Musée de la viscose, Echirolles et réflexions sur le monde du travail

                « Musée de la viscose. Échirolles »

Ce bâtiment ne paye pas de mine. Il faut le trouver au détour de petits chemins entre des friches industrielles. Crée sur le site de l’usine maintenant démolie, par d’anciens viscosiers, cette petite maison était une annexe, le foyer ou quelque chose de ce genre?

Voilà longtemps que je voulais y faire une visite, avec mes parents, qui ont vu se développer la mode de la viscose, cette fibre synthétique « naturelle » .

J’ai trouvé cette visite passionnante sur plusieurs points.

Tout d’abord j’ai découvert le procédé qui, a partir du bois, permettait d’obtenir ce fil souple et brillant. Issu d’une matière noble et naturelle comme le bois, c’est néanmoins avec force de traitements chimiques dangereux pour les ouvriers que se faisait cette transformation. Les conditions de travail étaient si éprouvantes, atmosphère étouffante, chaleur, odeur… qu’il était difficile de recruter. C’est donc en faisant appel à une forte immigration que l’entreprise pu recruter son personnel. C’est en effet pas moins de 90 % de population étrangère qui constitua les équipes d’ouvriers.

Plus de 40 nationalités différentes travaillaient ainsi ensemble. Déplacer toute cette population avait cependant demandé de construire les hébergements adaptés alentours. Ainsi une cité ouvrière avait été bâtie dans la proximité de l’usine. Mais ce melting pot, ce patchwork de tant d’horizons différents avait fini par former une véritable petite société. Ainsi, autour de ses équipes de sport collectifs, ou lors des rassemblements festifs cette population déplacée, sans racines sur place, venant de Hongrie, Pologne, Italie, Roumanie…  forme une nouvelle communauté.

Il est intéressant, lors de cette visite d’observer le travail réalisé dans le cadre de la gestion des ressources humaines. Je n’ai pas trouvé de mots savants concernant le management, rien qui ne fasse penser à une élaboration scientifique d’un mode de gouvernance… Pourtant il émane de cette visite le sentiment d’un accompagnement paternaliste de la population ouvrière, qui avait abouti à un véritable esprit d’entreprise. École, centre social, église, stade et encore colonies de vacances, bibliothèque, mutuelle,société d’entraide…

De l’attachement à l’entreprise, résulte d’ailleurs ce musée, né de la volonté d’anciens ouvriers. C’est un beau témoignage!

Aujourd’hui la gestion des ressources humaines est devenue une science. Elle fait l’objet de formations avancées. Les enquêtes et rapports sur la qualité de vie au travail sont élaborés et présentés en comité hygiène et sécurité, conseils d’administration… Le dialogue social est établi en instance, légiféré. Mais je ne sais pas si nous sommes à la hauteur des défis qu’ont relevé ces chefs d’entreprise du début du 20me siècle.

Les ouvriers témoignant dans les archives ou les visites ont souvent fait leur carrière à la viscose. Aujourd’hui il est vrai que ce type de lien avec l’entreprise est révolu. La société bouge vite, les techniques et l’économie sont en perpétuelle évolution. Ainsi la période est plutôt au flexible. On peut donc comprendre qu’il sera difficile de retrouver l’esprit de corps qui a pu animer ce genre d’entreprise.

La flexibilité voulue par le législateur dans les évolutions de la loi travail rendra probablement l’entreprise plus adaptable aux évolutions nécessaires? La souplesse d’adaptation de l’entreprise sera peut être plus favorable à sa survie économique.

En favorisant la formation tout au long de la vie, l’accès au chômage de façon élargie également par exemple aux autoentrepreneurs ou agriculteurs… on peut aussi espérer que le travailleur saura mieux s’adapter aux changements sociaux et économiques.

Actuellement, cependant, l’efficacité du modèle n’est pas encore bien vérifiée. Peut être que plutôt que de se sentir flexible, l’employé peut avoir le sentiment d’être jetable? Car à l’heure ou il y a beaucoup d’affichage sur la qualité de vie au travail, on observe cependant une recrudescence de symptômes alarmants; absentéisme, burn out, voire jusqu’au suicide..

Se pencher sur l’histoire est souvent une façon intéressante de faire avancer les réflexions.

