Ma rhubarbe, des cotes acidulées,des feuilles toxiques pour l’homme….mais un insecticide naturel facile à faire.

Ma rhubarbe, des cotes acidulées,des feuilles toxiques pour l’homme….mais un insecticide naturel facile à faire.

Voici une plante qui se fait oublier. Elle se débrouille seule, tranquille, dans le coin du jardin. Végétant l’hiver et sonnant le printemps par une grande hampe florale. Elle se fait abri de fraicheur, parfois, pour les limaces. Qu’a cela ne tienne, je soulève ses grandes feuilles et la chasse     est ouverte!

feuilles de rhubarbe
feuilles de rhubarbe
pieds de rhubarbe
pieds de rhubarbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ces feuilles sont toxiques pour l’homme, ses cotes acidulées peuvent se

consommer en tarte, en

tarte à la rhubarbe
tarte à la rhubarbe

confiture, par exemple. De mon côté, j’ai un faible pour un mariage avec la pomme dans une compote.

 

Mais aujourd’hui, je voulais vous faire connaître mon essai de purin de rhubarbe. Longtemps tentée par la fabrication de purins végétaux pour l’élimination des insectes parasites, j’étais découragée par la durée des manipulations. J’avais bien essayé avec l’ortie, mais avais renoncé, déçue par la puanteur de la pulvérisation!

J’ai trouvé pour la rhubarbe une recette qui est simple et rapide.

macérat dans l'eau bouillante
Macérat dans l’eau bouillante, une tambouille qui sent l’épinard!

 

Je m’organise donc ainsi, 1.5 kg de feuilles de rhubarbe, que je déchire en morceau dans un seau ménager. Je fais bouillir 3 marmites d’eau de pluie, récoltée sous mon chéneau soit environ 10 litres. Puis j’ébouillante les feuilles de rhubarbe et laisse macérer une journée.

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, un entonnoir, une vieille chaussette nylon, et deux bidons d’eau déminéralisée vides et je filtre le macérat.

Mon atelier purin de rhubarbe!
Mon atelier purin de rhubarbe!

C’est simple, cela sent l’épinard. .. et je n’ai pas eu le temps d’oublier mes feuilles qui trempent!

Mon laurier rose est cafi de pucerons jaunes ( comme dirait maman) et un artichaut a le cœur infesté également. Voici donc mes premières cobayes pour un essai de mon super insecticide naturel.

Je vous laisse suivre mon expérience. Voici mes plantes avant traitement;

Laurier rose et pucerons
Pied artichaut et pucerons

 

 

 

 

 

 

A suivre….

Le vol du hanneton

 

J’aime beaucoup la nature, mais j’ai mis un peu de temps à m’habituer à fréquenter les insectes de près. Si maintenant les abeilles sont mes amies, cela n’a pas toujours été le cas… et j’ai encore un petit sursaut lorsque je croise araignées, mille pattes ou autres!

En ce moment ou il fait si chaud et ou l’arrosage de fin de journée est nécessaire; il y a un insecte qui m’embête et je viens de découvrir un peu mieux ce coupable! C’est le hanneton.

Il vole à la tombée du soir et il vrombit littéralement à mes oreilles alors que je m’applique à mes paisibles travaux du soir. Je cours me mettre à l’abri et guette son éloignement. Je retourne à mes travaux, mais il revient en rondes régulières.

hanneton ailes déployées
Hanneton dépliant ses ailes, cachées sous deux élytres.Un vol qui ne passe pas inaperçu!

Qui est il? comment m’en débarrasser? Dois je me résigner à faire ami avec lui? comme j’ai appris à aimer les abeilles, lorsque j’ai connu l’importance de leur travail?

Lors de mes recherches, je découvre que nous avons la « chance » que nos campagnes aient été largement arrosées d’insecticides autrefois. Il représentait en effet un véritable fléau à un époque, au point que l’on organisait des hannetonnages. Dans le département de la Mayenne, des études publiées autrefois, rapportent ces véritables ramassages organisés avec l’aide des écoliers du département. Ainsi en 1888 on rapporte la récolte de pas moins de 53 459 kilos de hannetons… que l’on faisait ensuite dissoudre dans de la chaux.

