La grenouille et … l’homme!

ou la fable de l’ARC réflexe

Malgré des signaux alarmants: pollution, effondrement de la biodiversité, réchauffement climatique… nous poursuivons notre course folle au progrès et à la croissance. Comment expliquer cela? La fable de la grenouille est parlante!

D’aussi loin que je me souvienne…Il me semble toujours, plus ou moins, avoir vécu avec une conscience écologique.En effet, c’est dans les années 70, alors que j’avais une dizaine d’années, que le premier choc pétrolier a envahi notre quotidien.

Dans les années 1970, le petit personnage du gaspi animait les premiers spots télévisé contre le gaspillage
Les gaspi de mon enfance!

La télévision, nouvelle venue dans la famille, nous serinait les slogans tels « chasse au gaspi ». « on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ». Ces spots répétitifs, je me souviens, avaient généré, pour moi, des débuts de doute dans la toute puissance de notre société et, couvert de quelques nuages d’inquiétude les perspectives d’avenir. Je me rappelle avoir pensé, « des enfants… pour leur offrir quel monde? ».

https://www.ina.fr/video/2681324001010

Et aujourd’hui?

Le temps a passé, j’ai l’impression aujourd’hui de me réveiller après une parenthèse de plus ou moins 25 ans. Nous avons élevé 3 enfants. Comment, de cette période d’incertitude de l’adolescence, nous sommes passés, jeune couple, à une abstraction complète du sujet, durant la période d’éducation de nos enfants.

Enfin, pas tout à fait quand même, car nous avons toujours essayé de leur inculquer le plaisir de la proximité avec la nature, le gout des choses simples et le plus grand respect pour notre environnement. Mais nous avons aussi trouvé très pratiques ces petits gouters à emballages individuels pour mettre dans les cartables, eu du plaisir à offrir à nos enfants ces ludiques compotes à sucer, et, bien sur, également les pailles des gouters d’anniversaires, les boites repas avec cadeaux des fast food….

On a essayé tout ce qu’aujourd’hui on juge néfaste pour notre environnement, voire notre santé.

C’est vrai que, dans le même temps, on installait des doubles vitrages à la maison et des pots catalytiques sur la voiture. On instaurait le tri des déchets et notre bac à compost.

Mais au fur et à mesure qu’un pas était fait dans le sens de la protection de l’environnement, notre consommation avançait exponentiellement dans l’autre sens. Il faut le reconnaitre la balance restait inégale et notre empreinte carbone n’a fait qu’augmenter. Mais les progrès technologiques nous donnait peut être l’illusion de garder une certaine maitrise?

Impossible de ne plus voir

Or, on le constate aujourd’hui avec horreur, l’enlèvement des ordures est bien organisé dans notre pays et nos méfaits restent loin de nos yeux. Cependant, c’est dans les océans, que les reportages nous amènent à voir les amoncellements des déchets de nos consommations, dans les décharges du Pakistan ou l’on désosse nos navires, en Afrique ou des enfants travaillent à récupérer les métaux précieux de nos téléphones jugés obsolètes

Aujourd'hui les déchets sont rapidement éloignés des lieux de consommation et de vie. Traités ( ou pas) même parfois dans des pays lointains, ceci nous permet de poursuivre sans nous questionner notre mode de vie consommateur
Loin de nos yeux, déchets que je ne saurais voir…pour mieux continuer à consommer!

Alors que s’affichent ces dégâts, que l’océan de plastique fait la une de magazine télé, je réalise les inquiétudes sur l’avenir de notre société thermo-industrielle ne sont pas une découverte récente.

En effet dès 1968, le club de Rome, émanation de l’OCDE ( organisation de coopération et de développement économique) composé d’hommes d’affaires et de scientifiques commande un rapport à des chercheurs de la célèbre université du Massachusetts, le MIT. Pressentant la crise naissante, ces hommes inspirés découvrent dans ce rapport confirmation de leurs inquiétudes. Connu sous le nom de rapport « Meadows », nom d’un des protagoniste du rapport, le titre de cette recherche s’intitule plus explicitement « Les limites à la croissance ».

Tous les scénarios évoqués dans ce rapport mettent en avant les dangers de la croissance démographique et économique pour la santé de la planète.

En 1972, j’avais onze ans. Je ne rappelle rien de tout cela. Meadows, Club de Rome, les limites à la croissance, ces actualités de mon adolescence sont en fait une découverte de ma ménopause!

de la science ou de la fable?…. de la grenouille et de l’arc réflexe

En poursuivant mes lectures, j’ai découvert une histoire que j’ai d’abord prise pour une loi de la science, et dont la conclusion illustrait ce qu’il m’a semblé vivre. Je la livre à votre réflexion ici.

Dans la deuxième moitié du 19me siècle les grenouilles ont été largement étudiées et soumises à diverses tortures aux fins d’étudier la transmission nerveuse.

Ainsi en 1897, Edward Scripture de l’institut John Hopkins aux Etats Unis concluait de son expérimentation qu’une grenouille déposée dans une eau froide que l’on monte doucement en température, subira sans s’échapper ce changement, jusqu’à mourir ébouillantée. A l’opposé si on la plonge dans une eau bouillante, elle aura bien un réflexe de fuite.

Comme la grenouille se laisse endormir doucement dans l'eau qui se réchauffe, l'homme dans son confort ne modifie pas ses habitudes malgré les risques d'effondrement
Tout le confort dans cette tasse qui, doucement, monte en température!