Merci au musée de la Viscose!

https://www.echirolles.fr/culture-sports-loisirs/expos-et-musees/musee-de-la-viscose

Le potiron, marions le avec le combava! pour un petit air exotique…

Ma récolte de potirons
Ma récolte de potirons

Le potiron est de saison! D’autant plus avec Halloween ou vous serez nombreux à en creuser…

Alors, pour changer j’ai eu envie de le rendre un peu exotique. Dans la cuisine chinoise ce légume se cuisine aussi en dessert avec du lait de coco.

J’avais déjà lu des recettes de soupe courge coco et combava fruit. J’ai donc testé un petit arrangement personnel avec les feuilles de mon agrume.

Mais au fait connaissez vous le combava?

Chez moi, il forme un petit arbuste aux feuilles brillantes. De la famille des agrumes, son fruit a l’aspect d’un citron tout boursouflé. Ici je n’ai jamais réussi a avoir des fruits et d’ailleurs j’ai failli perdre mon combava a plusieurs reprises. Il n’aime pas avoir chaud l’hiver, mais il craint le gel. Il est sensible aux cochenilles. A ce jour, je crois avoir trouvé son équilibre et les places qui lui conviennent; plein soleil l’été, avec un bon arrosage et véranda non chauffée l’hiver avec arrosage frugal. Après donc quelques années difficiles, ou des gelées ou des infestations de parasites l’ont embêté; c’est maintenant un petit arbuste qui prospère sagement.

Le feuillage de mon combava!
Le feuillage de mon combava!

Il me donne le plaisir de cueillir ses feuilles pour agrémenter de leur saveur les currys par exemple. Il  se marie parfaitement avec le lait de coco et donne une saveur légèrement acidulée qui est bien équilibrée par la douceur du lait de coco et rehaussée par des épices comme le gingembre ou le piment.

Alors, peut être, je vous donnerai envie d’acheter un pied de combava, ou de fréquenter la boutique asiatique, avec une petite recette savoureuse.

Pour en savoir plus sur cette plante, je vous propose un lien vers un site que je trouve très intéressant et assez complet pour mieux connaitre les plantes de la cuisine asiatique;

Ingrédients : Feuilles de combava

Alors, pour se réchauffer après la soirée Halloween, essayez donc ceci;

  • Faire cuire un kilo de potiron coupé en cubes dans 30 cl d’eau
  • Rajouter trois rondelles de gingembre frais et une cuillère à café de gros sel.
  • et encore 4 feuilles de combava et une petite brique de lait de coco.
  • Laisser cuire 15 à 20minutes selon la variété du potimarron,
  • puis mixer pour réaliser un velouté appétissant!

Bon Appétit!

feuilles de combava
feuilles de combava

 

Confiserie chinoise à la cenelle! Ça y est, je sais qui tu es 😉

les bonbons de cenelle confite

Les enfants adoraient ce bonbon, que l’on mangeait pour nouvel an chinois. En effet, il n’y a pas de fête de nouvel an sans sucrerie, qui invite à une nouvelle année « sucrée ». Sa couleur rouge est une couleur porte bonheur et sa rondeur symbole de fertilité. Tous les ingrédients idéaux sont réunis pour associer cette friandise aux vœux d’une bonne année pleine de douceur.

De plus il est drôlement emballé dans un petit tube de papier comme les pièces de monnaie qui viennent de la banque. Il a la forme d’une hostie…et sa texture un peu cartonnée! Les enfants jouent à le poser sur la langue et à le laisser fondre.

Et bien, je me rends compte aujourd’hui, grâce à Christophe de Hody, que ce bonbon avait des saveurs d’enfance… Puisque la cenelle, fruit du cenellier, est un arbuste qui  s’affiche aussi sous un nom qui m’était connu ; c’est l’aubépine! Moi qui pensais que c’était un fruit exotique…C’est en fait une petite baie, que je grignotais après l’avoir cueillie sur les arbustes d’une haie en bord de Drome!

cenelle ou aubépine
Cenelle ou aubépine

Je vous laisse le lien vers la vidéo très intéressante de ce naturopathe et botaniste expert, qui vous parlera mieux que moi de petit fruit ami des oiseaux. Lorsqu’il parle du « cuir de fruit », sa recette me fait bien penser à mon bonbon… il faudra que j’essaie de le cuisiner?

