Au rythme de mes pas

Aujourd’hui il a neigé. La route est glissante. Je rentre à pied.

3kilomètres d’une montée, qui quitte la ville et serpente le long de la colline, pour rejoindre la maison.

J’aime ce moment. La nuit tombe, un léger vent souffle, les étoiles brillent et la lune éclaire encore quelques nuages , fins filets de coton dans le ciel sombre.

Le soir sous la neige
Le soir sous la neige

La brise agite des bambous qui bordent la route. Leur ombre, projetée par un lampadaire, danse sur la neige blanche du bord de route.

Peu à peu je grimpe et la vue s’ouvre sur les lumières de la ville plus bas. J’entends les bruits de la ville qui montent, l’activité humaine… ces hommes qui, à cette heure, se pressent en voiture jusqu’à leurs maisons.

Au rythme de mes pas, mes pensées filent aussi. Je me sens bien. Marcher est apaisant. Le ballant du corps, la ponctuation du pas… une forme de bercement, un moment de lâcher prise à la fin de la journée de travail.

Je pense que j’ai les changements réalisés ces derniers temps dans mon parcours professionnel ont été un souffle bénéfique. Ce soir, je me sens en cohérence. Heureuse d’avoir au cours de ma journée de travail pu comprendre de nouvelles choses, résoudre certains problèmes, apporter des conseils et un peu d’écoute.

Mes pensées reviennent vers ces périodes difficiles durant lesquelles je me sentais en conflit intérieur. Je partais au travail les épaules lourdes et je n’arrivais pas à en revenir, je mangeais, je dormais avec mon travail…

Je ne saurais pas détailler comment le cheminement s’est précisément fait. Mais dans cet instant de marche et de lâcher prise je ressens que mon esprit chemine aussi. Il n’y a pas toujours des mots mais des émotions, un espèce de brouillard, un bouillonnement de pensées qui paraissent désorganisées. Au final, je ressens en cet instant que, sans que j’y mette une logique, une volonté constructive, ces temps de « tête libre » sont en fait des moments ou de grandes avancées peuvent se produire. Comme si ces moments me mettaient en relation avec une certaine profondeur obscure au fond de moi, mais un endroit ou existe en même temps une grande lucidité sur ce qui est bon pour moi.

Ainsi, peut être faut il s’autoriser un peu plus d’espaces de liberté pour nos pensées, trop souvent contraintes par la gestion du quotidien. Rêver sous un pommier a selon la légende permis à Newton de comprendre les lois de la gravité. Sans aller jusque là, de mon coté, je ressens comme essentiel dans certaines prises de décisions, ou pour trouver de bonnes idées ou une solution à un problème qui m’embête, d’avoir des temps de respiration en pleine nature. Le chemin de la maison peut parfois me suffire… si je le parcours au rythme de mes pas!

Pas dans la neige
Pas dans la neige
De fil en aiguille, respect pour les petites mains

De fil en aiguille, respect pour les petites mains

C’est l’hiver et mon jardin attend bien sage sous ses cartons l’explosion du printemps. Alors les soirées sont l’occasion de lectures, de farfouilles internet… et ma nouvelle activité; le tri et la gestion de mon vestiaire!

J’ai découvert grâce à ma collègue de formation Virginie Vinted!

https://www.vinted.fr/

J’ai donc passé quelques soirées à faire le mannequin, me prendre en photo avec le blouson dont ma fille est lassée, avec la petite robe que je n’ose plus porter (plus de mon age?) mais que je trouve pourtant encore très belle!

J’ai fait mon petit catalogue, espérant que ces vêtements laissés à l’abandon sur mes étagères feraient plaisir à quelqu’un, qui les ferait vivre encore un peu. J’ai fait quelques paquets, que j’ai mis à la poste avec une petite carte pour 5 à 10 euros. J’étais contente de les transmettre à une personne qui les attendait, plutôt que de les déposer dans une benne anonyme…

Et j’ai fait aussi quelques achats; un beau manteau avec encore son étiquette. Un acheteuse pressée qui n’avait pas essayé?

En fait, j’ai un peu de peine de voir les étalages de petit prix et de penser aux salaires de ceux qui ont travaillé sur ce qui nous habille, dans les ateliers du bout du monde bien souvent, mal payés et dans de mauvaises conditions…

Au fil de mes lectures, je vous fais part de quelques trouvailles, nouvelles tendances, qui ont attiré mon attention.