Pour plus de précisions sur ce passé historique , je vous renvoie vers le site d’André Lequet en suivant ce lien;

https://www.insectes-net.fr/melolontha/hannetonnage.htm

Au delà de l’histoire, ma curiosité m’a conduit à comprendre, comment chasser cet insecte. Car, non seulement il m’embête les soirs de fin juin, début juillet; mais aussi c’est un vorace dévoreur de feuilles. Et sa larve est un ravageur gourmand du potager.

larve de hanneton
La larve dodue du hanneton, un régal pour les poules ou une friandise pour les sangliers… dans mon jardin , un désastre pour les salades!

Pour le poursuivre, mieux vaut essayer de le traquer sous forme de larve… il se déplace moins vite! De plus sa présence se signale par le dépérissement des légumes sur lequel il a jeté son dévolu.

La femelle va pondre à maturité une vingtaine d’œufs qu’elle déposera en sol meuble à une quinzaine de centimètre sous terre. Cette larve mettra 3 ans pour arriver à maturité et s’envoler après sa métamorphose.

Durant ses trois années chaque printemps, elle remonte près de la surface pour se nourrir, des racines des légumes du potager. ( si elles ont été pondues près de leur réfectoire!)

Et c’est ainsi que je comprend maintenant que certaines salades ont l’air de se faner, sans que l’on observe d’insectes sur les feuilles. Et bien la prochaine qui a une mauvaise tête, j’irai voir à sa racine s’il n’y a pas une larve de hanneton!

Pour plus de précision pour cette chasse, je recommande les conseils de papy noun sur sa chaine youtube.

https://www.youtube.com/watch?v=k62hmUcUk0Q&feature=youtu.be

la cétoine dorée!
élégante , la cétoine dorée!

La larve du hanneton n’est pas à confondre avec la larve de la cétoine dorée qui est un insecte se nourrissant de plantes en décomposition. Bien que très ressemblante, elle, vit dans le compost ou les tas de feuilles ou herbes de tonte…

 

 

le stress de la salade

le stress de la salade

 

Je laisse souvent se reproduire seules les salades. Il est agréable d’entretenir ainsi la culture d’une variété qui a donné satisfaction. La laisser fleurir, se semer et repousser sans effort, pour le jardinier est idéal.

Cependant point trop n’en faut. Cette montée en fleur ou montaison arrive parfois bien trop tôt, impossible d’avoir de belles  salades, car elles sont parties en fleur avant de nous avoir fait de belles pommes et des cœurs charnus!

Savez vous que ce qui favorise leur montaison, c’est le stress?

Et oui , la salade aussi peut être stressée. Bon, ce n’est pas les mauvaises nouvelles du journal, ou le bulletin de notes de vos enfants qui vont la contrarier; mais à son niveau ce sera les conditions climatiques qui provoqueront le stress.

Alors qu’est ce qui stresse la salade?

  • un petit coup de froid, soit une température extérieure quelques jours entre 5 et 10 degrés durant quelques jours et la salade croit que la mauvaise saison va bientôt arriver… elle se dépêche de se reproduire.

Alors ne pas se presser, comme disais ma voisine attendre qu’il n’y ait plus de neige sur la Sure pour planter, ou le passage des Saints de glace? soit les 9 ,10,et 11 mai. Autre solution encore ; choisir des variétés robustes au froid, ou les salades d’hiver à privilégier dans les premiers jours du printemps.

 

  • La soif! le manque d’eau ou stress hydrique est encore un facteur de montaison.

Mieux vaut ainsi arroser peu mais plus souvent, ou encore mieux, protéger le sol de l’assèchement par un paillage. De mon coté, je disperse les herbes de tontes de la pelouse au pied de mes légumes. Cela représente trois avantages; un voyage de moins à la déchetterie, la fraicheur qui reste au pied des légumes et les mauvaises herbes ont du mal à pousser sous mon tapis de paillis.

  • et pour marier les deux facteurs; éviter l’eau froide sur les pieds chauds de la plante.

Arroser à la fraiche, et privilégiez l’eau du récupérateur d’eau de pluie. Elle sera à la bonne température.

montaison; boutons de fleurs de salade
boutons de fleurs de salade

 

PS; Savez vous que parfois on profite de ces réactions de stress pour faire produire des fleurs, chez les ornementales? Comme par exemple l’orchidée!

un léger froid et manque d’eau, l’hiver, favorisera le retour de ses fleurs!

