Le repas de Nouvel An chinois, l’occasion de gouter des plaisirs rares… ou insolites

Ce dimanche nous avons eu la joie de nous retrouver pour les festivités de l’entrée dans la nouvelle année du chien de terre.

C’est tout de même extra, de baigner dans cette double culture! Cela faisait quand même un mois qu’il n’y avait pas eu d’occasion de faire la fête en famille! Et cette année, nous avons eu de belles tablées de cousins.

La famille s’agrandit toujours de nouvelles pièces rapportées, à qui nous sommes fiers de faire partager ce moment particulier. Un voyage sans bouger, une découverte à notre porte, sans cesse renouvelée… car ma belle sœur a à cœur de nous régaler chaque année de mets traditionnels ou de nouvelles surprises. Voici donc une petite ballade du coté de mes découvertes culinaires du nouvel an chinois

Ainsi il y a traditionnellement des plats incontournables; comme l’abalone; un gros coquillage dont la chair est ferme. Tranché en fines lamelles il est sauté avec des légumes et des champignons parfumés.

Ou encore la chenille de mer, un animal qui ressemble à un gros boudin et nettoie les fonds sableux des bords de mers. Vu comme cela ce n’est pas très appétissant, mais ces animaux bénéficient d’une longue préparation pour rendre ce petit nettoyeur des mers parfaitement propre. Ils sont vendus souvent séchés et doivent être réhydratés pour être cuisinés.

On aime encore les gâteaux  » à étages »! Pour certains de ces plats on donne des petits noms français approximatifs car on ne connait pas de traduction. On illustre ainsi avec cette nouvelle dénomination les caractéristiques du mets. Ce que nous appelons donc le gâteau à étage est réalisé à la vapeur et il est constitué d’une succession de couches de pâte de différentes farines dont le riz gluant qui lui donne une texture fondante, avec une élasticité qui rappelle certains bonbons, du lait de coco et des feuilles de pandan pour parfumer…

( voir ou revoir si vous le souhaitez l’article sur le pandan!http://vivelacinquantaine.fr/la-feuille-de-pandan-aux-multiples-usages/)

Quelle patience pour faire ce gâteau; déposer une couche, la laisser prendre à la vapeur, déposer ensuite une couche d’une autre couleur… et ainsi de suite.

Si vous connaissez, faites vous aussi comme moi qui aime décoller les feuilles l’une après l’autre sous la langue?!

Pour les gourmands … et les patients…voici le lien vers un blog très intéressant qui en donne la recette accompagnée de belles images appétissantes!

http://dessertsdasie.over-blog.com/article-30918490.html

Cette année nous avons bénéficié des courses faites lors d’un voyage aux États Unis par ma belle famille l’été dernier. En effet, les déplacements touristiques ne cèdent pas au traditionnel shopping dans un china town, et particulièrement dans les épiceries asiatiques… et il y en a dans beaucoup de pays! Cela permet de retrouver des produits, souvenirs des saveurs d’autrefois, mais pas importés en France.

J’ai ainsi découvert dans un plat une « mousse de poisson » me dit ma belle sœur. La saveur est peu prononcée, la texture  est légèrement gélatineuse, un peu fondante dans la bouche. Rien qui ne me rappelle quelque chose de connu. Ce n’est pas les œufs, ça c’est sur, des poumons? Je m’en vais donc à la recherche.. Merci internet!… et découvre que nous avons consommé la vessie natatoire. Là mes neveux font « beuhhh »….enfin pour certains délicats….

Vessie natatoire braisée sur lit de nouilles chinoises
Vessie natatoire braisée sur lit de nouilles chinoises

De mon coté, ma curiosité est en éveil, je ne savais même pas que ça existait. Je finirai donc cet article par un peu de science naturelle, parce que je ne pouvais pas rester dans l’ignorance!