A Londres se développe un mouvement d’opposition à la consommation effrénée dans la mode; on la baptise la slow fashion. Pour découvrir ces militantes, avant de prendre le tunnel; voici ce petit article.

https://www.wedemain.fr/Les-soldes-Out–Rencontre-avec-les-militantes-londoniennes-de-la-slow-fashion_a3132.html

Autre chose encore; une application qui permet d’aider à sélectionner les marques de vêtements responsables. Je n’ai trouvé qu’une version anglaise… se laisserait on doubler?

http://notmystyle.org/ratings.html

Le livre du train

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en train… de lire!

Bientôt je reprendrai le train pour aller travailler! J’en suis impatiente pour retrouver le temps et le plaisir de la lecture.

En octobre, lors de 6 semaines de stage, c’était le moyen de transport le plus adapté à mon nouveau trajet et il m’a permis de dévorer 3 livres.

Une de ces lectures a été un rendez vous particulièrement attendu et une motivation à sortir à l’heure le soir! Je me suis en effet laissée prendre par la légère histoire de Lori Nelson Spielman « demain est un autre jour ».

Sur ce, j’ai fait des recherches pour savoir qui était cette auteure… et j’ai trouvé un blog qui m’aidera pour choisir mes prochaines lectures!

Chouette de rencontrer des gens qui ont la même passion et qui aiment la partager. Voici le lien vers le blog d’Emilie! Merci à toi…

http://www.labookista.com/demain-autre-jour-lori-nelson-spielman-ed-pocket/

Quant à l’ouvrage « demain est un autre jour »; il se lit comme un roman (qu’il est), riche en suspens, rebondissements, et bien sur, un peu de romantisme. Mais il peut être aussi entendu comme un guide de développement personnel, sans toutefois avoir l’aspect rébarbatif d’une méthode…

Pour finir ce tout petit post je vous partage, par exemple, un des défis lancé au personnage principal du roman. Je le garde dans un coin de ma tête et envisage de me l’approprier; un peu? beaucoup? passionnément?

« faire chaque jour quelque chose qui nous fait peur »…?

et si c’était une bonne idée? qu’est ce que je prévois demain?

 

Tabou ou arme secrète; l’usage du mot démence?

Ce soir je suis chamboulée.

Inquiète des troubles qui s’aggravent pour mon papa, j’ai appelé son médecin pour solliciter un bilan et des aides pour l’aménagement de la vie quotidienne et la prévention de l’aggravation de son état.

Alors que la secrétaire, très aimable, à qui je demandais si cela ne dérangerait pas, m’a passé l’appel sans problème, j’ai eu clairement l’impression de déranger le médecin.

Rien de ce que j’évoquais ne semblait l’alerter, il s’attendait bien à tout cela puisque finalement me lâchait t-il  » on le sait votre papa a une démence vasculaire ».

En tant que soignante, son affirmation ne m’a pas choquée puisque je savais bien lire le résultat du scanner et de l’IRM et pourtant en tant qu’enfant ce mot m’a fait violence. C’était la première fois qu’on l’utilisait pour mon papa.

Puis de poursuivre  » je suis désolé mais là j’ai beaucoup de grippes qui attendent »

Pourquoi le médecin nous a laissé seul avec ces résultats de scanner et IRM? Le compte rendu mentionnait leucopathie. Jamais un entretien avec la famille n’avait eu lieu pour accompagner ce diagnostic. Nous avions bataillé pour faire prendre conscience à mon papa des dangers de la conduite et finalement solliciter le médecin pour qu’il intervienne sur ce sujet. Ma maman n’a jamais été mise au courant des risques liés à l’évolution de cette maladie. Ils s’acharnaient à vouloir rester dans leur grande maison avec les 21 marches tournantes et glissantes. A aucun moment le médecin ne s’est inquiété de ce qui pouvait être fait pour prévenir les risques liés aux pertes d’équilibre, troubles de mémoire, de la continence… dans cet environnement non adapté. Mes parents n’avaient pas la mesure de l’évolution possible.