 

 

La sexualité des cucurbitacées! ou la saveur des fleurs mâles…

Ce matin j’ai reçu une invitation! L’invitation d’un magnifique corolle jaune, lumineuse comme le soleil, alors qu’aujourd’hui notre ciel était couvert… Une fleur de courge! Les plans sont magnifiques et en écartant les feuilles exubérantes ce n’est pas une invitation mais une évidence qui s’est proposée à moi; je vais cueillir ces belles fleurs pour … les cuisiner et les honorer… dans mon ventre!

pollinisation de la fleur de courge ou courgette
Fleur femelle de courge avec le stigmate visible au fond du calice

Mais avant je voudrais partager un peu de sciences naturelles. En effet pour être petite fille d’agriculteur, j’ai appris il y a peu seulement, le mode de reproduction des cucurbitacées. Du coup , je me dis que cela peut aussi étonner quelqu’un d’autre!

En effet , cette première corolle qui m’a invitée était une femelle. On reconnait au fond de son calice un « stigmate »; c’est le nom de cette petite proéminence. Sagement , elle attend l’insecte qui lui apportera le pollen de la fleur mâle, pour pouvoir une fois fécondée développer le fruit qui est déjà en forme sous sa fleur.

fleur femelle de courge
le stigmate de la femelle
le pistil de la fleur mâle de courgette
le pistil de la fleur mâle

 

 

 

 

 

 

Et voilà donc pourquoi, régulièrement de petites courgettes, flétrissent si peu de temps après avoir commencé à gonfler! Elles n’ont pas été fécondées. Soit les abeilles, n’ont pu les atteindre, sous le feuillage? soit elles étaient à l’abri par temps de pluie? ou bien elles étaient exterminées par le glyphosate?

En effet, ils faut qu’elles fassent vite;  puisque la durée de vie de la fleur  est seulement d’une journée!

Mais la main de l’homme peut remplacer l’abeille, si besoin, et donc , je me suis convertie en pollinisateur. J’ai cueilli mon bouquet de fleurs mâles, et présenté le pistil des fleurs mâles à mes deux fleurs femelles épanouies. Après une petite friction et avec de la patience… je vais espérer voir grossir les renflements au pied de mes femelles!

la fleur de courge et son embryon de fruit
la fleur de courge et son embryon de fruit

En attendant… je vais préparer un joli plat de fleur de courge, farcies.

Pour cela; rendez vous sur un site de blog cuisine. Vive les blogueuses!

Je vous recommande celle que je viens de tester… c’est un régal et pas si difficile que cela à réaliser. Ce qui est parfait c’est que la farce est réalisée avec des blettes et que c’est la pleine période de leur production.

Voici le lien;

http://miechambo.canalblog.com/archives/2008/08/28/10340912.html

Encore deux choses, si vous souhaitez conserver la variété que vous appréciez, de courge bien rouge ou à la saveur muscade, ou .. que sais je encore? peut être alors serez vous obligé de contrôler la pollinisation. Il faudra alors pincer la fleur femelle afin de refermer ses pétales et éviter l’accès des abeilles pour venir manuellement appliquer le pollen de la fleur mâle de même variété. En effet les courges (ou les courgettes) ne sont pas racistes… et s’hybrident naturellement. Une autre solution consiste à protéger les plans par un filet anti insecte ou à planter les différentes espèces à une distance… considérable de plus de 3km! ce qui est rarement le cas de nos jardins…

Si l’hybridation ne vous gène pas et pour ne pas être obligé de surveiller les fleurs et les polliniser manuellement, il vaut mieux favoriser les abeilles…

                          alors; mettez des fleurs dans votre jardin.

Les abeilles apprécieront

et s’occuperont bien de vos cucurbitacées!

 

Fleurs aromatiques et mellifères
Aromatiques et mellifères

 

PS; je dédie cet article à ma maman… aux pouces verts et qui se désole quand mes courgettes « échaudent » ( vocabulaire non conventionnel? est ce un patois?)… comme celle ci par exemple.

 

embryon de courge dont la fleur femelle n'a pas été fécondée.
embryon de courge dont la fleur femelle                                    n’a pas été fécondée.

 

réseaux sociaux; signes de socialité ou symptômes de solitude?

Notre relation à l’autre est aujourd’hui profondément modifiée par les modes de vie; familles dispersées, citées dortoirs et rurbanité…

marelle
jeux de rue…

Alors qu’enfant, j’ai grandi en jouant à l’élastique dans la rue, aujourd’hui on finit par ne plus connaitre ses voisins. Par contre nos comptes Facebook affichent des centaines d’amis. La fête des voisins est une création récente, pour réapprendre à découvrir celui qui est sur le palier d’à coté.