La conclusion de cette expérience fut depuis démentie, cependant l’histoire la garda sous forme de légende. Cette fable illustrant parfaitement des mécanismes psychologiques d’habituation, d’adaptation, qui sont observés chez… l’homme?!

Si Jean de la Fontaine a souvent utilisé les animaux pour parler des comportements humains, les scientifiques ont ils voulu, à leur façon, confirmer des observations courantes chez leur congénère, par des méthodes objectives? Cependant la méthodologie, remise en cause, l’histoire resta dans les mémoires, tant, peut être, elle est proche d’un certain ressenti?

En effet, je ne me sens pas loin des fois de cette grenouille,

qui évite au maximum de prendre sa voiture… sauf quand il pleut, bien sur…

qui ne prend jamais de verre jetable, sauf quand on est 50 ou que ma collègue m’invite à la machine à café…. Sauf?

C’est bien la question: sauf ou sauve? Sauve qui peut …d’ailleurs?

Nos amies les petites bêtes!

Mes étapes de découverte de la lactofermentation

ÉTAPE UN,
je lis « le charme discret de l’intestin »
et mesure l’importance du microbiote!

Travaillant en milieu hospitalier, je sais comment un certain nombre de thérapeutiques sauvent d’un problème infectieux et détruisent l’équilibre du tube digestif. En sélectionnant également des souches résistantes aux antibiotiques, ces traitements engendrent aujourd’hui de véritables problèmes de santé publique.

Ainsi le clostridium difficile est devenu un fléau dans les services de soin. Il nécessite la mise en place de protocoles d’isolement et des mesures d’hygiène lourdes pour les équipes de soin. Il engendre douleur, inconfort pour le patient, qui se sent atteint aussi, dans sa dignité, par ces symptômes gênants.

C’est également dans le cadre de mon travail que, lors d’échanges avec des collègues, je découvre le livre de Giulia Enders, « le charme discret de l’intestin ». Scientifique allemande, son ouvrage est un régal; à la fois concret mais aussi appuyé sur des bases scientifiques solides. Il explique sans tabou et de façon légère, un sujet de haute importance. En effet, il donne toute la mesure du rôle essentiel du monde minuscule qui œuvre à notre équilibre… et que bien souvent nous malmenons!

L'intestin, une véritable usine, ou travaille le microbiote
L’intestin, une véritable usine ou travaille le microbiote

A ce jour, les études scientifiques reconnaissent effectivement que l’équilibre de la flore intestinale, ou plutôt son déséquilibre, peut engendrer fatigue chronique, pathologies cutanées, inflammatoires, voire même état dépressif. Plaçant l’intestin au rang de deuxième cerveau le livre de Giulia Enders explique comment notre humeur et nos petits habitants microbiotes sont en étroite interaction

Naturellement ces découvertes engagent à réfléchir à comment prendre soin de ce qui vit en nous. Comment nourrir et entretenir ces petits partenaires probiotiques aux doux noms de Bifidobacterium infantis, Lactobacillus helveticus et Bifidobacterium longum… Comme je ne suis pas indifférente à ce que je mets dans mon assiette, c’est naturellement que je me suis intéressée aux bactéries et levures qui peuvent tout simplement être absorbées au cours du repas!

ÉTAPE DEUX;
je m’intéresse à la lactofermentation

La première rencontre avec la littérature sur ce sujet s’est faite lors d’une visite au centre Terre Vivante de Mens. Une bibliothèque de livre d’occasion en vente, dans laquelle je me promène.. au hasard, un ouvrage attire mon attention; « des aliments aux mille vertus, cuisiner les aliments fermentés ». Une couverture alléchante; choucroute, pain, yaourt, carottes râpées…je l’ai emportée dans mes bagages de vacances.

Contrairement à la cuisson, la lactofermentation conserve la couleur des aliments. Appétissant, non?
Contrairement à la cuisson, la lactofermentation conserve la couleur des aliments. Appétissant, non?

Cette lecture me fait prendre conscience de ce mode de conservation ancestral que réfrigérateur et congélateur nous ont fait oublier. En effet les saumures, salaisons qui reviennent sur le devant de la scène pour leurs vertus diététiques étaient depuis des millénaires utilisées pour la conservation notamment des légumes et produits laitiers.

La technologie a introduit de la praticité. On produit et stocke maintenant souvent sans transformation grâce aux appareils électroménagers… mais au prix d’une dépendance à l’électricité, quand même!

Dans ce changement de méthode nous avons cependant perdu certaines qualités des aliments. En effet la fermentation favorise la digestibilité comme pour le chou ou le lait. Ce processus chimique naturel permet même aux aliments de gagner en teneur en vitamine (B2, B3, B6, B8, B12, C…) mais également en acides aminés et antioxydants!

Que se passe t-il donc au cours de ce processus? Et bien le milieu salé et la chaleur ambiante vont permettre la croissance de bactéries naturellement présentes dans notre environnement, les lactobacilles.

Silencieusement vivant! Si on y regarde de près... un petit monde s'agite et se multiplie dans notre saumure.
Silencieusement vivant! Si on y regarde de près… un petit monde s’agite et se multiplie dans notre saumure.

Ces microorganismes vont se nourrir des sucres des aliments et ainsi commencer leur transformation, une prédigestion en quelque sorte… qui va faciliter notre travail ensuite! Lors de cette transformation chimique le lactose (sucre présent dans les produits laitiers) voit sa teneur nettement diminuer. Par exemple le comté, n’en contient pratiquement plus (bonne opération pour les intolérants au lactose!)