Voici donc la suite de mes recherches…

Il s’agit en fait d’un organe, qui n’a rien à voir avec la fonction urinaire. Les poissons qui possèdent cet organes l’utilisent pour régler leur flottabilité. Il s’agit d’une poche d’air qui agit comme du lest pour aider le poisson à remonter à la surface ou à descendre au fond des mers.

J’apprends ainsi que le poisson rouge est sujet à des dérèglements de sa vessie natatoire! C’est vrai j’en avais déjà vu flotter de travers…

Après cette leçon de science naturelle, je continue mes recherches sur le plan culinaire. Je découvre qu’il n’y a pas que dans la cuisine chinoise que les boyaux de poissons sont cuisinés.

Ainsi la vessie natatoire de la morue est appréciée et cuisinée. Je trouve même une recette d’Alain Ducasse qui prépare aussi un ragout de tripettes!

Le nom aussi, est appétissant…

Alors si cela vous tente; voici les recettes que j’ai trouvées;

 

https://foodof.com/Vessie%20natatoire%20de%20poisson%20brais%C3%A9e%20-%20La%20cuisine%20du%20Tha%C3%AFlande

Boyaux_de_morue_de_stockfish

Bon courage quand même pour les ingrédients!

 

 

Un penchant pour le pandan

 

verre de lait de soja aux feuilles de pandan
Un verre de lait de soja aux feuilles de pandan

Ma belle sœur m’a fait un petit plaisir… Elle m’a offert un litre de soja fait maison mais pas n’importe lequel; celui que je préfère! Parfumé à la feuille de pandan.

Cette feuille rajoute en effet au velouté de la boisson une douce couleur verte et un délicat parfum vanillé. Plus connue dans les pâtisseries asiatiques elle peut sembler parfois ajouter une touche artificielle aux gâteaux qui se teintent presque de couleurs fluo. Pourtant son point de départ est une simple feuille. Au verso elle ressemble à une modeste feuille de poireau, sauf qu’elle a le bout normalement pointu et un pli plus marqué au centre de la feuille (Ici acheté en boutique chinoise on a seulement un tronçon de sa longue feuille) Au recto elle est d’un joli vert brillant.

feuille de pandan-recto
feuille de pandan-recto
feuille de pandan-verso
feuille de pandan-verso

 

 

 

 

 

 

 

Cette plante connue en Asie, en Océanie et en Afrique est riche en usages. Utilisée en vannerie pour le transport de la cueillette, du marché, pour ses vertus médicinales, ses feuilles constituent aussi parfois les toitures des faré ( les maisons traditionnelles) en Polynésie.

 

Dans la nourriture elle participe souvent aux recettes des gâteaux en leur donnant une jolie couleur verte intense, mais aussi peut être utilisée pour réaliser des papillotes qui permettront d’attendrir et parfumer la viande cuite à l’intérieur.

Attention, cette plante va devenir tendance! Ma belle sœur n’est pas connue, donc ses recettes n’ont pas dépassé notre cercle familial. Mais de grands chefs commencent à l’utiliser et à communiquer sur les vertus de ce trésor vert. Un article dans Grazia en octobre 2017 sur la médiatique chef britannique Nigella Lawson, un article dans Elle en novembre 2017 … et maintenant un petit mot dans mon blog!

Vous trouverez encore des recettes sur internet et surtout maintenant vous saurez le reconnaitre dans votre épicerie asiatique.

Soyez au courant des tendances ; le pandan a de l’avenir! Riche en vertus médicinales…et délicieux à déguster!

 

J’oubliais encore une chose; son doux parfum qui éloigne les moustiques! D’ailleurs voici un petit souvenir de notre voyage en Thaïlande et de l’accueil reçu à Khampaeng Phet. Nos hôtes avaient tressé ce joli bouquet qui a embaumé discrètement notre voiture , nous laissant la nostalgie de leur gentillesse et bienveillance pour le reste du voyage.

bouquet tressé de feuilles de pandan
Bouquet tressé feuilles de pandan

Le potiron, marions le avec le combava! pour un petit air exotique…

Ma récolte de potirons
Ma récolte de potirons

Le potiron est de saison! D’autant plus avec Halloween ou vous serez nombreux à en creuser…

Alors, pour changer j’ai eu envie de le rendre un peu exotique. Dans la cuisine chinoise ce légume se cuisine aussi en dessert avec du lait de coco.