Peu d’enfants peuvent prendre, comme moi plus jeune , les gouters quotidiens chez papi mami… mais les cousinades reviennent en force!

Le réseau social est aujourd’hui plus actif sur la toile qu’en proximité. Au final cela me questionne. Est ce un symptôme des solitudes modernes ou un signe de nouvelles socialités?

le média dans l'échangeIl devient difficile parfois de savoir par quel canal contacter qui? Il y a les adeptes de Facebook, ceux que l’on ne rencontrera que par whatsapp et ceux qu’il faut inviter par mail.

La multiplicité des canaux de communication fait que l’on ne communique bien qu’en utilisant les mêmes outils que ceux que l’on veut contacter… Il faut donc connaitre leurs codes, leurs habitudes.

En tout cas, chacun de ces outils crée des sortes de bulles, de sous ensembles de communicants.

Ces sous ensemble se jouent des frontières. Et je trouve cela assez extraordinaire; lorsque j’imagine, par exemple, que j’ai des contacts suivis avec mes neveux des Etats Unis, ou des échanges avec ma correspondante allemande du lycée…

Par contre, ce que je crains, c’est qu’ainsi on ne communique bien qu’avec ceux avec qui on a des affinités, qu’entre milieux sociaux proches, entre convaincus des mêmes causes, entre bulles du même genre…. Au risque de ne communiquer qu’avec ceux avec qui on est d’accord?

De même, ces relations via le réseau passent par des canaux limités; écrans, écrit, images. Il y manque la proximité d’une épaule ou s’appuyer, d’un bras à tenir, ou d’un verre à partager.

Je m’inquiète, à ce jour, d’un manque d’espaces de rencontres entre milieux sociaux divers, entre origines culturelles diverses, d’une insuffisance d’occasions de rencontres conviviales et en confiance, qui permettent d’engager des débats contradictoires, dans le respect et la considération mutuelle, et ainsi contribuer à une construction de la pensée.

relation communication

Ou sont Pépone et Don Camillo? ou Joseph, le père de Marcel Pagnol et l’oncle Jules…

A moins que peut être les vestiaires d’une équipe de rugby? ou une salle de cours de formation adulte? à suivre, je cherche…

 

 

 

 

 

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

Ces bonnes mauvaises herbes! Le pourpier… trop méconnu.

J’ai mis beaucoup de cœur à faire un beau jardin, mais en ce moment, mes salades et mes blettes s’emballent et montent avant que je ne les coupe…

Par ailleurs, sans effort, une surprise d’étale dans mes allées; le pourpier s’est en effet invité et s’épanouit là ou le sol est bien sec et tassé, sur les cheminements.

En effet cette plante est heureuse et prospère sous les climats chauds. Elle est vendue et cuisinée couramment dans les pays méditerranéens et participe au régime maintenant bien connu des cardiaques; le régime crétois.

Chez nous elle revient un peu à la mode et est recherchée dans les boutiques ou sur les marchés bio, du fait de ses nombreuses qualités; riche en vitamines C et B et en oméga 3.

Donc avant de l’avoir tout piétiné; j’ai décidé d’en faire mon entrée de ce dimanche!

Ma récolte

Accommodée avec de l’ail, du basilic, de l’huile d’olive, sel et vinaigre balsamique, cela a fait une délicieuse salade.

Mais il existe encore d’autres façons de le manger

et je conseille aussi le pesto….

Mixer 80g de parmesan,

avec deux gousses d’ail,

150ml l’huile d’olive vierge extra,

1/2 cuillère à café de sel,

30g d’amandes

et 150g de pourpier

c’est succulent sur des pâtes fraiches!

Sinon les grecs la mangent comme les épinards ou encore frits avec des tomates séchées et de la fêta, ou encore pour les grosses tiges au vinaigre, comme les cornichons…

Pourquoi passer à coté des bonnes choses qui s’offrent à nous? …. bon appétit!

Petite salade, tomate pourpier

 

 

Communiquer sur Internet, nouvelles pratiques….connaissez vous les trollers?

Communiquer sur Internet, nouvelles pratiques….connaissez vous les trollers?

 

Seule devant ma page, je mouline mes pensées. J’aime ce temps de rencontre, avec moi même…. que j’imagine aussi avec d’autres? Un autre, qui me lit en ce moment, et que je ne connais pas. Un autre qui s’intéresse, ou qui passe à une autre page. S’il reste et me supporte c’est probablement qu’un écho se fait dans ses pensées, dans son expérience?