Lors de leur développement les bactéries vont produire différents acides enrichissant la teneur en vitamines de l’aliment. Ainsi la choucroute riche en vitamine C, emportée dans les bagages des premiers explorateurs a été un bon moyen de prévenir le scorbut qui décimaient autrefois ces voyageurs au long cours.

ÉTAPE TROIS;

De la poésie et de l’émotion en cuisine!

« le restaurant de l’amour retrouvé » d’OGAWA Ito

C’est un cadeau de Maud, ce livre. Ou il est question d’une jarre, seul objet oublié dans l’appartement du personnage principal, par le fiancé qui l’a délaissée. La saumure, qui maturait dedans, était plus à son aise dans le réduit du compteur de gaz, un recoin qui n’avait pas été fouillé! Cette jarre, objet de famille, qui passe de génération en génération, et dans laquelle infiniment on rajoute les aliments à conserver.

Comme par magie, ce qui est confié à la jarre se transforme et devient délicieux; les légumes s’y « réjouissent ». J’ai aimé la façon dont les aliments sont décrits comme des êtres d’émotion. Mais aussi comme le contenu du récipient portait aussi l’histoire familiale. Marquée par l’ensemencement bactérien de chaque cuisinier qui est intervenu, en ouvrant le couvercle l’auteur y retrouve même « l’odeur de sa grand mère »

les poteries de terre cuite, de beaux objets, utilitaires oubliés pour la conservation des saumures!
les poteries de terre cuite, de beaux objets, utilitaires oubliés pour la conservation des saumures!

ÉTAPE 4;

Mise en pratique

La science et la poésie devaient bien me conduire à la mise en pratique. C’est l’opportunité d’un atelier avec Jeremy de « fermenterroir » que j’ai mis les mains dans les lactobactéries. Quelle bonne idée, pour une première fois de pouvoir poser des questions, ajuster les dosages avec des conseils avisés…

Nous étions 6 dans l’arrière boutique du petit café à l’envers à Grenoble. Sympathique rencontre de gens intéressés, novices ou experts, dont un boulanger qui pratique déjà avec le levain, une méthode d’ensemencement.

Nos ingrédients pour le kimchi de blette
Nos ingrédients pour le kimchi de blette

Échange de cultures les mains dans le plat de blettes, on parle de la considération des aliments et de la façon de leur parler, qui peut les rendre meilleurs! Témoignages d’études scientifiques sur le sujet… deux heures plus tard, chacun repart avec son pot de kimchi de blettes.

Quelle bonne idée d’utiliser ce légume, abondant dans mon jardin et que je ne prépare qu’en sauce blanche ou à la tomate… voici une bonne façon d’en profiter, dans la saison ou il ne sera plus au jardin!

A l'issue de l'atelier; mon bocal de kimchi, avec les notes rouges des morceaux de piments et vertes des tiges d'oignon frais!
A l’issue de l’atelier; mon bocal de kimchi, avec les notes rouges des morceaux de piments et vertes des tiges d’oignon frais!

Seul problème, maintenant il faut attendre, au moins quelques jours, car il fait bien chaud en ce moment! Attendre, en regardant la vie palpiter dans mon bocal. Avec le joint de caoutchouc, il respire et « chante ». Des bulles remontent le long du verre.

Il est vrai qu’aussi vite stockée dans le congélateur, que mangée après le passage au micro-onde… nous ne mesurons plus le travail que nécessite la production de notre nourriture actuelle! Pour patienter… je vais peut être relire un petit article écrit il y a quelque temps: sur le temps et l’attente! http://vivelacinquantaine.fr/attendre/

Pour aller plus loin

– Guetter sur facebook un prochaine atelier de Jeremy https://www.facebook.com/FermenTerroir/

– Réaliser son kimchi de blettes,(n’est ce pas dom?) avec justes proportions… car ce site est vraiment une adresse à connaitre, plein bonnes idées

– Découvrir Giulia Enders sur Youtube, car elle est aussi une excellente conférencière https://www.youtube.com/watch?v=p9Slg_JJppY

Le jour ou les oiseaux ne réveilleront plus Lisa…

Avez vous entendu parler de la collapsologie?

Biodiversité… tu quittes aussi mon jardin!

Nous habitons un joli coin, entre campagne et ville. Ce petit nid que nous avons choisi en friche, puis chaque jour amélioré, est devenu une maison confortable en bordure de bois et de vergers.

Lorsque nous sommes arrivés au milieu des orties, nous nous sommes battus contre cette luxuriante et envahissante végétation. Nous l’avons domptée. Après ma rencontre avec la permaculture, je laisse un peu le sauvage revenir dans mon jardin. Les plantes se ressèment. Je laisse un bouquet d’ortie proliférer près du cabanon de jardin et les pissenlits sont mes amis, si bonnes sont leurs racines en tisane!

Espace préservé de mon jardin?
Fragile nature!

Nous avons cependant lutté aussi contre les oiseaux qui habitaient nombreux sous nos chenaux à notre arrivée. A tel point que leurs pépiements de printemps faisaient grogner nos enfants, réveillés le matin par l’ardeur de leurs chants. N’est ce pas Lisa?

Aujourd’hui dans ma démarche de réappropriation de la vie sauvage au jardin, j’invite à nouveau les oiseaux à s’approcher. Les tournesols de l’été m’ont donné des graines dont j’alimente la mangeoire. Cependant, c’est parfois le silence du matin qui, moi, me réveille. Ou plutôt ce silence attire mon attention par son aspect inquiétant. 2 moineaux et 2 mésanges viennent furtivement picorer dans notre mangeoire, mais je ne vois plus les rouge gorges ou les queues rousse.