J’avais déjà lu des recettes de soupe courge coco et combava fruit. J’ai donc testé un petit arrangement personnel avec les feuilles de mon agrume.

Mais au fait connaissez vous le combava?

Chez moi, il forme un petit arbuste aux feuilles brillantes. De la famille des agrumes, son fruit a l’aspect d’un citron tout boursouflé. Ici je n’ai jamais réussi a avoir des fruits et d’ailleurs j’ai failli perdre mon combava a plusieurs reprises. Il n’aime pas avoir chaud l’hiver, mais il craint le gel. Il est sensible aux cochenilles. A ce jour, je crois avoir trouvé son équilibre et les places qui lui conviennent; plein soleil l’été, avec un bon arrosage et véranda non chauffée l’hiver avec arrosage frugal. Après donc quelques années difficiles, ou des gelées ou des infestations de parasites l’ont embêté; c’est maintenant un petit arbuste qui prospère sagement.

Le feuillage de mon combava!
Le feuillage de mon combava!

Il me donne le plaisir de cueillir ses feuilles pour agrémenter de leur saveur les currys par exemple. Il  se marie parfaitement avec le lait de coco et donne une saveur légèrement acidulée qui est bien équilibrée par la douceur du lait de coco et rehaussée par des épices comme le gingembre ou le piment.

Alors, peut être, je vous donnerai envie d’acheter un pied de combava, ou de fréquenter la boutique asiatique, avec une petite recette savoureuse.

Pour en savoir plus sur cette plante, je vous propose un lien vers un site que je trouve très intéressant et assez complet pour mieux connaitre les plantes de la cuisine asiatique;

Ingrédients : Feuilles de combava

Alors, pour se réchauffer après la soirée Halloween, essayez donc ceci;

  • Faire cuire un kilo de potiron coupé en cubes dans 30 cl d’eau
  • Rajouter trois rondelles de gingembre frais et une cuillère à café de gros sel.
  • et encore 4 feuilles de combava et une petite brique de lait de coco.
  • Laisser cuire 15 à 20minutes selon la variété du potimarron,
  • puis mixer pour réaliser un velouté appétissant!

Bon Appétit!

feuilles de combava
feuilles de combava

 

Confiserie chinoise à la cenelle! Ça y est, je sais qui tu es 😉

les bonbons de cenelle confite

Les enfants adoraient ce bonbon, que l’on mangeait pour nouvel an chinois. En effet, il n’y a pas de fête de nouvel an sans sucrerie, qui invite à une nouvelle année « sucrée ». Sa couleur rouge est une couleur porte bonheur et sa rondeur symbole de fertilité. Tous les ingrédients idéaux sont réunis pour associer cette friandise aux vœux d’une bonne année pleine de douceur.

De plus il est drôlement emballé dans un petit tube de papier comme les pièces de monnaie qui viennent de la banque. Il a la forme d’une hostie…et sa texture un peu cartonnée! Les enfants jouent à le poser sur la langue et à le laisser fondre.

Et bien, je me rends compte aujourd’hui, grâce à Christophe de Hody, que ce bonbon avait des saveurs d’enfance… Puisque la cenelle, fruit du cenellier, est un arbuste qui  s’affiche aussi sous un nom qui m’était connu ; c’est l’aubépine! Moi qui pensais que c’était un fruit exotique…C’est en fait une petite baie, que je grignotais après l’avoir cueillie sur les arbustes d’une haie en bord de Drome!

cenelle ou aubépine
Cenelle ou aubépine

Je vous laisse le lien vers la vidéo très intéressante de ce naturopathe et botaniste expert, qui vous parlera mieux que moi de petit fruit ami des oiseaux. Lorsqu’il parle du « cuir de fruit », sa recette me fait bien penser à mon bonbon… il faudra que j’essaie de le cuisiner?