Promenons nous dans les bois, c’est la saison des châtaignes…..A moins que la cynips n’ai déjà sévi?

Je prends à nouveau le train pour aller en stage et je redécouvre le plaisir de la rencontre imprévue.

Ce soir, c’est avec le producteur et vendeur du panier paysan qui attendait à la sortie de la gare, que j’ai connu la cynips!

 

chataignes en bogue
chataignes en bogue

Comme je m’extasiais devant ses belles châtaignes, il me confirmait qu’il était heureux de pouvoir en proposer à la vente. Ces deux dernières années, en effet, ce petit insecte venu de Chine avait infesté les châtaigniers et ils n’avaient pas eu de production. Après avoir d’abord touché l’Ardèche, cette petite mouche qui vient pondre à la base du bourgeon de la fleur, produit une gale. Cette maladie empêche ensuite la floraison et la production du fruit!

Bon, je ne m’étais pas rendue compte de ce désastre? Peut être n’a t-il pas touché notre Bois joli?

Heureusement le combat fut mené avec le torymus, une microguêpe également originaire d’Asie. Celle ci vient pondre dans la galle du cynips. Sa larve se nourrit de son hôte et sauve ainsi la floraison du châtaignier.

galle du chataignier
galle du châtaignier

Cette lutte biologique est une réussite, qui nous permettra de gouter encore quelques belles années, des marrons chauds… et du miel de châtaignier!

Lui aussi très menacé par le parasite.

Ceci dit, si vous allez dans les bois en ce moment, c’est la saison, des châtaignes et des champignons; alors soyez vigilants! Maintenant vous êtes avertis; donc si vous observez des galles du châtaignier, il faut le signaler en mairie.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023151702

 

 

 

 

 

 

Salade chinoise de tomates vertes, parce que l’on n’a jamais fini de découvrir des façons gourmandes d’accommoder les tomates!

A l’heure ou les jours diminuent et la chaleur aussi, les tomates du jardin ont du mal à prendre des couleurs. Il y a bien encore quelques journées chaudes mais les nuits sont fraiches, et avec cette fraicheur nocturne, la tomate, si elle arrive encore à rosir un peu va également se fendre.

Il existe bien des façons de les aider à murir; les ramasser et les mettre au chaud dans un journal, arracher le pied et le suspendre tête en bas dans le garage … ça, je l’ai appris en lisant le blog alsagarden. Des recettes sont aussi évoquées, comme la confiture de tomates vertes maintenant assez connue. Je vous renvoie donc à cet excellent article.

Que faire des tomates vertes de fin de saison ?

Par contre de mon coté, j’aime la façon dont mes belles sœurs les accommodent et je vais partager avec vous cette recette chinoise. La salade de tomate verte s’inspire de la salade de papaye verte.

C’est une explosion de saveurs; acidité de la tomate, fraicheur de la coriandre, croquant de la cacahouète, douceur du sucre de canne…

Explosions de couleurs aussi; plaisir des yeux avec ces contrastes colorés.

 

Alors voici la recette;

… et un petit hommage à ma belle famille

 

Préparer le sauce avec;

  • 3 cuillères à soupe de jus de citron vert,
  • 2 cuillères à soupe de nuoc mam ou sauce de poisson,
  • 1 cuillère à café de sucre de canne,
  • 2 gousses d’ail pressées.
  • 1 petit piment oiseau coupé en petits morceaux.

Laver et tailler les légumes en fins bâtonnets;

  • 200g de carottes
  • 500g de tomates vertes
  • 1 belle tomate mure
  • 1 bouquet de coriandre feuille

Mélanger les crudités avec la sauce et laisser mariner.

Gouter et ajuster les assaisonnements selon votre gout.

Avant de servir parsemer des branches de coriandre effeuillées et de cacahouètes pilées.

salade de tomates vertes
salade de tomates vertes

 

Manger avec un bol de riz nature, la fraicheur de la salade accommode très bien de la douce chaleur neutre du riz à la cocotte ( cuit sans sel)

 

Bon appétit!

 

La faute à maman…………… ou faire au mieux pour l’éducation de ses enfants mais faire jamais bien!

maman canardJ’ai ressassé longtemps ces remarques que m’avait fait le pédiatre de la crèche.