De l’observation de la nature à la découverte littéraire de la collapsologie

Ce silence vient se confronter avec mes découvertes de lectures. La conférence à Voiron, puis la lecture de Julien Vidal m’accompagnent vers Pablo Servigne. Je découvre les mots qui se posent peu à peu sur l’évolution observée de notre monde: « collapsologie » entre dans mon vocabulaire. Je regarde d’abord les vidéos de la web série next, puis approche le café collaps Grenoblois à travers la conférence du philosophe Dominique Bourg. Là, je suis comme le malade qui attribuait à la fatigue le tremblement de sa main, et qui comprend, lorsque sa tumeur au cerveau est diagnostiquée, que les symptômes qui étaient sous ses yeux lui parlaient déjà de ce qu’il ne voulait pas voir.

A ce jour, ma conviction est acquise que notre mode de vie, basé sur la consommation de ressources dont la quantité est limitée, va se heurter aux limites de la finitude de nos richesses naturelles. Ces richesses, nous les épuisons et les recherchons dans leur moindre cachette, au plus profond des océans, dans les plus hautes latitudes, au en fracturant les veines de la roche. Cette traque, toujours plus couteuse, semble ne pas avoir de limites tant nos technologies deviennent de plus en plus performantes à aller plus profond, de plus en plus extrême…

la recherche des ressources est de plus en plus techniquement complexe et dangereuse pour le milieu naturel
Jusqu’où ira t-on dans notre recherche des énergies nécessaire au mode de vie actuel?

La fin du monde a toujours été plus ou moins envisagée. Les gaulois y pensaient en entendant gronder le tonnerre, mais les premières machines à vapeur ou plus près de nous les centrales nucléaires ont évoqué également ces peurs… Chacun se défend, avec ses armes, de cette angoissante prévision. Cela peut être par le déni ou la moquerie. Comment aujourd’hui, ne pas se dire que le discours alarmiste des climatologues n’est pas encore de la même veine. Enfin plutôt que de parler de fin du monde, c’est plutôt la fin d’un mode de vie, d’une civilisation du « toujours plus » auquel, il me semble, nos enfants seront confrontés.

Rechauffement et dérèglements climatiques sont aujourd'hui une évidence
La planète est en surchauffe!

Changer mes habitudes, est plutôt un chemin de reconquête plaisant et aisé pour moi

La disponibilité dont je dispose aujourd’hui m’a permis de prendre le temps de lire, réfléchir, participer à des conférences… Forte de convictions nouvelles, voilà déjà plusieurs années que doucement de nouvelles habitudes se mettent en place dans mon mode de vie.

Le départ des enfants, avec une logistique des courses et cuisine qui s’allège me donne aussi une liberté de choix dans les fournitures alimentaires.

Mon environnement encore est favorable au changement, un petit bout de jardin, une ville proche de campagnes et donc de producteurs locaux, mais également une tendance commerciale qui met à notre disposition de nouveaux concepts; magasin vrac, coopératives bio, et le magnifique marché de Voiron! Voilà de quoi faire des courses, se nourrir et même faire le ménage et prendre soin de soi avec des produits simples, et peu impactant pour la planète.

Changer nos pratiques de consommation.
D’autres modes de vie sont possibles!

Mais ma goutte d’eau ne tombe t-elle pas à coté du foyer d’un incendie qui se serait déplacé?

Ce qui me soucie , c’est cependant qu’aujourd’hui les combats sont surement ailleurs. Les empreintes carbone de nos habitudes de vie ne sont plus, tant dans la nourriture, que dans nos technologies. Voilà 15 ans déjà que nous sommes passés, dans la famille, d’un téléphone filaire à 5 téléphones portables, un PC, 2 tablettes, 2 ordinateurs portables.

Je découvre enfin à la lecture de Jeremy Pichon que nos banques qui gèrent notre argent, dans les choix de placement sont aussi responsables de soutenir des entreprises polluantes…

Je me demande donc si nous n’aurons pas de toute façon un train de retard dans la lutte contre les dégâts que nous infligeons à la planète.

Agir? oui mais à temps...
Un train de retard?

Enfin comment demander aux autres de me suivre dans ces changements?

S’il m’est aisé de comprendre et de modifier mon comportement, mes habitudes… il n’est pas aisé de convaincre autour de moi mes proches de me suivre dans cet engagement. J’ai aimé, être à la mode, faire du shopping, j’ai aimé manger du Nutella, des frites et des hamburgers avec les doigts chez MacDo et avoir du choix dans les rayons du supermarché. J’ai apprécié la joie de mes enfants découvrant le cadeau de la boite repas… Si aujourd’hui, je saisis en quoi ces choix de vie participent à des systèmes auxquels je n’adhère pas, de quel droit l’imposerais-je à d’autres?

Pire encore, comment blâmer les populations des pays émergents qui découvrent cette société de consommation avec ravissement. Le marketing est très fort et habille de couleurs toniques et d’images magiques les emballages des produits. Et la pollution subie par ces pays est également souvent en lien avec la production de biens, consommés chez nous! Interdire aux chinois l’accès à la voiture? à l’introduction dans leur alimentation de la cote de bœuf?

Notre société du toujours plus nous conduit à l'incendie.
Notre société du toujours plus nous conduit à l’incendie!

Croire que les crises sont un creuset du ressort humain

Je n’ai pas de réponses et beaucoup de questions. Cependant, ce qui me fait du bien, c’est de prendre la mesure de la prise de conscience des citoyens qui m’entourent.