Salade chinoise de tomates vertes, parce que l’on n’a jamais fini de découvrir des façons gourmandes d’accommoder les tomates!

A l’heure ou les jours diminuent et la chaleur aussi, les tomates du jardin ont du mal à prendre des couleurs. Il y a bien encore quelques journées chaudes mais les nuits sont fraiches, et avec cette fraicheur nocturne, la tomate, si elle arrive encore à rosir un peu va également se fendre.

Il existe bien des façons de les aider à murir; les ramasser et les mettre au chaud dans un journal, arracher le pied et le suspendre tête en bas dans le garage … ça, je l’ai appris en lisant le blog alsagarden. Des recettes sont aussi évoquées, comme la confiture de tomates vertes maintenant assez connue. Je vous renvoie donc à cet excellent article.

Que faire des tomates vertes de fin de saison ?

Par contre de mon coté, j’aime la façon dont mes belles sœurs les accommodent et je vais partager avec vous cette recette chinoise. La salade de tomate verte s’inspire de la salade de papaye verte.

C’est une explosion de saveurs; acidité de la tomate, fraicheur de la coriandre, croquant de la cacahouète, douceur du sucre de canne…

Explosions de couleurs aussi; plaisir des yeux avec ces contrastes colorés.

 

Alors voici la recette;

… et un petit hommage à ma belle famille

 

Préparer le sauce avec;

  • 3 cuillères à soupe de jus de citron vert,
  • 2 cuillères à soupe de nuoc mam ou sauce de poisson,
  • 1 cuillère à café de sucre de canne,
  • 2 gousses d’ail pressées.
  • 1 petit piment oiseau coupé en petits morceaux.

Laver et tailler les légumes en fins bâtonnets;

  • 200g de carottes
  • 500g de tomates vertes
  • 1 belle tomate mure
  • 1 bouquet de coriandre feuille

Mélanger les crudités avec la sauce et laisser mariner.

Gouter et ajuster les assaisonnements selon votre gout.

Avant de servir parsemer des branches de coriandre effeuillées et de cacahouètes pilées.

salade de tomates vertes
salade de tomates vertes

 

Manger avec un bol de riz nature, la fraicheur de la salade accommode très bien de la douce chaleur neutre du riz à la cocotte ( cuit sans sel)

 

Bon appétit!

 

Un aromate qui ne paye pas de mine mais qui est haut en saveur; le céleri asiatique!

Aujourd’hui, j’ai de l’appétit…

Je voudrais vous parler de trois choses en même temps!

Tous les bons conseils disent; un thème, un sujet, un article!

Bon, je mets au défi les règles de bonne pratique d’écriture pour vous parler du poulet au céleri. Comme cela ; ça n’a pas l’air compliqué, pourtant.

Céleri chinois
Céleri chinois

Première chose, j’ai le plaisir d’avoir des plants de céleri chinois dans mon jardin. Voici deux ans qu’ils prospèrent l’été, fleurissent et se sèment pour l’été suivant. Plus fins et moins hauts que dans nos contrées, les tiges sont moins fibreuses. Ainsi ils peuvent être sautés ou cuits rapidement et gardent leur croquant.

Par contre la saveur en est beaucoup plus prononcée. Une légère amertume disparait à la cuisson.

 

Avec les quelques jours de chaleurs qui restent; voici donc une recette que j’aime et qui utilise avec avantage ce légume; il s’agit du poulet au céleri.

Très facile, j’aime réaliser ce plat qui permet d’utiliser le poulet sans gaspillage.

C’est donc la deuxième chose, dont je voulais vous entretenir. En effet, depuis que je connais les dégâts faits en Afrique, par la commercialisation à bas couts des déchets de poulets, dont nous ne voulons pas (ailes notamment) je n’achète le poulet plus qu’entier.