En même temps cet autre est là , silencieux, me laissant aller selon mon fil. C’est un espace confortable, à l’heure ou j’écris. Le média établit une distance, qui me laisse la liberté.

Cette distance fausse pourtant les relations. Je constate en effet que ce silence de l’autre, son immatérialité lorsque je m’exprime, donne parfois à observer des étonnantes exacerbations de l’expression.  Combien en effet de « je t’adore » « tu es trop belle » affichés sur Facebook, comparativement à ce que l’on se dit de vive voix. A l’inverse, les propos peuvent aussi être d’une violence telle, qu’ils ont parfois constitué des harcèlements amenant jusqu’au suicide et cela, souvent, chez de jeunes adolescents.

le troll pollue les forums internet

La bataille des mots, … une nouvelle façon de combattre? de s’affirmer, de dominer?  Peut être aussi un apprentissage à refaire à l’heure ou les codes et outils changent? Cette culture en construction est elle abordée à l’école? En tout cas moi, qui apprend Internet après avoir fini mes études, (… ou presque) je découvre tout cela!

J’ai appris qu’il y avait des jeux qui consistaient à alimenter les forums en sujets polémiques. Le trolling! Celui qui trolle peut être conscient ou non de le faire mais son intervention consiste à raviver des polémiques, dont les thèmes sont facilement sensibles. Son action engendrera immanquablement des réponses aussi vivement opposées. Je comprends mieux maintenant, la satisfaction, que certains doivent obtenir, en manipulant ainsi l’émotion et l’expression de l’autre. Ceci m’explique parfois les fils de commentaires absurdes et répétitifs sur des articles d’actualité. Je trouvais ce genre de débat stérile mais aujourd’hui , je sais que ce sont parfois des constructions volontaires qui entretiennent une fréquentations aux forums.

J’ai appris aussi que la meilleure réponse à ce genre de vomissure verbale; c’est de « plonker »… c’est à dire blacklister. Les conseils des sites spécialisés dans l’Internet, sont de ne pas nourrir les trolls! Répondre alimente son discours. Le répondant court également le risque de devenir lui même Troll.

…. Ne vous laissez plus piéger!

 

 

 

 

 

Il ne coute rien, il y en a partout, et pourtant il est pour moi précieux… le sureau!

Précieux, d’abord parce qu’il se fait attendre! Sa saison est éphémère et comme je l’évoquais dans un autre article; il m’est dur d’attendre! Le sureau….

Il s’annonce après l’acacia et avant la cerise. A cette saison, la météo est quelque fois capricieuse et il faut le ramasser le matin à la rosée. Un matin sans vent, sans pluie; c’est mieux.  Cette année; pas moyen pour moi d’attraper l’acacia. Mais le sureau; je l’ai eu!

Profiter de ces belles journées chaudes pour faire sécher le sureau au soleil!

J’aime d’abord son odeur, c’est ce dont on profite en premier, gratuitement, sans rien faire. Juste en ouvrant nos sens.

Ensuite , je le trouve beau. Sa fleur fait de grands corymbes blancs sur les arbres. On les dirait couverts de petits parasols. Souvent arbustes chez nous, ils peuvent tout de même, atteindre  jusqu’à 5 mètres.

Mais surtout; il est plein de bénéfices pour la santé. J’ai donc fait ma petite collecte.

Pour le plaisir tout de suite; on peut mettre les fleurs dans la salade de fruits; c’est non seulement beau mais cela donne un petit gout sucré très original, ou bien saupoudrer ces fleurs sur une tarte aux fraises par exemple. Si on est patient cette fleur peut aussi constituer la base d’une limonade rafraichissante. Moi j’ai choisi de faire des beignets!

un petit beignet de sureau!
que l’on tient par la tige et que l’on croque du bout de doigts
Bon appétit!

125g de farine , 15cl de lait, une pincée de sel, un œuf et une cuillère à soupe d’huile… un régal!

Pour en profiter jusque dans les jours d’hiver; la tisane de sureau

 

Mais j’ai gardé une partie que j’ai fait sécher au soleil; elle me serviront en tisane cet hiver. C’est une bonne réponse aux périodes d’encombrement bronchique; pour les toux grasses d’hiver rien de tel.