Beaucoup de gens très engagés ont modifiés radicalement leurs modes de vie. Beaucoup d’initiatives solidaires, participatives naissent pour le partage de matériel, pour le compost collectif, pour le recyclage…

Mon espoir est là; toute crise génère la stimulation de comportements résilients. J’ai espoir que ces mouvements permettent de retrouver des comportements solidaires.

A mon sens, ceux qui en prévision des difficultés envisageables, se préparent à survivre, créent des bunkers, font des réserves de provision…se trompent! Je ne crois qu’en la renaissance de nouvelles solidarités et la recréation de liens humains à distance du virtuel. Remplacer le réseau social internet par la renaissance de liens d’homme à homme pour inventer et construire ensemble de nouvelles solutions respectueuses de l’avenir de la planète.

Pas de salut sans agir ensemble
Pas de salut sans agir ensemble

Pour en savoir plus sur la collapsologie:

Le portail de la collapsologie: http://www.collapsologie.fr/

Sur YouTube, la websérie Next: https://www.youtube.com/watch?v=ImGLPH3eIdE&feature=youtu.be

Nouvelle année, bonnes résolutions… L’occasion d’un petit défi écolo: mais lequel choisir?

« Engagement zéro déchet », « Rien de neuf en 2019″… ou « février sans supermarché »?

L’avenir est à ce jour devenu un si grand défi! Équilibre climatique, économique, politique, social: tout semble fragile et en voie de perdition…
Alors pourquoi ne pas se lancer de petits défis pour faire avancer un peu vers la victoire ce grand défi planétaire.

Là il y a le choix: la toile fourmille de défis: j’ai hésité testé « rien de neuf en 2019 » puis j’ai craqué… et basculé vers février sans supermarché! C’est moins long le mois de février que l’année 2019 😉

Rien de neuf en 2019, c’était pour moi d’abord éviter le gaspillage, valoriser ce dont je dispose déjà et non pas pour atteindre l’objectif de 100% occasion.
C’était faire un pas en arrière sur le gaspillage des ressources… J’apprécie dans le cadre de ce défi les échanges d’idées, d’astuces, de bonnes adresses ou d’applications nouvelles. Moins jeter, réparer, réutiliser, transformer. Cependant ma participation a ce défi m’a amené à quelques réflexions

Si n’acheter rien de neuf, pour moi c’est faire un choix
( qui finalement me prive peu!)
… pour beaucoup, ce n’est « pas le choix »

A l’heure ou les gilets jaunes manifestent contre la baisse du pouvoir d’achat, c’est peut être un peu snob de se lancer ce défi alors que mes placards sont pleins?
Moi, je peux probablement tenir jusqu’à la retraite sans acheter de chaussures et de vêtements, alors que d’autres sont à la limite du seuil de pauvreté près de chez nous ….
Mais pouvoir acheter?
Avoir le pouvoir d’acheter me semble assez limitant comme conception. Cela situe le citoyen d’aujourd’hui dans une fonction première de consommateur. Je préfèrerai militer tout simplement pour le pouvoir ( ou le droit) de vivre dignement?

Acheter, pour soutenir un certain mode de production?
… et si l’argument n’était pas devenu marketing

Consomm’acteur, consommation responsable… sont des nouveaux concepts qui pourraient nous réconcilier avec l’acte d’achat. D’autant plus qu’aujourd’hui, impossible d’ignorer les désastres sociaux et écologiques de la recherche de coûts de production toujours plus bas. Des évènements comme l’effondrement des toits de l’usine Rana Plaza au Bengladesh sont par exemple largement médiatisés.
Cependant on pourrait aussi penser à un nouveau subterfuge pour déculpabiliser l’achat. Ceci permettra d’activer encore notre participation à la croissance économique?

Je rumine, je rumine,

Les boutiques ou j’ai grandi!

Des rues ou l'on marche, et ou l'on se rencontre, des commerces ou on nous salue...
Des rues ou l’on marche, et ou l’on se rencontre, des commerces ou on nous salue…

Fille de commerçants, j’ai grandi dans l’arrière boutique de mes parents. J’ai aimé ces boutiques à taille humaine ou le patron a reçu son représentant et a choisi sa collection, en connaissant ses clients et leurs attentes. Les vendeuses étaient notre famille, vous imaginez, toute leur carrière derrière le même comptoir… Les nouvelles de notre petite ville s’échangeaient en essayant. Je traversais chez ma copine Jacqueline, la fille du boulanger, là bas cela sentait la farine et les gâteaux… quel délice.

Le marché de Crest
Le marché de Crest

Et puis en face la vitrine de Mr Géranton, le marchand de jouets, me faisait rêver. Je pouvais passer des heures à m’imaginer avec le magasin entier pour moi toute seule. En fermant la boutique à midi, on passait prendre le beefsteack de cheval une fois par semaine chez Mr Cornet ou le poisson chez Mme Aymard. Une boite de petits pois au petit casino de la rue de la République et le repas était fait… Sans oublier de déposer la bouteille de vin dans le casier métallique de consigne de l’épicerie.

J’adore aussi les petits commerces qui font la vie des centres ville, une environnement à taille humaine ou on se salue en se croisant. Je revois mes parents proposer au client d’emporter chez eux pour essayer au parent âgé plusieurs modèles et revenir après avoir fait le choix.