Alors que j’avais souhaité tester le remplacement du lait de vache, dans l’alimentation de ma fille par du lait de soja, cet essai avait été « dénoncé » auprès du pédiatre, par la puéricultrice de la crèche. J’ai alors subi une leçon sur les risques des régimes exclusifs et les menaces de rachitisme que je faisais peser sur mon enfant.

De mon coté je trouvais difficile de voir ses petits draps tachés de sang tous les matins, son joli visage encadré de placards d’eczema sur le cou, et ses démangeaisons aux plis des bras et des genoux. J’essayais tout ce que je pouvais imaginer pour améliorer la situation, les bains de lait d’avoine, les crèmes diverses et variées, lait d’orge à boire…

Le lait de vache ayant été incriminé dans certaines études pour être en cause dans des maladies inflammatoires, je voulais tenter, au moins une dizaine de jour, de remplacer le biberon du gouter par le lait de soja. Mais dans le cadre de la crèche familiale, nos décisions s’opposent parfois à la responsabilité de la directrice de crèche. Mon initiative m’a valu d’avoir un rendez vous avec le pédiatre et une leçon de morale. En effet, au sortir de cette entrevue, j’ai retenu que mes absences longues du domicile dans la journée avec un travail à temps plein, une reprise des études et  des temps de transports importants étaient, peut être, aussi en cause dans les troubles dermatologiques de ma fille.

Et vlan, un petit coup de culpabilisation… C’est trop facile!

Je vivais cela comme injuste, blessant, venant d’un homme pour qui s’était si facile de conclure ainsi alors qu’il était impuissant à me proposer une solution.

Le psychosomatique a toujours été une bonne réponse de la médecine aux problèmes de santé insolubles. Je veux bien entendre la participation des émotions à la santé, ayant moi même fait mon mémoire de fin d’étude sur ce sujet… mais là cet  argument m’était envoyé en pleine figure et me rendait coupable des troubles de ma fille.

 

Avec le recul et mon chemin personnel, vis à vis de ma propre enfance, je me rends compte comme il est naturel de trouver , de chercher également dans son passé des arguments justifiant nos difficultés actuelles… et comme les mamans ont souvent bon dos!

« Je manque de confiance en moi car mes parents ne me félicitaient jamais » « je ne sais pas aimer car ma mère, ne me faisais jamais de câlins »… qui n’a pas entendu ou même émis ce genre de réflexion?

De passer dans la peau d’une maman, m’a permis de prendre conscience de tout le bien, à cette place, que j’ai voulu faire à mes enfants, et  de toutes les difficultés que j’ai rencontrées, des erreurs que j’ai pu faire, avec toute ma bonne volonté.

Cela m’a permis de me positionner différemment dans le jugement à mes parents.

Ainsi si des choses nous ont pesé dans notre enfance, c’est un chemin de croissance de s’en libérer. Plus personne ne nous contraint à les porter. Cela peut être confortable de trouver un coupable, mais devenir adulte c’est aussi arrêter de trouver des excuses.

Non, les mamans ne sont pas la cause de tous les maux…

 

 

Petits travaux à l’approche de l’automne; la récolte des semences

Les jours diminuent, la chaleur aussi. Les productions au jardin faiblissent… et pourtant il y a encore des récoltes importantes à faire!

Je pense à la préparation des plantations futures. En effet certains de nos plants arrivés à pleine maturité sont venus à fleur, puis à graine.

Alors il ne faut rien gaspiller; récolter et protéger ce qui fera la richesse de notre jardin de printemps.

J’ai donc fait ce soir ma petite cueillette de graines; salades, poireaux, oignons, céleris, coriandre.

J’ai égrainé et fait de petites enveloppes que j’ai stockées dans ma cabane de jardin. Puis j’ai enterré les rameaux restant… peut être y avait il encore quelques graines oubliées. Elles hiberneront et reviendront aux premières chaleurs.

Et maintenant; patience!

coriandre
Les tiges de coriandre portent de précieuses graines
fleur de poireau
La fleur du poireau a déjà de petits germes de poireaux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

récolte des graines de céleri
Récolte des graines de céleri
mes semences
Je prépare mes semences pour le prochain printemps!

Un aromate qui ne paye pas de mine mais qui est haut en saveur; le céleri asiatique!