Je continue cependant à surveiller le sureau car j’attends  maintenant que les fleurs laissées sur l’arbre produisent les petites baies noires. En aout ou septembre; si le temps et le travail me le permettent , je repartirais à la chasse au baies, pour faire de la confiture!

Attendre la fin de l’été … pour cueillir la baie de sureau!

Quel richesse que cet arbre. Il a également de nombreuses propriétés pour le jardinage, que je n’ai pas encore testées; anti germinatif pour les pommes de terre, antifongique en purin pulvérisé sur les plantes…Avant de le connaitre, je ne le voyais pas. Après l’avoir connu; je remarque qu’il y en a partout dans nos campagnes. Pourtant il a été éliminé de pratiquement tous nos jardins décoratifs et remplacé par des arbustes qui ne produisent rien d’aussi précieux; c’est trop injuste!

Mémoire? quand tu me fais faux bond… et si c’était le stress?

Mémoire? quand tu me fais faux bond… et si c’était le stress?

 

 

Mais ou ai-je mis mes clés?

Je suis prête à partir au boulot et il ne me manque plus que la clé pour quitter la maison…et c’est l’heure, je suis pressée!

C’est un moment de panique que, l’un ou l’autre de vous a peut être connu?

Mais voici que je les retrouve …sur la machine à laver?

Ces petits épisodes ont de quoi nous inquiéter, mes enfants, mon mari me regardent bizarrement. Après quelques récidives mes faits et gestes vont être scrutés. Les remarques se font impitoyables. « Mais maman, cela tu me l’as déjà dit… » « Ça devient grave… faut te faire soigner! »

Merci les enfants…moi aussi je suis inquiète, j’avais bien remarqué, mais votre insistance m’alerte. Je me suis donc engagée en recherche d’une confirmation médicale. Mon médecin traitant est mon premier confident sur le sujet. En me consultant, elle comprend mes inquiétudes, me confirme que c’est important d’établir un bilan objectif . Et peut être finalement, se rassurer pense t-elle… La fatigue d’une charge de travail professionnelle importante, des troubles du sommeil, des soucis personnels …peuvent aussi être en cause. Bon alors pour en avoir le cœur net, pas simple. Vers qui me tourner? un neurologue? 6 mois d’attente dans les cabinets alentours.

Une psychologue, pourquoi pas? rendez vous pris.

Je choisis de m’adresser à une professionnelle qui pratique l’hypnothérapie, en me disant que, après avoir établi un bilan, elle pourrait m’aider à la gestion du stress et au lâcher prise.

Première consultation; 2 mois plus tard, quand même. Là; déception, pas la bonne adresse pour un bilan.. il faut aller voir un neurologue, et en plus pas de possible de se poser, fermer les yeux et se réveiller avec le cerveau à l’endroit! L’hypnose…ce n’est pas accessible comme cela et c’est la psychologue qui en décidera.

Dommage… je suis déçue. Cependant, j’apprécie l’écoute et l’échange plutôt rassurant. La charge de travail professionnelle, les stress liés aux événements familiaux , peuvent être tout à fait être en cause de troubles de mémoire.

Au cours de ce rendez vous, mine de rien, les évocations s’enchainent, non la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Je prends la mesure des obstacles, contrariétés que chaque jour peut apporter.

 

Il n’est pas dans mon naturel de gémir, j’ai plutôt l’habitude de relativiser. En effet l’actualité présente des évènements tellement graves, qu’il ne me semble pas autorisé de me plaindre de mes petites misères quotidiennes. J’ai même au contraire l’impression que je dois savoir relever tout ce qui est bon dans mes journées et passer l’éponge sur le reste.

Maud , la psychologue qui m’accompagne dans ces séances, m’explique au cours de ce rendez vous le poids des processus de défense et leur influence sur la mémoire. Mettre de coté les évènements négatifs, les refouler c’est consommer de l’énergie psychique, cela engendre de la fatigue et des troubles de mémoire. Nos séances me permettront d’exprimer les difficultés traversées et au fur et à mesure déposer auprès d’elle les soucis quotidiens… Finalement, quand je fais l’inventaire, il y en avait sous le couvercle!

Quelques rendez vous m’ont permis de cheminer, faire le point et prendre des décisions importantes. J’ai pu bilanter ma mémoire, tests réussis,  finir par réaliser quelques séances d’hypnose et reprendre confiance.