Alors mon défi sera… « Mieux »

Alors non, je ne voudrais pas que l’on arrête d’acheter neuf. Mais je voudrais que l’on trouve encore des chaussettes qui ne se trouent pas dès le premier jour, des t shirts dont les coutures ne soient pas toutes tordues dès le premier lavage!
Je voudrais que l’on trouve encore des cordonniers et des merceries, des ateliers de couture ou l’on apprenne à repriser, customiser et transformer, tout en échangeant, des terrasses de café et des lieux de convivialité.
Je rêve d’une ville ou l’on se croise et non pas des centres commerciaux anonymes…
Je crois encore en un commerce responsable et j’en connais quelques uns que j’aime beaucoup dans notre petite ville!

Merci à tous les commerçants engagés pour proposer des produits de qualité, qui se questionnent sur les circuits de fabrication, l’empreinte écologique de leurs marchandises et qui donnent vie à nos espaces urbains…
J’espère que mon défi ne fera pas fermer trop de boutiques quand même! De toute façon, je dois avouer que je ne suis pas fan du « rien », ni du « tout ou rien » d’ailleurs. J’aime la modération, et dans l’achat aussi.
Alors plutôt que rien, je vais choisir « mieux »: mieux choisir, faire des choix responsables et éthiques, ou « plus » comme plus de soins à ce que je possède déjà,
plus de raccommodage, et entretien,
plus de partage et d’échange!
Plus de vie, quoi …..



Pour du mieux: voilà les petits coins ou j'aime flâner, choisir, m'approvisionner ... à Voiron, ma petite ville à taille humaine!

Une épicerie aux idées gourmandes, j'aime l'épicerie "pour un mode de vie zéro déchet" Mont Vrac
https://www.facebook.com/montvrac/

Sinon, tout plein de producteurs: maraichers, bouchers, boulangers paysans, plans pour le jardin: au marché du samedi, ou du mercredi.
https://www.voiron.fr/voiron-pratique/habiter-a-voiron/marches/

Une épicerie qui a du sens:
http://epicerieamandine.fr/

Pour de jolies chaussettes et collants lily gambettes de créateurs français et encore des vêtements d'occasion, tous triés, vérifiés et choisis avec gout:
https://www.facebook.com/LeDressingVoiron/

Pour raccommoder, tricoter, coudre ou apprendre un magasin ou se partagent des passions:
http://bord-de-laize.fr/


Pour des petits cadeaux éthiques et ethniques:
https://www.facebook.com/artisansdumondevoiron38

Bienvenue chez moi! ;-)

Hommage à ma mère!

« Ma mère », ça ne sonne pas bien beau! « Maman »…ça fait un peu infantile… mais finalement, j’aime mieux la douceur de ce mot. Autrefois je t’ai, peut être, fait des colliers de perles ou récité des poésies.

Pour tes 80 ans, j’espère ne pas offenser ta modestie en t’offrant ce petit article dans mon blog.


Toi qui m’as donné la vie.

Car finalement dans la période que je vis, en chemin dans ma conversion zéro déchet, je me rends compte que tu es bien plus au top que moi sur ce plan là.

Soigner ses affaires, réparer plutôt que jeter, n’acheter qu’après avoir vérifié si j’en ai vraiment besoin, cela a toujours été dans tes pratiques.

C’est Julien Vidal qui m’a fait découvrir la méthode BISOU, mais c’est un plagia… il t’a piqué la licence.

Tu pratiquais cela bien avant lui! Tu me l’as toujours répété avant d’acheter me demander si j’en ai vraiment « B »esoin.

Prendre le temps de réfléchir avant d’acheter. Car l‘Immédiateté présente effectivement un grand risque d’achat inutile.

« S » ou semblable: est ce que je n’ai pas déjà quelque chose comme cela?

« O » pour se questionner sur les Origines du produit qui me tente: d’où vient il? et dans quelles conditions il est fabriqué.

Et en fin le « U » de Utile, maman, une question que tu ne manquais pas, non plus, de te poser avant d’acheter.

chariot de course
De quoi ai-je besoin?

La méthode BISOU n’a cependant pas empêché un achat: c’est toi qui, un jour, a acheté le premier livre de Pierre Rabhi qui est entré dans notre maison.

Il s’agissait de la « Sobriété heureuse ». Tu ne l’avais pas lu avant, mais tu l’as offert à ton petit fils, car tu avais peur qu’il boive trop en soirée!!

Ton cadeau, c’est moi qui l’ai lu finalement. Il collait tellement bien à ce que vous avez toujours vécu et prôné. C’est amusant de se rappeler comment ce livre est arrivé chez nous.

Mais ce que je retiens c’est que tu as été d’une génération, enfant de la précarité, pas de chomage ou de sécurité sociale lorsque mon grand père a été accidenté. La guerre, aussi avec les restrictions et les coupons alimentaires, a ancré la frugalité dans tes racines.

La sobriété, également, t’a été naturellement  transmise par tes parents issus du laborieux monde paysan.

Dans ma démarche de retour vers une consommation responsable, moi enfant adolescente du monde de la surconsommation et de l’opulence, je reviens vers toi. Je me surprend à partager tes passions de la bouture, du recyclage des restes alimentaires, du raccommodage et de la reprise, etc…

Ton sport préféré, maman

Enfin, je me suis toujours moquée de ton chiffon de laine. Mais maman, en fait, je commence à faire comme toi! Plus je vieillis, et plus je reprends de tes « manies ».

 Oui le chiffon de laine, c’est top! ça ne fait pas de bruit, ça n’arrache pas les prises quand on va trop loin et que le fil n’est pas assez long… ça n’arrache pas non plus le bras quand il faut le descendre dans l’escalier! et c’est super efficace! Surtout si, comme dans mon cas, on attend qu’il y ait quelque chose à ramasser avec le chiffon;-)

Mon chiffon de laine
Mon chiffon de laine…. ça valait la peine!