Aujourd’hui, j’ai de l’appétit…

Je voudrais vous parler de trois choses en même temps!

Tous les bons conseils disent; un thème, un sujet, un article!

Bon, je mets au défi les règles de bonne pratique d’écriture pour vous parler du poulet au céleri. Comme cela ; ça n’a pas l’air compliqué, pourtant.

Céleri chinois
Céleri chinois

Première chose, j’ai le plaisir d’avoir des plants de céleri chinois dans mon jardin. Voici deux ans qu’ils prospèrent l’été, fleurissent et se sèment pour l’été suivant. Plus fins et moins hauts que dans nos contrées, les tiges sont moins fibreuses. Ainsi ils peuvent être sautés ou cuits rapidement et gardent leur croquant.

Par contre la saveur en est beaucoup plus prononcée. Une légère amertume disparait à la cuisson.

 

Avec les quelques jours de chaleurs qui restent; voici donc une recette que j’aime et qui utilise avec avantage ce légume; il s’agit du poulet au céleri.

Très facile, j’aime réaliser ce plat qui permet d’utiliser le poulet sans gaspillage.

C’est donc la deuxième chose, dont je voulais vous entretenir. En effet, depuis que je connais les dégâts faits en Afrique, par la commercialisation à bas couts des déchets de poulets, dont nous ne voulons pas (ailes notamment) je n’achète le poulet plus qu’entier.

Là, je détaille souvent, les filets pour des nuggets ou des émincés, les cuisses et ailes pour un plat en sauce et le reste mijote… La carcasse me permet en effet de réaliser des bouillons. J’y rajoute un oignon, un carotte, du laurier et clou de girofle, une branche de céleri.. bien sur.

Ce bouillon, souvent , je le place en pot de verre, sans trop les remplir, puis je les congèle. Délicieux pour faire cuire un riz ou des pâtes, je l’utilise aussi pour réaliser des sauces blanches ou il va remplacer pour moitié le lait.

Mais le régal c’est de détailler le poulet en fines lamelles et de l’assaisonner de sauce d’huitre! Comment vous ne connaissez pas?

Bon, alors c’est la troisième partie de mon sujet. Il paraitrait qu’autrefois en chine; Mr Lee Kum Kee, a oublié sur le feu le bouillon de cuisson de ses huitres. De cet erreur il est résulté un liquide onctueux légèrement caramélisé. Cette recette est devenue un succès. Riche en oligoéléments, en acides aminés et en zinc c’est un produits plein de vertus.

Voici un lien vers un blog de gastronomie asiatique qui vous en dira plus sur la sauce d’huitre!

Ingrédients (3) : Sauce d’huître (蚝油)

Pour réaliser le poulet au céleri; rien de plus simple donc. Après avoir cuit dans votre bouillon, le poulet, le retirer et le détailler en lamelles. Pocher le céleri dans le bouillon. Attention, il doit rester croquant.

Puis assaisonner généreusement de sauce d’huitre chacun des éléments dans un bol séparé. Gouter pour vérifier, ce doit être suffisamment salé mais sans trop, pas trop sec… c’est déjà sympa. La touche finale consiste à faire griller deux ou trois gousses d’ail émincé finement. Une fois doré et croustillant, l’ail est mélangé pour moitié au céleri puis au poulet.

Monter ensuite dans un bol creux les ingrédients en alternant une couche de céleri, une couche de poulet. Laisser reposer au frais une heure au moins.

Puis démouler sur un plat de service. Vous aurez un joli dôme, que vous pourrez surmonter d’une petite feuille de céleri frais et servir froid avec un riz nature.

 

PS; Cette même préparation peut être faite pour une salade sucrine, par exemple! C’est délicieux.

 

 

 

 

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Mon jardin métissé; la PERILLA ou SHISO

Voici 3 ans qu’elle donne de la couleur à mon jardin, ma belle inconnue… Je l’ai d’abord rencontrée lorsque nous mangions en famille des crêpes cambodgiennes; les banh tcheoh. La cuisine de ce pays s’accompagne souvent de toutes sortes d’herbes et plantes, odorantes et savoureuses. Je les mange en confiance et avec délice mais souvent sans connaitre leurs noms. Ma belle sœur m’a ensuite offert un petit plant  et, cela fait maintenant trois ans que cette plante revient chaque été et colore de rouge les espaces de mon jardin.