Aujourd’hui que je téléphonais, probablement lors d’une journée surchargée, le médecin me répondait désinvolte  » c’est sa démence »

J’avais l’impression que je n’avais qu’à l’accepter comme une fatalité, à le recevoir comme une punition, à l’entendre comme une fin de la communication… « Nous n’avons plus rien à nous dire »

Peut être que je suis dans l’interprétation, touchée par cette situation personnelle? Alors je me questionne et essaie de me souvenir de l’usage que je faisais de ce mot de démence en étant professionnelle?

Ici je ressens que ne pas dire le mot démence, l’ignorer; c’est ne pas faire de vagues. Quand l’IRM mentionne leucopathie, bon! ça ne dit pas grand chose, on l’entend, ça nous dépasse. Pas d’ordonnances, pas d’examens ensuite… il n’y a surement rien de spécial à faire?

Prononcer le mot, ce jour là, je l’ai vécu comme claquer une porte. « L’essentiel est dit, la messe est dite. Laisser moi tranquille. » Une arme secrète pour susciter la sidération et faire taire le protagoniste?

Cela me renvoie aussi un petit fond de honte et je me rend compte comme le sens commun des mots pèse lourd.

A cette heure, je laisse tout cela décanter car peut être encore trop dans l’émotion pour une analyse objective. Je pose cependant cela sur mon journal, pour m’en soulager. Je reviendrai le lire avec du recul dans quelques temps.

 

 

 

Un penchant pour le pandan

 

verre de lait de soja aux feuilles de pandan
Un verre de lait de soja aux feuilles de pandan

Ma belle sœur m’a fait un petit plaisir… Elle m’a offert un litre de soja fait maison mais pas n’importe lequel; celui que je préfère! Parfumé à la feuille de pandan.

Cette feuille rajoute en effet au velouté de la boisson une douce couleur verte et un délicat parfum vanillé. Plus connue dans les pâtisseries asiatiques elle peut sembler parfois ajouter une touche artificielle aux gâteaux qui se teintent presque de couleurs fluo. Pourtant son point de départ est une simple feuille. Au verso elle ressemble à une modeste feuille de poireau, sauf qu’elle a le bout normalement pointu et un pli plus marqué au centre de la feuille (Ici acheté en boutique chinoise on a seulement un tronçon de sa longue feuille) Au recto elle est d’un joli vert brillant.

feuille de pandan-recto
feuille de pandan-recto
feuille de pandan-verso
feuille de pandan-verso

 

 

 

 

 

 

 

Cette plante connue en Asie, en Océanie et en Afrique est riche en usages. Utilisée en vannerie pour le transport de la cueillette, du marché, pour ses vertus médicinales, ses feuilles constituent aussi parfois les toitures des faré ( les maisons traditionnelles) en Polynésie.

 

Dans la nourriture elle participe souvent aux recettes des gâteaux en leur donnant une jolie couleur verte intense, mais aussi peut être utilisée pour réaliser des papillotes qui permettront d’attendrir et parfumer la viande cuite à l’intérieur.

Attention, cette plante va devenir tendance! Ma belle sœur n’est pas connue, donc ses recettes n’ont pas dépassé notre cercle familial. Mais de grands chefs commencent à l’utiliser et à communiquer sur les vertus de ce trésor vert. Un article dans Grazia en octobre 2017 sur la médiatique chef britannique Nigella Lawson, un article dans Elle en novembre 2017 … et maintenant un petit mot dans mon blog!

Vous trouverez encore des recettes sur internet et surtout maintenant vous saurez le reconnaitre dans votre épicerie asiatique.

Soyez au courant des tendances ; le pandan a de l’avenir! Riche en vertus médicinales…et délicieux à déguster!

 

J’oubliais encore une chose; son doux parfum qui éloigne les moustiques! D’ailleurs voici un petit souvenir de notre voyage en Thaïlande et de l’accueil reçu à Khampaeng Phet. Nos hôtes avaient tressé ce joli bouquet qui a embaumé discrètement notre voiture , nous laissant la nostalgie de leur gentillesse et bienveillance pour le reste du voyage.

bouquet tressé de feuilles de pandan
Bouquet tressé feuilles de pandan

Merci pour votre confiance!

Cette fin d’année est une belle période pour moi.

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Merci pour votre confiance!