Alors maintenant que j’accepte de mieux en mieux, la comparaison qui me faisait grincer des dents autrefois, si quelqu’un ose encore me dire « tu ressembles à ta mère »… je saurais quoi lui répondre!

« Merci du compliment! »

Maman voici pour terminer quelques lectures que tu aimerais

BISOUS! 😉

https://www.cacommenceparmoi.org/auteur

https://terre-agir.com/methode-bisou-eviter-achats-compulsifs/

Pourquoi j’aime avoir des tournesols au jardin?

Fleur de tournesol
Un soleil lumineux dans le jardin et le plaisir des butineurs.

Mon premier tournesol,

un souvenir de Fiona.

L’histoire de mon premier tournesol est celui d’économie collaborative. Quel rapport … me direz vous? Et bien,cela commence par une histoire de troc! En effet j’avais, au printemps, fait un peu de ménage dans mon jardin.  Des stolons de fraisiers s’étaient multipliés et envahissaient les buttes que je réservaient aux légumes. J’ai donc fait des propositions sur le site Mytroc et mes plants de fraisiers ont fait plaisir tout près de chez moi à Fiona. Je suis allée chez Fiona avec mes plants de fraisiers et je suis revenue avec 2 petits pieds de tournesol. A ce moment là j’ignorai que ces fragiles pousses deviendraient d’immenses soleils illuminant le jardin. Plantés au centre, ils sont devenus plus hauts que moi et ont ravis tout au long de l’été les bourdons et autres butineurs…

(voir mon post sur mon butineur préféré; le bourdon!) http://vivelacinquantaine.fr/avoir-le-bourdon-dans-son-jardin-quelle-chance/

 

L’essayer c’est l’adopter!

A l’automne j’ai arraché ce qui était devenu des troncs et mis les grosses têtes de soleil sèches au compost.

Au printemps suivant quatre jeunes plants ont spontanément levé aux premières chaleurs. Je les ai positionné de façon à ce qu’ils procurent de l’ombrage aux plantations que je mettrai dessous.

Le tournesol est plante amie du concombre. La tige du tournesol peut être un bon tuteur… que j’ai du renforcer quand même avec les épisodes de vents violents que nous avons eu.

Récolter ses graines

une partie de ma récolte de fleurs de tournesol
C’est parti pour la récolte!

Cette année multipliée par deux ma production de fleurs était belle et j’ai envisagé de ne pas laisser perdre les graines. Coupées en septembre et séchées, j’ai ensuite frotté chaque cœur de fleur l’un contre l’autre pour extraire les fruits. Ils alimenteront la mangeoire que je vais installer devant notre fenêtre. J’espère bien ainsi avoir un peu plus de visiteurs ailés et participer ainsi à la préservation de la biodiversité.

graines de tournesol sur la fleur
Bien rangées les graines de tournesol: esthétique symétrie!

Je suis cependant inquiète, car voilà bien longtemps que je ne vois plus de rouge gorge ou de mésange. Seuls des petits moineaux viennent encore picorer les miettes que nous mettons devant la fenêtre? Ce constat corrobore peut être, hélas, les chiffres alarmants de disparition des espèces. En tout cas la raréfaction de la diversité des oiseaux de mon voisinage est certaine pour moi.

Vous avez dit héliotropisme?

Au fait …de quel coté regarde le tournesol? Non sa tête ne tourne pas d’est en ouest lors de la journée… mais je confirme pour les avoir bien observés,  que les tournesols tournent la tête coté soleil levant, soit « est- sud-est ». Ceci parce qu’une hormone de croissance cellulaire, l’auxine, présente dans la tige à la base de la fleur, fait que le coté non exposé au soleil grandit plus vite et pousse donc la tête du tournesol vers le soleil!

Fin d’une croyance! Mais cependant dans mes recherches j’ai trouvé encore une plus belle histoire sur le tournesol et ses qualités…

Un médicament pour le sol

J’ai appris en effet que le tournesol a des propriétés dites de phytoremédiation. C’est à dire qu’il est capable de capter des métaux lourds et autres polluants notamment radioactifs dans le sol. Planté à Tchernobyl avec de bons résultats, il est maintenant utilisé à Fukushima… avec le cannabis (qui a les mêmes propriétés vis à vis du sol! ). Il peut aussi absorber des métaux lourds comme le plomb et est utilisé à Chicago par exemple pour décontaminer des sols d’anciens quartiers urbains.

Pour en savoir plus voici un lien qui présente les initiatives en cours à Fukushima.

https://www.journaldesfemmes.fr/jardin/fleur/1095587-les-tournesols-symbole-de-la-renaissance-de-fukushima/

 

 

 

 

 

La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre!

La marche pour le climat: c’était aujourd’hui.

La nature renaissante.
La nature renaissante.

Il se trouve que je terminais hier le livre « semeur d’espoir » de Olivier le Naire, un livre d’entretiens avec Pierre Rabhi. Dans les annexes, j’ai découvert le discours du chef indien Seattle.

Cette lecture a été comme une prière, pour moi. L’évocation de la terre, du ciel, des arbres, de l’air et des rivières, y est poétiquement faite. Le chef y souligne la symbiose, l’interconnexion de tous les éléments du vivant. Les animaux,  sont appelés « nos frères » et l’idée de leur extinction amène directement à envisager la fin de l’espèce humaine, tant les destins des uns et des autres sont conceptualisés comme liés.