En plus des usages traditionnels en cuisine asiatique, je l’utilise comme la menthe; avec le taboulé par exemple…

En mélange aux salades vertes, elle ajoute de la couleur et relève le gout. Une salade verte toute simple peut devenir alors un tableau de couleur avec en plus quelques fleurs de bourrache et pétales de soucis!!

salade verte perilla et fleurs bourrache / souci
Bon appétit!

Mes amis me demandent des plants… Je ne peux rester bête plus longtemps; alors je me lance dans les recherches et vous partage ci dessous ma découverte.

Cette plante est Originaire de l’Asie du Sud-Est. On la nomme Périlla en France et on la trouve dans des catalogues de vente par correspondance.

Plante sauvage et vénérée de l’Himalaya jusqu’en Birmanie, elle est maintenant cultivée et consommée couramment en Chine et au Japon.
Au Japon, on l’appelle le Shiso.

Il en existe plusieurs variétés et notamment une forme verte, longtemps considérée comme une plante sacrée en Asie du Sud-Est probablement pour ses vertus médicinales. Elle est par exemple antiseptique. Aux Etats-Unis, ou elle a été importée par des migrants japonais et coréens, on la nomme «Beefsteak plant », en reconnaissance à ses qualités antiseptiques appliquées aux viandes, avec lesquelles elle peut être mélangée. On lui attribue également la possibilité d’atténuer les risques allergiques et, par exemple, pour les fruits de mer ou crustacés, qu’elle peut accompagner dans les sushis.

La variété rouge est également très utilisée comme colorant alimentaire.

Quant à sa culture, elle se développe très bien en un été, dans un jardin en pleine terre. Elle ne craint ni le soleil, ni la sécheresse. Elle fleurit avant la fin de l’été, laisse ses graines dans le sol et revient l’été suivant. Mais elle peut aussi être cultivée en pots. Elle a d’ailleurs longtemps été utilisée exclusivement en plante ornementale par les fleuristes dans nos pays.

Je peux donner des plants si vous le souhaitez, via le site mytroc.fr

http://mytroc.fr/

Au plaisir!

Perilla ou shiso au jardin

 

 

 

Revisiter la préparation des légumes du jardin! La courgette en dessert….pourquoi pas?

courgettesÇa y est, la saison des légumes de jardin a bien débuté.

La courgette est comme souvent dans mon jardin la reine de la saison.

J’apprécie ce légume pour la variété de mode de préparation qu’elle présente. Ratatouille, bien sur, farcies, gratin, salade… Mais cette année une expérience me tente, avant d’être lassée de toutes ces préparations salées; c’est la cuisiner dans un dessert!

On fait bien du gâteau à la carotte? Par ailleurs j’avais déjà croisé une recette ou la courgette remplaçait… le beurre?

Pour cette expérience j’ai suivi la recette d’une élogieuse, dont j’apprécie souvent la façon de jouer avec les saveurs sur le site cookidoo. Prévue pour le thermomix, je la pense adaptable a d’autres ustensiles simples, robots, fouets…

Voici le lien que j’ai  suivi

Gâteau au chocolat et courgettes

 

J’ai choisi de remplacer la farine par de la fécule de maïs, pour un sans gluten, afin de satisfaire aux besoins d’un de mes invités.

Au niveau gout, bravo, le chocolat est bien mis en valeur.

La courgette est complètement discrète mais permet au gâteau d’être léger, léger , en digestion! C’est agréable. Bon, oui, si on n’abuse pas de la chantilly à coté…

Je vous laisse tester, et vous garantis l’absence de risque.

Avant de vous quitter et pour continuer à changer quelques unes de mes habitudes de préparation des légumes, je vous partage une question sur les haricots;

J’ai toujours vu ébouter les haricots ( soit enlever les 2 bouts)

Pourquoi donc cette habitude?

La queue, certes, n’est surement pas très digeste.

Mais l’autre extrémité, le petit germe, la virgule, Blandine m’a dit qu’elle la laissait car elle était riche du point de vue nutritif.

Je n’ai pas trouvé de sources pour le vérifier. Cependant; je suis bien tentée par cette technique… qui donnerait deux fois moins de travail en tout cas!

Alors équeuter et non plus ébouter? Qu’en pensez vous?