Après un engagement en formation à la recherche d’une évolution professionnelle je viens de réussir mon titre professionnel de technicien supérieur en support informatique. Beau cadeau d’un parcours de 9 mois reliant Pâques à Noël; quel symbole!

Dans ce petit post je voudrais rendre compte de combien, les soutiens que j’ai reçus, ont part dans cette réussite.

En effet, le premier qui a cru en mon projet c’est le responsable de l’ANFH, organisme de formation, a qui j’ai soumis ce projet. Enthousiaste, il m’a proposé son soutien, encouragé et conseillé. Son aide dans la constitution de mon dossier m’a permis le 17 février d’obtenir l’accord de financement.

Ensuite en formation, novice arrivée dans un groupe de 16 étudiants déjà un peu initiés, j’ai mis à l’épreuve la patience du formateur, qui ne s’est jamais lassé de répéter et reformuler. Plus sûr de ma réussite que moi même avant les épreuves finales, sa confiance m’était acquise.

Je rajouterai le jury de mon épreuve finale, mon prof d’aïkido et ….mon plus grand soutien ; mon mari!

 

Lors de ce parcours de formation, j’ai vécu avec amusement certains retournements de situation. Ainsi mes enfants, qui me demandaient mes notes, m’ont renvoyé un peu en miroir la période de leur accompagnement scolaire. Certaines réflexions, entre autre autour de la confiance, ont germées en moi et je vous les partage ci dessous.

Je soulignerai comme le regard de l’autre est important pour la construction de sa propre confiance en soi!

Ainsi après ce passage j’ai envie de dire aux pédagogues, aux parents … regardez vos enfants avec confiance est essentiel pour les soutenir et construire leur confiance en eux. C’est le plus grand service que l’on peut leur offrir.

Facile à dire; me direz vous! 2 travers me semblent border ce chemin;

  • ne pas tomber dans la crédulité; une espèce d’admiration ébahie et inconditionnelle du parent pour son enfant n’est probablement pas adaptée non plus.
  • le « je-m’en-foutisme »; vas-y fait ce que tu veux car je te fais confiance peut aussi être traduit de « je te laisse faire » à « je m’en désintéresse »

Oui le métier d’éducateur est subtil, et complexe. Un autre impératif, dans le regard posé sur l’autre, est la sincérité.

En conclusion parce que j’ai senti votre confiance sincère; merci à ceux qui m’ont accompagné dans ce parcours de reconversion!

 

 

 

 

Musée de la viscose, Echirolles et réflexions sur le monde du travail

                « Musée de la viscose. Échirolles »

Ce bâtiment ne paye pas de mine. Il faut le trouver au détour de petits chemins entre des friches industrielles. Crée sur le site de l’usine maintenant démolie, par d’anciens viscosiers, cette petite maison était une annexe, le foyer ou quelque chose de ce genre?

Voilà longtemps que je voulais y faire une visite, avec mes parents, qui ont vu se développer la mode de la viscose, cette fibre synthétique « naturelle » .

J’ai trouvé cette visite passionnante sur plusieurs points.

Tout d’abord j’ai découvert le procédé qui, a partir du bois, permettait d’obtenir ce fil souple et brillant. Issu d’une matière noble et naturelle comme le bois, c’est néanmoins avec force de traitements chimiques dangereux pour les ouvriers que se faisait cette transformation. Les conditions de travail étaient si éprouvantes, atmosphère étouffante, chaleur, odeur… qu’il était difficile de recruter. C’est donc en faisant appel à une forte immigration que l’entreprise pu recruter son personnel. C’est en effet pas moins de 90 % de population étrangère qui constitua les équipes d’ouvriers.

Plus de 40 nationalités différentes travaillaient ainsi ensemble. Déplacer toute cette population avait cependant demandé de construire les hébergements adaptés alentours. Ainsi une cité ouvrière avait été bâtie dans la proximité de l’usine. Mais ce melting pot, ce patchwork de tant d’horizons différents avait fini par former une véritable petite société. Ainsi, autour de ses équipes de sport collectifs, ou lors des rassemblements festifs cette population déplacée, sans racines sur place, venant de Hongrie, Pologne, Italie, Roumanie…  forme une nouvelle communauté.