Ce discours prononcé en 1854 a été retranscrit 32 ans plus tard. Il est donc soumis à controverse quant à la fidélité aux propos originaux. Le temps et la mémoire, on le sait, sont infidèles et par ailleurs ce texte a subi plusieurs traductions avant d’arriver à nos oreilles.

(Ceci fait venir dans mon esprit  deux parenthèses… :

Les évangiles ont aussi été écrits quelques dizaines d’années après le décès de Jésus.

Cette traduction arrangée est elle déjà une fake news?)

Mais par ailleurs, en ce jour de la marche pour le climat, je ne voudrais retenir que la beauté de cette évocation de la nature, envisagée comme sacrée, et de la relation de l’homme et de sa terre.

Le pressentiment d’un devenir sombre pour notre planète fait malheureusement tristement écho à l’actualité.

Le slogan des marcheurs de ce jour était « il est encore temps »

C’est tout ce que je souhaite. A ma petite mesure, je fais ma part.

C’est ma goutte verte… en référence à la goutte d’eau du colibri face à l’incendie de sa forêt… si souvent cité par Pierre Rabhi.

Faites vous votre idée: voici un lien vers une lecture de ce texte.

https://www.youtube.com/watch?v=xW4ze78gi_k

 

La puissance de l'arbre
La puissance de l’arbre

mon premier tawashi

Prenons soin de notre planète verte
Prenons soin de notre planète verte

Motivée, engagée, dans la réduction des déchets!

J’ai commencé avec le compost, le lombricompost, les lingettes démaquillantes lavables, la curette à oreille qui remplace les cotons tiges…

Je roule en vélo au maximum, et le stop pub est collé sur ma boite à lettre!

Je fais mon jardin, mes cueillettes de plantes, séchages, tisanes, macérats..

Ces espaces de créativité sont un véritable plaisir. La machine à coudre se dépoussière. Mes ateliers séchages me font penser à l’époque ou, enfant, on fabrique des filtres de sorcières…

Il m’est aussi agréable de penser que je participe positivement, à ma petite mesure, à la préservation de mon environnement. Servir à quelque chose et supporter une grande œuvre, à travers ces tous petits gestes, a un coté valorisant!

Dans cette lancée, j’ai fait dernièrement une nouvelle découverte:

le tawashi.

Je suis fière de vous faire part de ma découverte, mais déçue d’être si en retard sur la blogosphère! Suite à mes recherches en effet ce n’est pas moins de 22 pages que l’on trouve sur cette petite éponge en matériaux recyclés. Alors, je vais me faire discrète et vous proposer juste mon astuce de non bricoleuse.

Traditionnellement cette éponge japonaise est crochetée ou tricotée. Elle a été réinventée sur de petits métiers à tisser en utilisant des morceaux de tissus tubulaires recyclés provenant par exemple de chaussettes, collants, leggings ou manches de t shirts.

Lors de mes recherches j’ai donc découvert l’histoire de cet objet, qui a glissé de l’artisanat traditionnel japonais à l’objet upcycling tendance. Son histoire a été initiée par Camille Binet Dezert.  Avec sa famille, Camille s’était lancée, il y a déjà 4 ans, le défi de vivre une année de consommation responsable.

Son expérience a donné lieu a l’écriture d’un livre et d’ouvrage de créations manuelles plein de ressources.

Vous trouverez ci dessous le lien vers le tuto qui présente la fabrication du tawashi.

http://fabriquéenutopie.fr/2015/01/figure-toi-que-tu-vas-te-mettre-a-faire-la-vaisselle-avec-tes-vieux-habits-et-des-coquilles-doeufs-si-si/

De mon coté, bricolo un peu mais pas trop, j’avais très envie aussi de faire mon tawashi mais l’idée de trouver une planche, un marteau, des clous… de mesurer les espaces entre les clous… me repoussait.

Trop tentée, quand même, par l’expérience… j’ai trouvé des astuces à la portée de tout le monde, que je vous partage ci après.

Vous n’aurez plus d’excuse pour acheter des gratounettes en synthétique ;-(

Le principe étant de tresser des anneaux de tissus, voici deux essais que j’ai réalisés et réussis avec succès. Le premier test avec un carton, dans lequel j’ai planté des baguettes chinoises, est fonctionnel mais l’encombrement de l’objet pas très confortable. Le deuxième test avec un dessous de plat en liège, dans lequel j’ai introduit des vis inox, qui restaient après l’aménagement de la terrasse de jardin, fut une réussite. Après cet essai je pense que des plaques de polystyrène, que l’on trouve comme cales dans certains emballages, pourraient également faire l’affaire.

Donc si vous ne voulez pas faire comme Eddy, que cela ne dérange pas de mettre une chaussette blanche et une noire…. faites des tawashis, au lieu de jeter vos chaussettes solitaires!

chaussettes dépareillées
on peut choisir l’élégance des chaussettes dépareillées

chaussettes solitaires
N’auriez vous pas aussi au fond du panier de repassage, de tristes chaussettes solitaires?

métier à tisser les tawashi
premier test: baguettes chinoises sur le fond d’un carton. Ultra simple, mais un peu encombrant.

métier à tisser les tawashi
deuxième test: ce dessous de plat en liège est décidément un très bon support

métier à tisser les tawashi
5 clous alignés chacun pour former un carré

métier à tisser les tawashi
Le tissage des anneaux coupés dans les chaussettes est fait!

tawashi
Plutôt sympa mon premier tawashi! On dirait presque qu’il a deux yeux!