Là, je détaille souvent, les filets pour des nuggets ou des émincés, les cuisses et ailes pour un plat en sauce et le reste mijote… La carcasse me permet en effet de réaliser des bouillons. J’y rajoute un oignon, un carotte, du laurier et clou de girofle, une branche de céleri.. bien sur.

Ce bouillon, souvent , je le place en pot de verre, sans trop les remplir, puis je les congèle. Délicieux pour faire cuire un riz ou des pâtes, je l’utilise aussi pour réaliser des sauces blanches ou il va remplacer pour moitié le lait.

Mais le régal c’est de détailler le poulet en fines lamelles et de l’assaisonner de sauce d’huitre! Comment vous ne connaissez pas?

Bon, alors c’est la troisième partie de mon sujet. Il paraitrait qu’autrefois en chine; Mr Lee Kum Kee, a oublié sur le feu le bouillon de cuisson de ses huitres. De cet erreur il est résulté un liquide onctueux légèrement caramélisé. Cette recette est devenue un succès. Riche en oligoéléments, en acides aminés et en zinc c’est un produits plein de vertus.

Voici un lien vers un blog de gastronomie asiatique qui vous en dira plus sur la sauce d’huitre!

Ingrédients (3) : Sauce d’huître (蚝油)

Pour réaliser le poulet au céleri; rien de plus simple donc. Après avoir cuit dans votre bouillon, le poulet, le retirer et le détailler en lamelles. Pocher le céleri dans le bouillon. Attention, il doit rester croquant.

Puis assaisonner généreusement de sauce d’huitre chacun des éléments dans un bol séparé. Gouter pour vérifier, ce doit être suffisamment salé mais sans trop, pas trop sec… c’est déjà sympa. La touche finale consiste à faire griller deux ou trois gousses d’ail émincé finement. Une fois doré et croustillant, l’ail est mélangé pour moitié au céleri puis au poulet.

Monter ensuite dans un bol creux les ingrédients en alternant une couche de céleri, une couche de poulet. Laisser reposer au frais une heure au moins.

Puis démouler sur un plat de service. Vous aurez un joli dôme, que vous pourrez surmonter d’une petite feuille de céleri frais et servir froid avec un riz nature.

 

PS; Cette même préparation peut être faite pour une salade sucrine, par exemple! C’est délicieux.

 

 

 

 

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Voici 3 ans qu’elle donne de la couleur à mon jardin, ma belle inconnue… Je l’ai d’abord rencontrée lorsque nous mangions en famille des crêpes cambodgiennes; les banh tcheoh. La cuisine de ce pays s’accompagne souvent de toutes sortes d’herbes et plantes, odorantes et savoureuses. Je les mange en confiance et avec délice mais souvent sans connaitre leurs noms. Ma belle sœur m’a ensuite offert un petit plant  et, cela fait maintenant trois ans que cette plante revient chaque été et colore de rouge les espaces de mon jardin.

En plus des usages traditionnels en cuisine asiatique, je l’utilise comme la menthe; avec le taboulé par exemple…

En mélange aux salades vertes, elle ajoute de la couleur et relève le gout. Une salade verte toute simple peut devenir alors un tableau de couleur avec en plus quelques fleurs de bourrache et pétales de soucis!!

salade verte perilla et fleurs bourrache / souci
Bon appétit!

Mes amis me demandent des plants… Je ne peux rester bête plus longtemps; alors je me lance dans les recherches et vous partage ci dessous ma découverte.

Cette plante est Originaire de l’Asie du Sud-Est. On la nomme Périlla en France et on la trouve dans des catalogues de vente par correspondance.

Plante sauvage et vénérée de l’Himalaya jusqu’en Birmanie, elle est maintenant cultivée et consommée couramment en Chine et au Japon.
Au Japon, on l’appelle le Shiso.