Il est intéressant, lors de cette visite d’observer le travail réalisé dans le cadre de la gestion des ressources humaines. Je n’ai pas trouvé de mots savants concernant le management, rien qui ne fasse penser à une élaboration scientifique d’un mode de gouvernance… Pourtant il émane de cette visite le sentiment d’un accompagnement paternaliste de la population ouvrière, qui avait abouti à un véritable esprit d’entreprise. École, centre social, église, stade et encore colonies de vacances, bibliothèque, mutuelle,société d’entraide…

De l’attachement à l’entreprise, résulte d’ailleurs ce musée, né de la volonté d’anciens ouvriers. C’est un beau témoignage!

Aujourd’hui la gestion des ressources humaines est devenue une science. Elle fait l’objet de formations avancées. Les enquêtes et rapports sur la qualité de vie au travail sont élaborés et présentés en comité hygiène et sécurité, conseils d’administration… Le dialogue social est établi en instance, légiféré. Mais je ne sais pas si nous sommes à la hauteur des défis qu’ont relevé ces chefs d’entreprise du début du 20me siècle.

Les ouvriers témoignant dans les archives ou les visites ont souvent fait leur carrière à la viscose. Aujourd’hui il est vrai que ce type de lien avec l’entreprise est révolu. La société bouge vite, les techniques et l’économie sont en perpétuelle évolution. Ainsi la période est plutôt au flexible. On peut donc comprendre qu’il sera difficile de retrouver l’esprit de corps qui a pu animer ce genre d’entreprise.

La flexibilité voulue par le législateur dans les évolutions de la loi travail rendra probablement l’entreprise plus adaptable aux évolutions nécessaires? La souplesse d’adaptation de l’entreprise sera peut être plus favorable à sa survie économique.

En favorisant la formation tout au long de la vie, l’accès au chômage de façon élargie également par exemple aux autoentrepreneurs ou agriculteurs… on peut aussi espérer que le travailleur saura mieux s’adapter aux changements sociaux et économiques.

Actuellement, cependant, l’efficacité du modèle n’est pas encore bien vérifiée. Peut être que plutôt que de se sentir flexible, l’employé peut avoir le sentiment d’être jetable? Car à l’heure ou il y a beaucoup d’affichage sur la qualité de vie au travail, on observe cependant une recrudescence de symptômes alarmants; absentéisme, burn out, voire jusqu’au suicide..

Se pencher sur l’histoire est souvent une façon intéressante de faire avancer les réflexions.

Merci au musée de la Viscose!

https://www.echirolles.fr/culture-sports-loisirs/expos-et-musees/musee-de-la-viscose

Le potiron, marions le avec le combava! pour un petit air exotique…

Ma récolte de potirons
Ma récolte de potirons

Le potiron est de saison! D’autant plus avec Halloween ou vous serez nombreux à en creuser…

Alors, pour changer j’ai eu envie de le rendre un peu exotique. Dans la cuisine chinoise ce légume se cuisine aussi en dessert avec du lait de coco.

J’avais déjà lu des recettes de soupe courge coco et combava fruit. J’ai donc testé un petit arrangement personnel avec les feuilles de mon agrume.

Mais au fait connaissez vous le combava?

Chez moi, il forme un petit arbuste aux feuilles brillantes. De la famille des agrumes, son fruit a l’aspect d’un citron tout boursouflé. Ici je n’ai jamais réussi a avoir des fruits et d’ailleurs j’ai failli perdre mon combava a plusieurs reprises. Il n’aime pas avoir chaud l’hiver, mais il craint le gel. Il est sensible aux cochenilles. A ce jour, je crois avoir trouvé son équilibre et les places qui lui conviennent; plein soleil l’été, avec un bon arrosage et véranda non chauffée l’hiver avec arrosage frugal. Après donc quelques années difficiles, ou des gelées ou des infestations de parasites l’ont embêté; c’est maintenant un petit arbuste qui prospère sagement.

Le feuillage de mon combava!
Le feuillage de mon combava!

Il me donne le plaisir de cueillir ses feuilles pour agrémenter de leur saveur les currys par exemple. Il  se marie parfaitement avec le lait de coco et donne une saveur légèrement acidulée qui est bien équilibrée par la douceur du lait de coco et rehaussée par des épices comme le gingembre ou le piment.

