le céleri asiatique!

Aujourd’hui, j’ai de l’appétit…

Je voudrais vous parler de trois choses en même temps!

Tous les bons conseils disent; un thème, un sujet, un article!

Bon, je mets au défi les règles de bonne pratique d’écriture pour vous parler du poulet au céleri. Comme cela ; ça n’a pas l’air compliqué, pourtant.

Céleri chinois
Céleri chinois

Première chose, j’ai le plaisir d’avoir des plants de céleri chinois dans mon jardin. Voici deux ans qu’ils prospèrent l’été, fleurissent et se sèment pour l’été suivant. Plus fins et moins hauts que dans nos contrées, les tiges sont moins fibreuses. Ainsi ils peuvent être sautés ou cuits rapidement et gardent leur croquant.

Par contre la saveur en est beaucoup plus prononcée. Une légère amertume disparait à la cuisson.

 

Avec les quelques jours de chaleurs qui restent; voici donc une recette que j’aime et qui utilise avec avantage ce légume; il s’agit du poulet au céleri.

Très facile, j’aime réaliser ce plat qui permet d’utiliser le poulet sans gaspillage.

C’est donc la deuxième chose, dont je voulais vous entretenir. En effet, depuis que je connais les dégâts faits en Afrique, par la commercialisation à bas couts des déchets de poulets, dont nous ne voulons pas (ailes notamment) je n’achète le poulet plus qu’entier.

Là, je détaille souvent, les filets pour des nuggets ou des émincés, les cuisses et ailes pour un plat en sauce et le reste mijote… La carcasse me permet en effet de réaliser des bouillons. J’y rajoute un oignon, un carotte, du laurier et clou de girofle, une branche de céleri.. bien sur.

Ce bouillon, souvent , je le place en pot de verre, sans trop les remplir, puis je les congèle. Délicieux pour faire cuire un riz ou des pâtes, je l’utilise aussi pour réaliser des sauces blanches ou il va remplacer pour moitié le lait.

Mais le régal c’est de détailler le poulet en fines lamelles et de l’assaisonner de sauce d’huitre! Comment vous ne connaissez pas?

Bon, alors c’est la troisième partie de mon sujet. Il paraitrait qu’autrefois en chine; Mr Lee Kum Kee, a oublié sur le feu le bouillon de cuisson de ses huitres. De cet erreur il est résulté un liquide onctueux légèrement caramélisé. Cette recette est devenue un succès. Riche en oligoéléments, en acides aminés et en zinc c’est un produits plein de vertus.

Voici un lien vers un blog de gastronomie asiatique qui vous en dira plus sur la sauce d’huitre!

Ingrédients (3) : Sauce d’huître (蚝油)

Pour réaliser le poulet au céleri; rien de plus simple donc. Après avoir cuit dans votre bouillon, le poulet, le retirer et le détailler en lamelles. Pocher le céleri dans le bouillon. Attention, il doit rester croquant.

Puis assaisonner généreusement de sauce d’huitre chacun des éléments dans un bol séparé. Gouter pour vérifier, ce doit être suffisamment salé mais sans trop, pas trop sec… c’est déjà sympa. La touche finale consiste à faire griller deux ou trois gousses d’ail émincé finement. Une fois doré et croustillant, l’ail est mélangé pour moitié au céleri puis au poulet.

Monter ensuite dans un bol creux les ingrédients en alternant une couche de céleri, une couche de poulet. Laisser reposer au frais une heure au moins.

Puis démouler sur un plat de service. Vous aurez un joli dôme, que vous pourrez surmonter d’une petite feuille de céleri frais et servir froid avec un riz nature.

 

PS; Cette même préparation peut être faite pour une salade sucrine, par exemple! C’est délicieux.

 

 

 

 

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Voici 3 ans qu’elle donne de la couleur à mon jardin, ma belle inconnue… Je l’ai d’abord rencontrée lorsque nous mangions en famille des crêpes cambodgiennes; les banh tcheoh. La cuisine de ce pays s’accompagne souvent de toutes sortes d’herbes et plantes, odorantes et savoureuses. Je les mange en confiance et avec délice mais souvent sans connaitre leurs noms. Ma belle sœur m’a ensuite offert un petit plant  et, cela fait maintenant trois ans que cette plante revient chaque été et colore de rouge les espaces de mon jardin.

En plus des usages traditionnels en cuisine asiatique, je l’utilise comme la menthe; avec le taboulé par exemple…

En mélange aux salades vertes, elle ajoute de la couleur et relève le gout. Une salade verte toute simple peut devenir alors un tableau de couleur avec en plus quelques fleurs de bourrache et pétales de soucis!!

salade verte perilla et fleurs bourrache / souci
Bon appétit!

Mes amis me demandent des plants… Je ne peux rester bête plus longtemps; alors je me lance dans les recherches et vous partage ci dessous ma découverte.

Cette plante est Originaire de l’Asie du Sud-Est. On la nomme Périlla en France et on la trouve dans des catalogues de vente par correspondance.

Plante sauvage et vénérée de l’Himalaya jusqu’en Birmanie, elle est maintenant cultivée et consommée couramment en Chine et au Japon.
Au Japon, on l’appelle le Shiso.

Il en existe plusieurs variétés et notamment une forme verte, longtemps considérée comme une plante sacrée en Asie du Sud-Est probablement pour ses vertus médicinales. Elle est par exemple antiseptique. Aux Etats-Unis, ou elle a été importée par des migrants japonais et coréens, on la nomme «Beefsteak plant », en reconnaissance à ses qualités antiseptiques appliquées aux viandes, avec lesquelles elle peut être mélangée. On lui attribue également la possibilité d’atténuer les risques allergiques et, par exemple, pour les fruits de mer ou crustacés, qu’elle peut accompagner dans les sushis.

La variété rouge est également très utilisée comme colorant alimentaire.

Quant à sa culture, elle se développe très bien en un été, dans un jardin en pleine terre. Elle ne craint ni le soleil, ni la sécheresse. Elle fleurit avant la fin de l’été, laisse ses graines dans le sol et revient l’été suivant. Mais elle peut aussi être cultivée en pots. Elle a d’ailleurs longtemps été utilisée exclusivement en plante ornementale par les fleuristes dans nos pays.

Je peux donner des plants si vous le souhaitez, via le site mytroc.fr

http://mytroc.fr/

Au plaisir!

Perilla ou shiso au jardin