Il en existe plusieurs variétés et notamment une forme verte, longtemps considérée comme une plante sacrée en Asie du Sud-Est probablement pour ses vertus médicinales. Elle est par exemple antiseptique. Aux Etats-Unis, ou elle a été importée par des migrants japonais et coréens, on la nomme «Beefsteak plant », en reconnaissance à ses qualités antiseptiques appliquées aux viandes, avec lesquelles elle peut être mélangée. On lui attribue également la possibilité d’atténuer les risques allergiques et, par exemple, pour les fruits de mer ou crustacés, qu’elle peut accompagner dans les sushis.

La variété rouge est également très utilisée comme colorant alimentaire.

Quant à sa culture, elle se développe très bien en un été, dans un jardin en pleine terre. Elle ne craint ni le soleil, ni la sécheresse. Elle fleurit avant la fin de l’été, laisse ses graines dans le sol et revient l’été suivant. Mais elle peut aussi être cultivée en pots. Elle a d’ailleurs longtemps été utilisée exclusivement en plante ornementale par les fleuristes dans nos pays.

Je peux donner des plants si vous le souhaitez, via le site mytroc.fr

http://mytroc.fr/

Au plaisir!

Perilla ou shiso au jardin

 

 

 

Revisiter la préparation des légumes du jardin! La courgette en dessert….pourquoi pas?

courgettesÇa y est, la saison des légumes de jardin a bien débuté.

La courgette est comme souvent dans mon jardin la reine de la saison.

J’apprécie ce légume pour la variété de mode de préparation qu’elle présente. Ratatouille, bien sur, farcies, gratin, salade… Mais cette année une expérience me tente, avant d’être lassée de toutes ces préparations salées; c’est la cuisiner dans un dessert!

On fait bien du gâteau à la carotte? Par ailleurs j’avais déjà croisé une recette ou la courgette remplaçait… le beurre?

Pour cette expérience j’ai suivi la recette d’une élogieuse, dont j’apprécie souvent la façon de jouer avec les saveurs sur le site cookidoo. Prévue pour le thermomix, je la pense adaptable a d’autres ustensiles simples, robots, fouets…

Voici le lien que j’ai  suivi

Gâteau au chocolat et courgettes

 

J’ai choisi de remplacer la farine par de la fécule de maïs, pour un sans gluten, afin de satisfaire aux besoins d’un de mes invités.

Au niveau gout, bravo, le chocolat est bien mis en valeur.

La courgette est complètement discrète mais permet au gâteau d’être léger, léger , en digestion! C’est agréable. Bon, oui, si on n’abuse pas de la chantilly à coté…

Je vous laisse tester, et vous garantis l’absence de risque.

Avant de vous quitter et pour continuer à changer quelques unes de mes habitudes de préparation des légumes, je vous partage une question sur les haricots;

J’ai toujours vu ébouter les haricots ( soit enlever les 2 bouts)

Pourquoi donc cette habitude?

La queue, certes, n’est surement pas très digeste.

Mais l’autre extrémité, le petit germe, la virgule, Blandine m’a dit qu’elle la laissait car elle était riche du point de vue nutritif.

Je n’ai pas trouvé de sources pour le vérifier. Cependant; je suis bien tentée par cette technique… qui donnerait deux fois moins de travail en tout cas!

Alors équeuter et non plus ébouter? Qu’en pensez vous?

 

 

 

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

J’ai mis beaucoup de cœur à faire un beau jardin, mais en ce moment, mes salades et mes blettes s’emballent et montent avant que je ne les coupe…

Par ailleurs, sans effort, une surprise d’étale dans mes allées; le pourpier s’est en effet invité et s’épanouit là ou le sol est bien sec et tassé, sur les cheminements.

En effet cette plante est heureuse et prospère sous les climats chauds. Elle est vendue et cuisinée couramment dans les pays méditerranéens et participe au régime maintenant bien connu des cardiaques; le régime crétois.