A ce jour, j’ai quitté mon poste pour m’engager dans un chemin de formation ou je peux tester l’habilité retrouvée de ma mémoire, mon analyse, ma logique. C’est un plaisir de faire fonctionner jusqu’à ses limites mon cerveau!

En écrivant ces lignes j’aimerai encourager chaque personne, qui peut vivre des instants de doute, à faire le pas, pour demander de l’aide. J’avais peur de tomber dans un pathologisme et ai hésité à m’orienter vers un professionnel de santé. Comme si, demander de l’aide, était reconnaitre et faire exister une difficulté.

A ce jour je suis heureuse de la mise en garde de mon entourage qui, en tirant une sonnette d’alarme m’a permis de consulter. Non … la perte de ses clés avant de partir n’est pas toujours le début de la maladie d’Alzheimer!

 

 

 

Connaissez vous le syndrome du nid vide?… ou quand les enfants partent!

 

La première fois que j’ai entendu parler de ces symptômes; c’est de la bouche de mon amie Evelyne. Jamais dans mes études ce syndrome n’avait été évoqué, je ne l’avais lu dans aucun article de journal. Pas d’échanges familial non plus sur le sujet autour d’une table un dimanche??

Est ce que je suis passée à coté de cette connaissance parce que je ne l’ai pas cherchée, je n’avais pas les bonnes sources? ou bien parce que le sujet est encore peu connu et peut être un peu tabou?

Pour faire suite à mon sujet précédent, sur notre cheminement de parents, je remarque qu’il y a du nouveau dans notre façon de nous engager dans notre rôle d’éducateur. Entre Laurence Pernoud, qui était dans la bibliothèque de ma maman et Françoise Dolto, qui était sur mes étagères… on était passé de la découverte « hygiénique » de la parentalité à une dimension plus psychologique. Les années 68 sont passées par là, l’éducation sexuelle à l’école permet aux jeunes femmes d’avoir des connaissances sur leur corps et la maternité, et de passer à d’autres étapes..

Faire grandir un enfant épanoui qui deviendra un adulte responsable et équilibré, succède aux préoccupations de nos parents, de faire naitre et élever un enfant en bonne santé.

Cependant dans cette quête, nous avons été nombreux à nous engager sans mesure.

J’ai participé, avec beaucoup d’autres, aux associations de parents d’élèves, sou des écoles, accompagné des sorties bibliothèques, ludothèque, nature… Organisé des anniversaires, des chasse aux trésors, et des jeux de pistes…  Pas de question à se poser , le programme se faisait seul, courses, cuisine, ménage, loisirs partagés, suivi des activités…

Sans compter le suivi de orthophonie, orthodontie, allergologues et soins divers…

Il n’y a pas de trous dans le planning mais plutôt du surbooking. C’est, comme si, l’exigence des besoins à combler nous portait. Certes, avec un peu, voire beaucoup de fatigue parfois, mais dans une évidence de l’action.

Puis tout doucement notre organisation a évoluée; alors que tout d’abord, nous, parents, organisions les activités des enfants, les années collège passent un relais. C’est eux alors qui prennent souvent l’initiative du tempo avec invitations, exposés à faire et sorties à leur demande… jusqu’à la conduite accompagnée! Nous étions devenus copilotes!

 

En 2015, enfin de pilote à copilote, je me suis retrouvée finalement sans projet de voyage… les enfants ont pris leur envol et là ; plus de GPS, tout d’un coup , un trou!

J’avais entendu parler du syndrome du nid vide, par mes amies, passées devant moi par cette étape. Je la vivais alors. Au départ de mes enfants, j’ai tout d’abord eu une période d’attente. Ils passeront peut être aujourd’hui? et s’ils venaient manger? ou poser leur linge…Je n’ose m’engager dans rien , je n’y pense même pas. C’est comme un mode stand by. Finalement, une panière de linge à ranger, c’est encore un peu de leur présence qui envahit la maison. Les périodes sans visites, c’est tellement étrange d’observer l’ordre persistant de la maison?

Je ressens alors parfois un sentiment étrange, comme une vague allant et venant , de la mélancolie à la joie de la liberté, du sentiment d’être désemparé au tourbillon de projets enfin envisageables…

Après ces quelques remous… j’entreprends aujourd’hui une transformation personnelle! Penser à moi sans culpabilité, redonner une priorité au couple, changer de métier, apprendre de nouvelles choses… sont des plaisirs nouveaux que je savoure.