Alors, peut être, je vous donnerai envie d’acheter un pied de combava, ou de fréquenter la boutique asiatique, avec une petite recette savoureuse.

Pour en savoir plus sur cette plante, je vous propose un lien vers un site que je trouve très intéressant et assez complet pour mieux connaitre les plantes de la cuisine asiatique;

Ingrédients : Feuilles de combava

Alors, pour se réchauffer après la soirée Halloween, essayez donc ceci;

  • Faire cuire un kilo de potiron coupé en cubes dans 30 cl d’eau
  • Rajouter trois rondelles de gingembre frais et une cuillère à café de gros sel.
  • et encore 4 feuilles de combava et une petite brique de lait de coco.
  • Laisser cuire 15 à 20minutes selon la variété du potimarron,
  • puis mixer pour réaliser un velouté appétissant!

Bon Appétit!

feuilles de combava
feuilles de combava

 

Confiserie chinoise à la cenelle! Ça y est, je sais qui tu es 😉

les bonbons de cenelle confite

Les enfants adoraient ce bonbon, que l’on mangeait pour nouvel an chinois. En effet, il n’y a pas de fête de nouvel an sans sucrerie, qui invite à une nouvelle année « sucrée ». Sa couleur rouge est une couleur porte bonheur et sa rondeur symbole de fertilité. Tous les ingrédients idéaux sont réunis pour associer cette friandise aux vœux d’une bonne année pleine de douceur.

De plus il est drôlement emballé dans un petit tube de papier comme les pièces de monnaie qui viennent de la banque. Il a la forme d’une hostie…et sa texture un peu cartonnée! Les enfants jouent à le poser sur la langue et à le laisser fondre.

Et bien, je me rends compte aujourd’hui, grâce à Christophe de Hody, que ce bonbon avait des saveurs d’enfance… Puisque la cenelle, fruit du cenellier, est un arbuste qui  s’affiche aussi sous un nom qui m’était connu ; c’est l’aubépine! Moi qui pensais que c’était un fruit exotique…C’est en fait une petite baie, que je grignotais après l’avoir cueillie sur les arbustes d’une haie en bord de Drome!

cenelle ou aubépine
Cenelle ou aubépine

Je vous laisse le lien vers la vidéo très intéressante de ce naturopathe et botaniste expert, qui vous parlera mieux que moi de petit fruit ami des oiseaux. Lorsqu’il parle du « cuir de fruit », sa recette me fait bien penser à mon bonbon… il faudra que j’essaie de le cuisiner?

Promenons nous dans les bois, c’est la saison des châtaignes…..A moins que la cynips n’ai déjà sévi?

Je prends à nouveau le train pour aller en stage et je redécouvre le plaisir de la rencontre imprévue.

Ce soir, c’est avec le producteur et vendeur du panier paysan qui attendait à la sortie de la gare, que j’ai connu la cynips!

 

chataignes en bogue
chataignes en bogue

Comme je m’extasiais devant ses belles châtaignes, il me confirmait qu’il était heureux de pouvoir en proposer à la vente. Ces deux dernières années, en effet, ce petit insecte venu de Chine avait infesté les châtaigniers et ils n’avaient pas eu de production. Après avoir d’abord touché l’Ardèche, cette petite mouche qui vient pondre à la base du bourgeon de la fleur, produit une gale. Cette maladie empêche ensuite la floraison et la production du fruit!

Bon, je ne m’étais pas rendue compte de ce désastre? Peut être n’a t-il pas touché notre Bois joli?

Heureusement le combat fut mené avec le torymus, une microguêpe également originaire d’Asie. Celle ci vient pondre dans la galle du cynips. Sa larve se nourrit de son hôte et sauve ainsi la floraison du châtaignier.

galle du chataignier
galle du châtaignier

Cette lutte biologique est une réussite, qui nous permettra de gouter encore quelques belles années, des marrons chauds… et du miel de châtaignier!

Lui aussi très menacé par le parasite.

Ceci dit, si vous allez dans les bois en ce moment, c’est la saison, des châtaignes et des champignons; alors soyez vigilants! Maintenant vous êtes avertis; donc si vous observez des galles du châtaignier, il faut le signaler en mairie.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023151702