Chez nous elle revient un peu à la mode et est recherchée dans les boutiques ou sur les marchés bio, du fait de ses nombreuses qualités; riche en vitamines C et B et en oméga 3.

Donc avant de l’avoir tout piétiné; j’ai décidé d’en faire mon entrée de ce dimanche!

Ma récolte

Accommodée avec de l’ail, du basilic, de l’huile d’olive, sel et vinaigre balsamique, cela a fait une délicieuse salade.

Mais il existe encore d’autres façons de le manger

et je conseille aussi le pesto….

Mixer 80g de parmesan,

avec deux gousses d’ail,

150ml l’huile d’olive vierge extra,

1/2 cuillère à café de sel,

30g d’amandes

et 150g de pourpier

c’est succulent sur des pâtes fraiches!

Sinon les grecs la mangent comme les épinards ou encore frits avec des tomates séchées et de la fêta, ou encore pour les grosses tiges au vinaigre, comme les cornichons…

Pourquoi passer à coté des bonnes choses qui s’offrent à nous? …. bon appétit!

Petite salade, tomate pourpier

 

 

Il ne coute rien, il y en a partout, et pourtant il est pour moi précieux… le sureau!

Précieux, d’abord parce qu’il se fait attendre! Sa saison est éphémère et comme je l’évoquais dans un autre article; il m’est dur d’attendre! Le sureau….

Il s’annonce après l’acacia et avant la cerise. A cette saison, la météo est quelque fois capricieuse et il faut le ramasser le matin à la rosée. Un matin sans vent, sans pluie; c’est mieux.  Cette année; pas moyen pour moi d’attraper l’acacia. Mais le sureau; je l’ai eu!

Profiter de ces belles journées chaudes pour faire sécher le sureau au soleil!

J’aime d’abord son odeur, c’est ce dont on profite en premier, gratuitement, sans rien faire. Juste en ouvrant nos sens.

Ensuite , je le trouve beau. Sa fleur fait de grands corymbes blancs sur les arbres. On les dirait couverts de petits parasols. Souvent arbustes chez nous, ils peuvent tout de même, atteindre  jusqu’à 5 mètres.

Mais surtout; il est plein de bénéfices pour la santé. J’ai donc fait ma petite collecte.

Pour le plaisir tout de suite; on peut mettre les fleurs dans la salade de fruits; c’est non seulement beau mais cela donne un petit gout sucré très original, ou bien saupoudrer ces fleurs sur une tarte aux fraises par exemple. Si on est patient cette fleur peut aussi constituer la base d’une limonade rafraichissante. Moi j’ai choisi de faire des beignets!

un petit beignet de sureau!
que l’on tient par la tige et que l’on croque du bout de doigts
Bon appétit!

125g de farine , 15cl de lait, une pincée de sel, un œuf et une cuillère à soupe d’huile… un régal!

Pour en profiter jusque dans les jours d’hiver; la tisane de sureau

 

Mais j’ai gardé une partie que j’ai fait sécher au soleil; elle me serviront en tisane cet hiver. C’est une bonne réponse aux périodes d’encombrement bronchique; pour les toux grasses d’hiver rien de tel.

Je continue cependant à surveiller le sureau car j’attends  maintenant que les fleurs laissées sur l’arbre produisent les petites baies noires. En aout ou septembre; si le temps et le travail me le permettent , je repartirais à la chasse au baies, pour faire de la confiture!

Attendre la fin de l’été … pour cueillir la baie de sureau!

Quel richesse que cet arbre. Il a également de nombreuses propriétés pour le jardinage, que je n’ai pas encore testées; anti germinatif pour les pommes de terre, antifongique en purin pulvérisé sur les plantes…Avant de le connaitre, je ne le voyais pas. Après l’avoir connu; je remarque qu’il y en a partout dans nos campagnes. Pourtant il a été éliminé de pratiquement tous nos jardins décoratifs et remplacé par des arbustes qui ne produisent rien d’aussi précieux; c’est trop injuste!